Étape 4 sur 9

Maison des Tanneurs et Petite France

Maison des Tanneurs et Petite France

Cet arrêt expliquera comment l’architecture artisanale et un hôpital disparu ont connu des changements d’usage sous des formes différentes.

15 min
La maison à colombages de la Maison des Tanneurs au bord du canal, dans la Petite France.
Alexandre Prevot from Nancy, France · CC BY-SA 2.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
123456789

0 sur 9 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La façade à colombages de la Maison des Tanneurs
  • La galerie de séchage vitrée
  • Les hautes ouvertures des greniers
  • Le canal devant la maison

L’histoire du lieu

Taille du texte

La Maison des Tanneurs se trouve au-dessus du canal : deux constructions à colombages y furent réunies à un corps de bâtiment à deux niveaux de galeries, et des ouvertures de greniers aérés furent laissées plus haut. Les tanneurs lavaient les peaux dans l’eau de la rivière, puis les tannaient et les suspendaient pour les faire sécher. Les écoulements sales et l’odeur persistante repoussèrent ce métier vers la lisière du vieux Strasbourg. Les arches vitrées du bas conservent encore le volume de l’ancienne galerie de séchage.

En mille neuf cent quarante-neuf, huit viticulteurs alsaciens — quatre de Haute-Alsace et quatre de Basse-Alsace — achetèrent ensemble cette maison pour y installer un restaurant. Le bâtiment nécessita deux ans de travaux. Les vastes galeries étaient particulièrement étranges pour ce nouvel usage : les anciens propriétaires les avaient délibérément laissées ouvertes.

Maison des Tanneurs signifie « maison des tanneurs ». Ces hommes vivaient de la vente du cuir tanné, et le canal faisait partie de leur atelier. Les peaux étaient soigneusement lavées dans l’eau de la rivière afin qu’elles absorbent les substances tannantes et deviennent souples. Après le traitement, elles étaient suspendues dans les galeries ouvertes et les greniers aérés. L’eau attira les tanneurs vers la lisière occidentale du vieux Strasbourg ; c’est aussi là que l’on reléguait les métiers liés aux écoulements sales et aux odeurs persistantes.

La maison se constitua progressivement. Son noyau le plus ancien est formé de deux constructions à colombages réunies ; l’année mille cinq cent soixante-douze est gravée sur le cadre d’une fenêtre de l’une d’elles. Plus tard, les tanneurs ajoutèrent, du côté de la rivière, une aile transversale comportant deux niveaux de galeries et obtinrent beaucoup plus d’espace pour le séchage. C’est précisément cette extension de production qui créa la façade aujourd’hui la plus souvent photographiée.

Les viticulteurs fermèrent par des fenêtres les arches de la galerie inférieure et y placèrent des tables de restaurant, là où les peaux étaient autrefois suspendues. Sept ans plus tard, ils vendirent l’établissement aux Baehe. Leur fille, Gabrielle Lenhardt, puis son fils François Lenhardt prirent ensuite le restaurant en charge. Derrière les fenêtres actuelles donnant sur le canal, le volume ancien de la galerie de séchage est conservé et, au-dessus, se trouvent de hauts greniers aérés.

Le nom de Petite France apparut grâce à une autre maison du même quartier. À la fin du quinzième siècle, la syphilis se répandit en Europe ; à Strasbourg, on l’appelait la « maladie française ». Durant l’hiver mille cinq cent trois, le magistrat municipal ouvrit pour les malades un hôpital distinct, le Blatterhaus, c’est-à-dire une maison pour les personnes atteintes d’ulcères. Il se trouvait d’abord dans le Finkwiller voisin.

En mille six cent quatre-vingt-six, les administrateurs municipaux transférèrent l’hôpital sur la Grande Île, dans une maison près des Ponts Couverts, sur l’actuelle rue des Moulins. Les habitants commencèrent à l’appeler « Zum kleinen Französel », « chez le petit Français ». Il s’agissait de la maladie que l’on considérait comme française. Le surnom désignait d’abord la maison de l’hôpital ; en mille sept cent quatre-vingt-quinze, le nom français « Petite France » fut déjà attribué au bâtiment lui-même, puis étendu aux rues et aux canaux environnants.

L’hôpital cessa de fonctionner en mille sept cent quatre-vingt-neuf, et sa maison fut démolie en mille huit cent quatre-vingt-quinze. Il n’en resta que le nom du quartier. Au bord du canal se tient la maison d’un autre groupe d’habitants, les tanneurs ; derrière le vitrage de leur ancienne galerie de séchage, on dresse désormais des tables de restaurant.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPonts Couverts et barrage Vauban
Entréede l’extérieur

Visite extérieure du quartier et des quais sans horaires ; les établissements à l’intérieur des maisons suivent leurs propres horaires.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

L’intérieur de la maison n’est pas nécessaire pour cet arrêt. Dans les passages étroits, ne gênez pas la circulation et éloignez-vous du point de vue principal pour observer les étages supérieurs.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez le pont tournant et suivez l’eau jusqu’aux tours défensives.

Étape 4 sur 9Ensuite : Ponts Couverts et barrage Vauban

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Strasbourg entre France et Allemagne : Grande Île et Neustadt » — 9 étapes, 4,6 km, 3 h 10 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade