Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Arche de l’entrée principale
- Panneau de céramique
- Lion couronné avec une croix
- Signatures de Gestoso et de la fabrique Mensaque
L’histoire du lieu
Par la large arche au lion couronné entre aujourd’hui le flot des visiteurs de l’Alcazar de Séville, et au Moyen Âge c’est ici que s’achevait le parcours cérémoniel des monarques, de la Cathédrale de Séville au palais royal. Les anciens documents appelaient ce passage la Montería ; peut-être que les chasseurs se rassemblaient derrière lui avant le départ, bien qu’il ne soit plus possible d’établir avec précision l’origine de ce nom. Puis, l’entrée du côté du Patio de Banderas devint la principale, et cette arche passa au second plan pendant deux siècles. Le lion portant une croix au-dessus de l’entrée fixa le nom actuel de la porte et en fit de nouveau le seuil cérémoniel du palais.
En mille huit cent soixante-seize, le peintre de cour Joaquín Domínguez Bécquer monta jusqu’à l’image au-dessus de cette entrée. Un lion couronné portant une croix était peint sur le crépi. La peinture s’écaillait, et Bécquer, qui dirigeait les travaux de peinture de l’Alcazar de Séville, la refit. Déjà à cette époque, personne ne pouvait dire avec certitude d’où venait le dessin. On sait seulement que le voyageur Richard Ford avait dessiné le lion ici dès mille huit cent trente-deux.
La réparation de Bécquer dura moins de deux décennies. Le soleil et les pluies abîmèrent de nouveau l’image au-dessus de l’arche ouverte. José Gestoso, conseiller historique de l’Alcazar de Séville, proposa de la transférer sur de la céramique cuite. Le dessin fut confié à Manuel Tortosa, artiste de la fabrique trianaise Mensaque. Pour Tortosa, peindre les carreaux était un métier et une source de revenus ; Gestoso déterminait quelle image historique devait être conservée.
C’est ainsi qu’apparut le lion actuel : une couronne sur la tête, une croix dans la patte droite, une bannière renversée sous la patte gauche. Sur le ruban qui lui traverse la poitrine est inscrit « Ad utrumque » — « à l’un comme à l’autre », abréviation de la formule « prêt à l’un comme à l’autre ». Ce signe devait accueillir celui qui entrait en gardien du palais royal. En bas du panneau figurent Gestoso, la fabrique Mensaque et l’année mille huit cent quatre-vingt-quatorze. Le nom de Tortosa, qui a transféré le dessin sur les carreaux, n’apparaît pas dans l’inscription.
Jusqu’au dix-neuvième siècle, les documents appelaient ce passage la Porte de la Montería, c’est-à-dire la porte de la chasse. Les chasseurs royaux se rassemblaient derrière elle avant le départ, bien que les historiens avertissent qu’il est désormais impossible de prouver l’origine exacte de l’ancien nom. Au dix-neuvième siècle, les écrivains et les auteurs de guides parlèrent de plus en plus souvent de la Porte du Lion. Le panneau de céramique fixa ce nom, mais apparut après lui.
Au Moyen Âge, on entrait dans l’Alcazar de Séville chrétien par cette arche ; c’est ici que s’achevait le chemin solennel des monarques, de la Cathédrale de Séville au palais. Puis, pendant deux siècles, une autre entrée, du côté de l’actuel Patio de Banderas, devint la principale. Désormais, les visiteurs passent de nouveau par la Porte du Lion.
La céramique cuite eut elle aussi besoin d’être sauvée. En deux mille sept, José María Cabezas, conservateur de l’Alcazar de Séville, remarqua lors d’une tournée ordinaire que les carreaux se détachaient du mur. Les restaurateurs fixèrent, l’un après l’autre, plus de trois cents éléments. Au-dessus de l’entrée principale est restée l’œuvre de fabrique de Manuel Tortosa, et en bas on peut toujours lire le nom de l’homme qui l’a dirigée.
Sur place
Le point extérieur près de l’entrée est librement accessible. L’entrée à l’intérieur de l’Alcazar de Séville suit séparément un horaire saisonnier : 01.04—30.09 généralement 09:30—19:00, 01.10—31.03 généralement 09:30—17:00 ; billetterie au Patio de Banderas, paiement par carte. Vérifié le 2026-06-29.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La porte se distingue bien de l’extérieur ; ne vous mêlez pas à la file d’entrée si vous ne prévoyez pas de visiter l’Alcazar de Séville avec un billet séparé.
