Étape 5 sur 8

place de l’Altozano

Plaza del Altozano

La place expliquera pourquoi le passage faisait de ce coin de Triana à la fois un nœud militaire et urbain.

15 min
Altozano Triana Séville 2
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La place devant le pont
  • Le débouché de la rue San Jacinto
  • L’accès surélevé au passage

L’histoire du lieu

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Le nom Altozano est lié à une petite élévation près du fleuve ; les documents municipaux l’attestent dès mille cinq cent trente-trois. L’accès surélevé au passage rassemble ici les rues San Jacinto, Pureza, San Jorge et Betis. La place devant le pont sert de débouché de Triana vers le Guadalquivir et de chemin en sens inverse, vers les rues intérieures du quartier. Les piétons la traversent encore aujourd’hui en allant vers le passage.

Le vingt-sept août mille huit cent douze, des soldats français retiraient des planches du pont devant cette place. Le pont Isabelle-II actuel, en fonte, n’existait pas encore : le Guadalquivir était franchi par un tablier posé sur des bateaux attachés les uns aux autres. Son extrémité occidentale aboutissait à la place de l’Altozano. Si le tablier avait été démonté à temps, les assaillants seraient restés à Triana et la garnison française aurait pu quitter Séville sans être poursuivie.

Les Français occupaient la ville depuis deux ans et demi. Les principales forces du maréchal Nicolas Soult se retiraient alors d’Andalousie, tandis que l’arrière-garde se retranchait devant le passage : infanterie, artillerie, fossé et barricade. Le général espagnol Juan de la Cruz Mourgeon et le colonel britannique John Skerrett voulaient prendre le pont avant qu’il ne soit détruit. Les Français repoussèrent deux assauts ; les attaquants subirent de lourdes pertes.

Avant la troisième attaque, Juan Downie, commandant de la Légion loyale d’Estrémadure, s’avança à cheval. Cet Écossais avait commencé comme commerçant à la Trinité, avait perdu tout son argent lors de la faillite d’une banque et avait fait de la guerre sa nouvelle profession. Sa propre légion devait lui apporter grade et statut. Après deux attaques infructueuses, l’Altozano donnait à Downie l’occasion de prouver qu’il était capable de commander au combat.

Il tenait à la main une lame que la famille des marquis de la Conquista considérait comme l’épée de son ancêtre Francisco Pizarro. Downie avait déjà été blessé deux fois, mais il mena de nouveau ses hommes vers la barricade. Presque seul, il dirigea son cheval à travers l’ouverture laissée par les planches retirées. La mitraille française lui blessa l’œil et l’oreille droits ; derrière le barrage, il fut désarçonné et capturé. Avant d’être fait prisonnier, Downie eut le temps de lancer l’épée par-dessus la barricade à ses soldats, afin que la lame de Pizarro ne tombe pas aux mains de l’ennemi comme trophée.

Le seul assaut ne suffit pas à s’emparer du passage. L’infanterie légère grimpa sur les poutres restantes, les artilleurs tiraient depuis le quai de Triana, et les habitants apportèrent des planches pour rétablir le passage. Les unités alliées entrèrent à Séville par le pont reconstruit. La garnison française se retira de la ville, laissant derrière elle des prisonniers, des canons et des convois.

Downie fut emmené avec les troupes en retraite. Il était si grièvement blessé qu’il fut bientôt relâché à quelques lieues de Séville ; il dut se faire soigner en Grande-Bretagne pendant presque un an. En revanche, l’attaque lui apporta le statut pour lequel il avait risqué sa vie : des décorations, le grade de général et, après la guerre, le poste de conservateur de l’Alcazar de Séville. L’épée resta elle aussi avec ses hommes.

L’ancien pont, la barricade et les planches arrachées n’existent plus ici. Le pont Isabelle-II commence presque au même endroit que le pont de bateaux. À son extrémité convergent toujours les rues San Jacinto, Pureza, San Jorge et Betis. Le mot « altozano » signifie une petite élévation : ce nom apparaît dans les documents dès mille cinq cent trente-trois et désignait l’accès surélevé au passage. Les piétons traversent la place pour la même raison que les soldats de Downie s’y sont retrouvés : pour atteindre ce qui était alors le seul chemin à travers le fleuve.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantMarché de Triana
Entréede l’extérieur

Place publique ouverte ; les cafés, le marché et les boutiques ont chacun leurs propres horaires.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Cherchez le point de vue à travers le monument à Juan Belmonte, sans vous engager sur la chaussée ; la place peut être animée, alors écartez-vous des passages.

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Où aller ensuite ?

Ne vous enfoncez pas dans le quartier : le prochain arrêt se trouve du côté nord de la place.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Guadalquivir : de l’Arenal à Triana » — 8 étapes, 3 km, 150 min.

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