Étape 2 sur 8

Le pont Gwangtonggyo

광통교

La maçonnerie sculptée relie ce passage urbain à la lutte pour le trône de Joseon.

10 min
Le pont de pierre Gwangtonggyo au-dessus du ruisseau Cheonggyecheon
Kang Byeong Kee · CC BY 3.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Dalles de pierre sculptées
  • Figure de gardien retournée
  • Culées de pierre

L’histoire du lieu

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Le Gwangtonggyo franchit le Cheonggyecheon par un court passage de pierre aux lourdes culées près de l’eau. Son nom a conservé celui du quartier de Gwangtongbang, et la route qui passait sur le pont reliait le quartier des palais, le Jongno commerçant et la porte sud de la capitale. Il y avait autrefois ici un passage en terre, déjà emporté par le ruisseau. Lors de la restauration du Cheonggyecheon, le pont fut assemblé à cent cinquante-cinq mètres en amont de son ancien emplacement, avec les vieux blocs replacés dans les culées.

Dans les culées du Gwangtonggyo, on distingue des dalles ornées de nuages, de motifs végétaux et de figures de gardiens. Certaines images sont retournées. Ces pierres avaient été sculptées pour une tombe royale et ne sont arrivées dans le pont qu’après la lutte pour la succession au trône de Joseon, tout juste établi.

La reine Sindeok était la seconde épouse du fondateur de la dynastie, le roi Taejo, et elle s’efforçait d’assurer le trône à ses enfants. En mille trois cent quatre-vingt-douze, Taejo nomma leur fils cadet, Yi Bang-seok, héritier. Les fils adultes du roi, nés de sa première épouse, furent écartés. Parmi eux se trouvait Yi Bang-won, un prince qui avait aidé son père à s’emparer du trône et comptait recevoir sa part dans le nouvel État.

Bang-won disposait de sa propre troupe armée. Le principal conseiller du roi, Jeong Do-jeon, cherchait à faire dissoudre les troupes princières : après cela, le prince écarté de la succession n’aurait plus eu de force capable de défendre ses prétentions. La reine Sindeok mourut en mille trois cent quatre-vingt-seize. Deux ans plus tard, Bang-won mena ses hommes au palais. Ils tuèrent Jeong Do-jeon, l’héritier Yi Bang-seok et son frère aîné. Le roi Taejo abdiqua et, après un nouvel affrontement entre les frères, Bang-won devint le troisième souverain de Joseon sous le nom de Taejong.

Taejo enterra Sindeok à l’intérieur des murailles de la ville, non loin du palais, pour pouvoir se rendre auprès d’elle. La tombe fut appelée Jeongneung et confiée aux meilleurs tailleurs de pierre : des dalles sculptées entouraient le tertre funéraire, et des guerriers et des animaux de pierre le gardaient. Après la mort de son père, Taejong accepta la proposition des fonctionnaires de déplacer Jeongneung hors de la capitale. Les restes de la reine furent transférés, le pavillon funéraire démantelé, et les lourds blocs décorés laissés sur l’ancien site.

À l’été mille quatre cent dix, une pluie torrentielle fit déborder le ruisseau de la ville. Des gens se noyèrent et le Gwangtonggyo en terre fut de nouveau détruit. Le Conseil d’État proposa de construire un pont de pierre avec les dalles de l’ancien Jeongneung. Taejong accepta. Les blocs funéraires déjà prêts furent placés dans les fondations et les culées du passage le plus fréquenté de la ville.

Les images retournées ont donné naissance au récit selon lequel Taejong aurait ordonné de poser les pierres de façon que les passants piétinent le souvenir de sa belle-mère. Les chroniques ne mentionnent aucun ordre de ce genre : elles consignent l’inondation, la proposition du conseil et l’accord du roi. Les chercheurs admettent une raison plus prosaïque à cette maçonnerie désordonnée : le pont était nécessaire d’urgence, et les dalles déjà prêtes économisaient le travail des tailleurs de pierre. Une autre chose est incontestable : c’est sous Taejong que la tombe royale perdit son ancien statut, après quoi il fut permis d’utiliser son décor pour la construction.

Le nom de Gwangtonggyo vient de Gwangtongbang, le nom de ce quartier urbain. La route principale entre le quartier des palais, le Jongno commerçant et la porte sud de la capitale passait par le pont ; il était donc impossible de laisser le passage en terre détruit.

Lors de la restauration du Cheonggyecheon en deux mille cinq, le pont fut assemblé à cent cinquante-cinq mètres en amont de son emplacement initial. Les anciens blocs sculptés furent replacés dans les culées. Le gardien de pierre qui se retrouva la tête en bas est ici depuis mille quatre cent dix : c’est un élément de la tombe d’une reine dont Yi Bang-won tua le fils, dont il ordonna de déplacer la sépulture hors de la ville et dont il autorisa l’emploi des dalles pour renforcer le Gwangtonggyo.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantSewoon Sangga
Entréede l’extérieur

Habituellement accessible à toute heure comme partie de la promenade du Cheonggyecheon ; en cas de pluie et d’annonces d’évacuation, les sentiers bas et les zones sous les ponts peuvent fermer.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les reliefs sont placés bas et ne sont pas tous visibles depuis un même point. Observez la maçonnerie depuis le sentier qui longe le lit, sans grimper sur les pierres.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez le pont derrière vous et suivez l’eau jusqu’aux bâtiments de béton au-dessus de la rue.

Étape 2 sur 8Ensuite : Sewoon Sangga

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Cheonggyecheon, Euljiro et Dongdaemun : le centre réinventé de Séoul » — 8 étapes, environ 5 km, 3,5–4 h.

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