Étape 4 sur 8

Crissy Field

Crissy Field / Crissy Marsh / East Beach

Cette étape expliquera comment les concepteurs ont conservé les contours de l’aérodrome tout en ramenant l’eau de mer dans une partie de la dépression.

15 min
Plage de Crissy Field face au pont du Golden Gate
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Longue pelouse plane
  • Marais soumis aux marées
  • Plage de sable
  • Chenal entre le marais et la baie

L’histoire du lieu

Taille du texte

La longue pelouse qui longe la baie reprend le contour de l’ancien terrain d’aviation, et un petit marais soumis aux marées se trouve juste à côté. Autrefois, les ruisseaux provenant des hauteurs du Presidio de San Francisco y rejoignaient l’eau salée ; la dépression fut ensuite remblayée avec du sable et du limon, des casernes y furent installées et un aérodrome militaire y fut aménagé. Le marais n’a été recréé par excavation que sur une partie de l’ancienne dépression, et le chenal vers la baie traverse la plage ; il est parfois ensablé pendant plusieurs mois.

Le huit octobre mille neuf cent dix-neuf, quinze avions de l’armée décollèrent d’un aérodrome encore sans nom, sur cette rive. Ils partirent vers l’est ; quarante-six autres appareils décollèrent de Long Island à leur rencontre. Les militaires qualifièrent cela d’épreuve de fiabilité et d’endurance. Il fallait traverser les États-Unis et prouver que l’avion convenait désormais aux longs vols, bien que les pilotes volent dans des cockpits ouverts, s’orientent grâce aux voies ferrées et atterrissent sur des terrains mal préparés.

L’un des participants était le major Dana Crissy, commandant de Mather Field près de Sacramento. Il vivait de sa solde militaire : il avait servi dans l’artillerie côtière du Presidio de San Francisco puis, en mille neuf cent dix-sept, était passé dans l’aviation, espérant en faire une composante fiable de l’armée. Crissy s’était porté volontaire pour voler à travers le continent. Sa femme et ses deux filles l’attendaient chez lui. Il était accompagné d’un observateur militaire, le sergent Virgil Thomas.

Dès le premier jour, leur avion s’écrasa à l’atterrissage près de Salt Lake City. Crissy et Thomas furent tués. Seuls neuf des soixante et un appareils atteignirent la côte opposée ; l’épreuve coûta la vie à neuf personnes au total. Cette vérification, conçue pour prouver la fiabilité des vols, montra tout ce qui restait encore entre la préparation d’un itinéraire et une arrivée en sécurité.

Le major Henry Arnold, qui commandait l’aérodrome du Presidio de San Francisco et était l’ami de Crissy, obtint que le terrain d’aviation côtier porte le nom de son camarade disparu. En mille neuf cent vingt et un, on y ouvrit une station permanente de défense côtière aérienne : ses pilotes observaient les tirs d’artillerie, photographiaient le terrain, recherchaient les incendies de forêt et participaient à des opérations de sauvetage. Crissy avait décollé d’ici depuis un terrain sans nom ; c’est son nom qui y revint ensuite. Le nom de Thomas n’apparut pas dans cette appellation.

L’aérodrome lui-même fut possible parce que, pour l’Exposition Panama-Pacifique de mille neuf cent quinze, la ville avait remblayé la dépression soumise aux marées avec du sable et du limon. Auparavant, les ruisseaux provenant des hauteurs du Presidio de San Francisco y rejoignaient l’eau salée de la baie. Après l’exposition, on installa des casernes sur le remblai, puis on y aménagea le terrain d’aviation. Lorsque le Presidio de San Francisco fut transféré au National Park Service en mille neuf cent quatre-vingt-quatorze, la majeure partie du rivage était occupée par de l’asphalte, du béton, des bâtiments militaires abandonnés et des sols contaminés.

Le National Park Service et l’organisation Golden Gate National Parks Conservancy confièrent aux architectes paysagistes George Hargreaves et Mary Margaret Jones la transformation de l’ancienne base en parc public. Les exigences des spécialistes divergeaient. Il fallait reconnecter la partie naturelle du rivage aux marées tout en préservant l’aspect historique de l’aérodrome. Rétablir le marais dans ses dimensions antérieures aurait imposé de détruire le terrain d’aviation qui portait le nom de Crissy. Conserver l’intégralité de l’emprise militaire n’aurait laissé aucun espace où l’eau puisse revenir.

Les architectes ne réservèrent au marais qu’une partie de l’ancienne dépression et restaurèrent, à côté, une longue pelouse plane dans les contours de l’aérodrome. Les constructeurs évacuèrent près de quatre-vingt-dix mille tonnes de matériaux contaminés et excavèrent plus de deux cent trente mille verges cubes de terre, de sable et de limon. En novembre mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, ils percèrent un chenal à travers la plage, et la marée entra dans la dépression pour la première fois depuis environ un siècle. Des milliers de bénévoles y plantèrent près de cent mille végétaux indigènes. Le six mai deux mille un, le parc fut ouvert aux visiteurs.

Le marais actuel de Crissy Field a été recréé par excavation et n’occupe qu’une petite partie de l’ancien système soumis aux marées. La plage en constitue la limite mouvante : le sable obstrue parfois le chenal pendant plusieurs mois. Les employés du parc surveillent la qualité de l’eau et, lorsqu’elle se dégrade, ils creusent de nouveau un fossé vers la baie à travers le banc de sable.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantWarming Hut et Torpedo Wharf
Entréede l’extérieur

Espace ouvert de Crissy Field, partie du parc du Presidio de San Francisco ; les toilettes, points de restauration, parkings et exploitants d’installations de loisirs ont des horaires et des règles distincts.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le rivage est exposé au vent ; restez sur les passages aménagés près du marais et n’entrez pas dans les zones de restauration écologique.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Suivez l’eau jusqu’à l’ancien entrepôt du génie et à la jetée de béton des torpilles.

Étape 4 sur 8Ensuite : Warming Hut et Torpedo Wharf

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Presidio : du poste militaire au Golden Gate » — 8 étapes, environ 6,1 km, 3 h.

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