Étape 2 sur 8

La pelouse de parade et les Montgomery Street Barracks

Main Parade Lawn / Montgomery Street Barracks

Cet arrêt montrera comment un régiment noir est devenu le représentant public de l’armée lors d’une exposition universelle.

15 min
Les bâtiments du Main Post près du terrain de parade du Presidio de San Francisco.
U.S. National Park Service · Public Domain; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La longue rangée de casernes de brique rouge
  • La pelouse de parade rectangulaire
  • Les façades identiques des bâtiments
  • L’espace ouvert de l’ancien terrain de parade

L’histoire du lieu

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La longue bande de pelouse encadrée de bâtiments uniformes en brique rouge fut autrefois un lieu d’exercices de manœuvre et de rassemblements. À la fin du dix-neuvième siècle, le terrain fut nivelé et des logements pour les militaires furent construits sur ses bords : les activités ordinaires de la journée se déroulaient dans les pièces du bas, et les soldats passaient la nuit à l’étage. Plus tard, le terrain de parade fut asphalté pour devenir un parking, puis le revêtement fut retiré et l’herbe revint. Un musée, un hôtel et diverses institutions occupent les anciennes casernes, tandis que les dimensions du rectangle ouvert conservent l’empreinte de l’organisation militaire.

À l’automne mille neuf cent quinze, le vingt-quatrième régiment d’infanterie s’installa dans les casernes de brique rouge. Les soldats du rang du régiment étaient noirs, la plupart des officiers étaient blancs. On appelait ces unités de l’armée régulière les « soldats-buffles ». Le service était leur profession et leur source de solde, mais le commandement de l’armée évitait depuis longtemps de stationner des régiments noirs dans les grandes villes : il craignait des affrontements avec les habitants blancs.

Les soldats revenaient d’un service aux Philippines et comptaient passer ici quelques mois tranquilles. À cette époque, San Francisco accueillait l’Exposition internationale Panama-Pacifique, une foire universelle organisée pour célébrer la reconstruction de la ville après le tremblement de terre et l’ouverture du canal de Panama. Une part importante de l’exposition occupait le territoire voisin du Presidio de San Francisco. Un journal local assura à l’avance ses lecteurs que le vingt-quatrième serait un régiment aussi discipliné que n’importe quel autre. La seule présence de cette précision montre ce que l’on attendait des soldats et ce qu’ils devaient prouver.

L’armée installa le régiment dans les Montgomery Street Barracks, puis en fit son représentant public à l’exposition. Les soldats gardaient le site, montraient des exercices de manœuvre, et l’orchestre du régiment se produisait devant les visiteurs. Lors de la journée de San Francisco, ils accompagnèrent la Liberty Bell, une cloche historique apportée de Philadelphie, du pavillon de l’exposition jusqu’à la gare. Pendant plusieurs mois, des hommes que l’armée n’avait auparavant pas voulu maintenir près d’une grande ville rencontraient ici chaque jour le public au nom de l’armée elle-même.

Le repos fut bref. En février mille neuf cent seize, le régiment fut envoyé dans le Wyoming, puis, quelques mois plus tard, dans une expédition militaire au Mexique.

Les casernes et le terrain de parade furent conçus comme un ensemble militaire unique. Dans les années mille huit cent quatre-vingt-dix, des ingénieurs nivelèrent le terrain pour les rassemblements et les exercices, puis élevèrent le long de son bord des bâtiments de brique identiques : au rez-de-chaussée se trouvaient les cuisines, les réfectoires et les salles de repos ; les soldats dormaient à l’étage. Le mot « Montgomery » dans le nom des casernes est leur adresse. La rue porte le nom de John Berrien Montgomery, commandant d’un navire de guerre américain : en mille huit cent quarante-six, il ordonna d’occuper Yerba Buena, comme s’appelait alors San Francisco, et envoya un détachement prendre possession du Presidio mexicain abandonné.

En mille neuf cent cinquante et un, l’armée recouvrit le terrain de parade d’asphalte et le transforma en parking. En deux mille onze, l’asphalte fut retiré et une pelouse fut aménagée. Un musée, un hôtel et des organisations occupent désormais les anciennes casernes, et devant leurs façades subsiste le même rectangle ouvert où les régiments se rassemblaient avant de quitter le service ou de partir pour une nouvelle campagne.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantParc Presidio Tunnel Tops
Entréede l’extérieur

La pelouse extérieure est ouverte dans le cadre du Presidio de San Francisco 24/7 ; les expositions de l’Officers' Club ont généralement lieu Fri-Sun 11:00-16:00 ; des travaux au Main Post sont possibles jusqu’à Winter 2027.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Comparez les bâtiments depuis le bord de la pelouse et ne gênez pas les résidents ni les visiteurs des bâtiments en activité.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez les casernes derrière vous et gagnez le parc aménagé au-dessus des tunnels routiers.

Étape 2 sur 8Ensuite : Parc Presidio Tunnel Tops

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Presidio : du poste militaire au Golden Gate » — 8 étapes, environ 6,1 km, 3 h.

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