Étape 2 sur 9

Le palais Catherine et la Grille dorée

Екатерининский дворец

Cette étape montrera comment les restaurateurs de l’après-guerre ont rendu les salles perdues et le décor en fer forgé.

25 min
La Grille dorée devant la façade bleue du palais Catherine
Alex 'Florstein' Fedorov · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La façade azur longue de trois cents mètres
  • La grille dorée
  • Les corps de service semi-circulaires
  • Les détails anciens et ceux forgés de nouveau

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le palais Catherine porte le nom de Catherine Ire, épouse de Pierre Ier. C’est pour elle qu’on construisit ici une petite maison d’été en pierre. Ses dimensions déterminent encore la partie centrale du bâtiment actuel, bien que, derrière la façade de trois cents mètres, ce premier palais ne soit plus discernable.

C’est leur fille, l’impératrice Élisabeth Petrovna, qui donna à la résidence son ampleur actuelle. Elle voulait y recevoir la cour et les ambassadeurs étrangers, organiser des fêtes et paraître devant ses invités dans un cadre comparable aux résidences des monarques européens. En mai mille sept cent cinquante-deux, Élisabeth ordonna de refaire tout ce qui avait été construit auparavant. L’architecte Francesco Bartolomeo Rastrelli réunit les anciens corps de bâtiment derrière une même façade, déploya à travers le palais une suite de salles d’apparat et acheva les travaux au début de l’été mille sept cent cinquante-six.

La Grille dorée se trouve sur l’axe central de ce projet. Elle mène à la cour d’honneur, entre deux corps de service semi-circulaires. Son nom est littéral : la grille en fer forgé fut ornée de détails dorés. En passant par cette entrée, le visiteur pénétrait aussitôt dans l’ordre de la cour : d’abord une place d’armes clôturée, puis le palais, l’escalier d’honneur et les salles où les maîtres de la résidence décidaient qui recevoir et combien de temps faire attendre chacun.

Après vingt-huit mois d’occupation, il ne restait de cette succession que des murs calcinés. Les planchers et les toits s’étaient effondrés, le décor intérieur de la plupart des salles avait péri, les grilles étaient déformées et avaient perdu une partie de leur décor en fer forgé. Le palais fut adapté pendant plusieurs années à un usage provisoire, et la restauration complète ne commença qu’en mille neuf cent cinquante-sept.

Le projet était dirigé par l’architecte Alexandre Kedrinski. Sa tâche consistait à rendre le palais à sa fonction de musée, alors que des intérieurs entiers devaient être reconstitués à partir de photographies d’avant-guerre, d’inventaires, de dessins et de fragments retrouvés. Kedrinski travaillait dans une minuscule pièce avec deux collaborateurs. Les fonds accordés étaient insuffisants, les matériaux arrivaient de façon irrégulière ; une salle pouvait donc être achevée, tandis que la voisine restait vide pendant des années.

En mille neuf cent soixante-trois, Iakov Kazakov arriva ici. Cet artiste prit la direction d’une équipe chargée de restaurer les peintures de plafond disparues. Dans les documents de personnel, les maîtres de la peinture monumentale étaient alors inscrits comme peintres de quatrième ou de cinquième catégorie. Ils recevaient un salaire ouvrier ordinaire, mais devaient réapprendre la technique des peintres du dix-huitième siècle et, à partir des rares témoignages disponibles, restituer d’immenses compositions pour la Grande Salle et l’enfilade dorée.

Kazakov consacra plus de vingt-cinq ans à ce travail. Il mourut à l’entrée du palais. Ses collègues se souvinrent de ses dernières paroles comme d’une consigne : « Il faut commander de nouvelles toiles. » À ce moment-là, la Grande Salle et la partie restaurée de l’enfilade dorée étaient déjà ouvertes aux visiteurs depuis huit ans ; son équipe poursuivit le travail sans lui.

La Grille dorée fut elle aussi reconstituée après la guerre : une partie des éléments du dix-huitième siècle avait été conservée, les éléments perdus furent forgés de nouveau. En deux mille dix-neuf, les restaurateurs recouvrirent à nouveau de feuilles d’or environ trois mille cinq cents éléments de la grille. Derrière elle se trouve le palais avec les plafonds peints par Kazakov ; dans la grille elle-même, sous une même couche d’or, se rejoignent le fer ancien et le travail de l’après-guerre.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantpavillon de l’Ermitage
Entréeextérieur ; intérieurs accessibles sur créneau horaire et avec un billet séparé

Palais : 10:00–18:00, billetterie jusqu’à 16:45, entrée jusqu’à 17:00 ; jour de fermeture — mardi. Le parc Catherine est ouvert du 20 avril au 31 août, de 07:00 à 22:00 ; l’entrée payante s’applique de 09:00 à 19:00.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Il n’est pas indispensable d’entrer dans le palais : depuis l’extérieur, on perçoit bien l’échelle, la théâtralité de la façade et la proximité du Lycée impérial de Tsarskoïe Selo. Les intérieurs exigent une décision séparée.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez la façade du palais derrière vous et suivez l’allée droite jusqu’au pavillon de l’Ermitage.

Étape 2 sur 9Ensuite : pavillon de l’Ermitage

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Tsarskoïe Selo : la vie d’une résidence impériale » — 9 étapes, environ 7,7 km, 5 h 30 min sans les intérieurs des palais ; jusqu’à 7 h avec deux musées.

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