Étape 3 sur 7

Grande Cascade

Большой каскад

Ici, un aqueduc venu de loin et un réglage manuel composeront le dessin précis de centaines de jets.

22 min
La Grande Cascade de Peterhof sous la façade nord du palais.
Alex 'Florstein' Fedorov · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Deux escaliers de cascades à sept degrés
  • La grotte sous la terrasse du palais
  • Des sculptures dorées
  • Les buses sur les conduites des fontaines

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au début de la guerre, les employés du musée retirèrent des conduites des fontaines de la Grande Cascade les buses — de petits embouts qui déterminent la hauteur, la direction et la forme de chaque jet. Ils les cachèrent ici même, dans les grottes à l’intérieur de la cascade. Les troupes d’occupation allemandes trouvèrent la cachette et emportèrent les buses. On pouvait de nouveau faire circuler l’eau dans les conduites, mais sans ces éléments, il était impossible de restituer l’ancien dessin des fontaines.

Après la libération, Pavel Lavrentiev, fontainier expérimenté de Peterhof, se chargea des embouts. C’était son métier : il savait que la moindre rayure sur la tête d’une buse faisait dévier ou se disperser le jet. Lavrentiev fabriquait de nouvelles buses avec son fils Pavel et lui transmettait ses techniques directement pendant le travail. Le père et le fils fabriquèrent des centaines d’embouts. À l’été mille neuf cent quarante-six, la Grande Cascade fut remise en service, dix-huit ans avant l’ouverture des premières salles restaurées du palais.

La buse donne à l’eau son dessin, mais la pression vient de loin. Il fallut résoudre cette question dès la construction de Peterhof. L’architecte Jean-Baptiste Le Blond proposait de relever l’eau au moyen de moulins. Pierre Ier cherchait des sources situées plus haut que Peterhof, afin d’utiliser le dénivelé naturel.

La conduite de l’eau fut confiée à Vassili Touvolkov, jeune ingénieur hydraulicien qui venait de rentrer après cinq années d’études en Hollande et en France aux frais de l’État. Ces élèves étaient appelés les pensionnaires de Pierre. Touvolkov servait au Collège de l’Amirauté comme « machiniste » : c’est ainsi qu’on appelait alors un ingénieur spécialiste des ouvrages hydrauliques. Il traça le parcours depuis les hauteurs de Ropcha de façon à réduire les travaux de terrassement, conçut des dragues et des machines d’épuisement des eaux, et dirigea les soldats, qui pouvaient être jusqu’à deux mille chaque jour sur le canal.

En août mille sept cent vingt et un, Pierre fit personnellement sauter, à coups de bêche, la vanne au début du canal. À six heures le lendemain matin, l’eau était parvenue à Peterhof et fut envoyée dans la Grande Cascade. Après cela, Pierre confia à Touvolkov le projet d’un canal encore plus long, longeant la rive jusqu’à Saint-Pétersbourg. L’ingénieur n’eut pas le temps de l’achever : il mourut en mille sept cent vingt-sept.

Aujourd’hui encore, l’eau commence son parcours à environ vingt-cinq kilomètres au sud, sur les hauteurs de Ropcha. Le dénivelé y dépasse cent mètres ; la cascade n’a donc pas besoin de pompes. Le nom de Grande Cascade désigne le plus grand ensemble de fontaines de Peterhof : deux escaliers de cascades à sept degrés contournent une grotte et descendent de la terrasse du palais vers le Parc inférieur. Pierre choisit aussi ce point comme aboutissement du parcours cérémoniel depuis le golfe : l’eau tombe dans un bassin, d’où part le canal maritime.

Même avec un écoulement naturel, les jets doivent être réglés toute la journée. L’équipe des fontainiers du musée-réserve compte trente-deux personnes. Chaque jour, elles tournent environ trois cents vannes ; soixante pour cent de ces pièces ont été fabriquées aux dix-huitième et dix-neuvième siècles. Au cours de la journée, les jets d’eau sont réglés de dix à quinze fois, car la pression dans les conduites change. Si un jet se dérègle, le fontainier prend un marteau de bois et ajuste la tête en plomb de la buse — ce même petit élément que Pavel Lavrentiev et son fils ont refabriqué après la guerre.

Sur place

Temps sur place22 min
Point suivantFontaine de Samson
Entréeavec un billet pour le Parc inférieur

Parc inférieur 25 avril — 18 octobre 2026 : 09:00–20:00, entrée jusqu’à 19:45 ; fontaines 10:00–19:45.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Comparez les vues d’en haut et d’en bas : d’en haut, l’espace paraît soumis à une seule ligne ; d’en bas, le palais surplombe l’eau. Près des jets, tenez compte des embruns et du vent.

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Où aller ensuite ?

Approchez-vous du groupe sculptural central dans le bassin.

Étape 3 sur 7Ensuite : Fontaine de Samson

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Peterhof : eau et pouvoir, du Jardin supérieur au golfe » — 7 étapes, environ 1,6 km, 3,5–4 heures.

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