Étape 2 sur 8

La place du Palais et la colonne Alexandre

Дворцовая площадь и Александровская колонна

Ce point montrera le coût d’un effort collectif qui a failli échouer, au centre de la place impériale.

22 min
La colonne Alexandre sur la place du Palais, devant le bâtiment de l’État-Major.
Vyacheslav Argenberg · CC BY 4.0; cropped/resized for app
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le fût de granit de la colonne
  • L’ange à la croix
  • Les reliefs en bronze du piédestal
  • L’inscription du côté du palais d’Hiver

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le trente août mille huit cent trente-deux, le centre de la place du Palais était occupé par des échafaudages en bois aussi hauts qu’un immeuble de plusieurs étages. À l’intérieur reposait le fût monolithique de la future colonne : près de six cents tonnes de granit rouge. L’architecte français Auguste de Montferrand devait faire pivoter cette pierre d’un seul levage, depuis sa position horizontale, et la poser exactement sur son piédestal.

La commande venait de l’empereur Nikolaï Ier. Il voulait perpétuer la mémoire de son frère aîné défunt, Aleksandr Ier, sous lequel l’armée russe avait repoussé l’invasion de Napoléon et achevé la guerre en entrant dans Paris. C’est de là que vient le nom de la colonne. Sur le côté du piédestal tourné vers le palais d’Hiver, cela est dit sans détour : « À Aleksandr Ier, la Russie reconnaissante. »

On choisit pour le monument la place devant la résidence impériale. Elle s’appelle place du Palais précisément à cause du palais d’Hiver. En face de celui-ci, Carlo Rossi avait déjà édifié l’arc du bâtiment de l’État-Major, avec son arc de triomphe commémorant la victoire sur Napoléon. Nikolaï voulait remplir le centre vide avec le même sujet. Montferrand proposa d’abord un obélisque, mais l’empereur exigea une colonne, plus haute que celle de la place Vendôme à Paris, érigée en l’honneur des victoires napoléoniennes. L’architecte français devait construire à Saint-Pétersbourg une réponse au monument parisien.

Autour des échafaudages, on installa soixante cabestans, des treuils manuels à tambours verticaux. Des soldats et des ouvriers poussaient les manivelles ; des marins, en haut, surveillaient les poulies et les cordages. En tout, environ deux mille cinq cents personnes participèrent au levage. Un chirurgien avait été placé d’avance près de l’échafaudage. Montferrand n’avait pas besoin d’un effort de force isolé, mais d’une cadence identique pour des dizaines d’équipes : si un cordage se relâchait, la charge passait sur le cordage voisin.

La description conservée du levage fixe le moment où l’organisation faillit se disloquer. Lorsque la colonne fut soulevée de son chariot, trois cabestans s’arrêtèrent à cause de poulies emmêlées. Un des blocs supérieurs éclata et tomba sur un groupe de personnes. La confusion commença, mais les équipes des treuils voisins continuèrent à avancer d’un pas régulier. Les autres reprirent leur place, les cordages furent de nouveau tendus, et le fût de granit pivota lentement au-dessus de la place. Puis les tailleurs de pierre le guidèrent jusqu’à la base et le descendirent sur le piédestal.

Lorsque la colonne fut dressée, Nikolaï Ier déclara devant les personnes réunies à Montferrand que l’architecte s’était immortalisé. Les travaux se poursuivirent toutefois encore deux ans : le granit fut poli, le piédestal couvert de reliefs en bronze, et le sculpteur Boris Orlovski créa un ange portant une croix. À la demande de la famille impériale, le visage de l’ange reçut les traits d’Aleksandr Ier. En septembre mille huit cent trente-quatre, le monument fut inauguré par un défilé militaire : la place devant le palais reçut ce centre cérémoniel pour lequel Nikolaï avait entrepris la construction.

Le fût de granit n’est toujours fixé au piédestal par rien. Il est maintenu par son propre poids. Au-dessus se tient l’ange au visage d’Aleksandr Ier, et sous lui demeure le point où deux mille cinq cents personnes déposèrent le monolithe après l’éclatement d’un bloc et l’arrêt de trois cabestans.

Sur place

Temps sur place22 min
Point suivantLe palais d’Hiver du côté de la Neva
Entréeaccès libre

La place est généralement accessible jour et nuit ; les concerts, les défilés et les installations pour des événements municipaux peuvent temporairement fermer certains secteurs.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La place offre peu d’abris contre le vent et le soleil ; faites attention aux mouvements de foule et aux barrières temporaires lors des événements.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez la colonne derrière vous, contournez le palais vers le fleuve et placez-vous face à la façade donnant sur la Neva.

Étape 2 sur 8Ensuite : Le palais d’Hiver du côté de la Neva

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Saint-Pétersbourg impérial le long de la Neva » — 8 étapes, 4,5 km, 3 h 20 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade