Étape 4 sur 8

Parc Petrovsky et débarcadère Petrovsky

Петровский парк и Зимняя пристань

Le panorama côtier reliera le monument au fondateur de la ville à la défense des chenaux navigables entre les forts.

25 min
Vue depuis le parc Petrovsky sur le port et un navire de guerre.
A-Z.Anisimov · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Figure en bronze de Pierre Ier
  • Drapeau suédois sous le pied de la statue
  • Inscription au revers du piédestal
  • Forts sur la ligne du chenal navigable

L’histoire du lieu

Taille du texte

Le parc est devenu Petrovsky à cause de l’homme de bronze qui se trouve sur son allée principale. Pierre Ier n’a pas vu ce jardin. C’était ici que se trouvait la place de l'Arsenal, où la garnison effectuait des exercices et des revues, tandis qu’au bord de l’eau se dressait le débarcadère d'Hiver en bois. En mille huit cent trente-neuf, l’empereur Nicolas Ier indiqua l’emplacement exact du monument au fondateur de Kronstadt. Deux ans plus tard, Pierre apparut sur le terrain d’exercices, une épée à la main et un drapeau suédois sous le pied. Plus tard, un parc fut aménagé autour de la statue, et le débarcadère d'Hiver fut appelé débarcadère Petrovsky. Le mur de granit actuel, avec ses marches, fut construit seulement dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

Au revers du piédestal sont gravés ces mots de Pierre : « Défendre la flotte et ce lieu jusqu’à la dernière force et jusqu’à la dernière vie, comme l’affaire la plus importante. » Ici, « vie » signifie la vie. Cette inscription ne figurait pas d’abord sur le monument. En mille huit cent quatre-vingt, l’historien naval Feodossi Veselago trouva cette phrase dans un décret que Pierre avait donné au commandant de l’escadre de Kotline et proposa de la faire inscrire à la place du texte latin.

À cette époque, des hommes avaient déjà exécuté cet ordre dans l’eau devant le débarcadère. Les grands navires ne pouvaient approcher Kronstadt que par quelques chenaux navigables profonds, des passages entre les hauts-fonds. C’est pourquoi les forts furent installés sur des îles artificielles le long de ces passages. Leurs canons couvraient l’eau de leurs tirs, mais des couloirs restaient entre les fortifications.

Au début de mille huit cent cinquante-quatre, pendant la guerre de la Russie contre la Grande-Bretagne et la France, l’académicien Boris Jacobi fut envoyé à Kronstadt pour fermer ces couloirs au moyen de mines sous-marines. Jacobi était spécialiste de l’électricité et expérimentait depuis de nombreuses années une méthode permettant de faire exploser une charge par un courant envoyé depuis le rivage. Il ne restait presque plus de temps pour les essais : l’amiral britannique Charles Napier conduisait dans le golfe de Finlande une escadre combinée afin de menacer la forteresse et Saint-Pétersbourg.

La mine de Jacobi ressemblait à un tonneau de bois cerclé de fer. À l’intérieur se trouvaient une chambre étanche contenant de la poudre et une amorce électrique ; l’espace libre était rempli de résine et de graisse. Une ancre et un câble de chanvre maintenaient la charge à la profondeur voulue, et des fils rejoignaient une pile galvanique sur le rivage. Pour laisser passer leurs propres navires, on débranchait la pile. Jacobi voulait installer trois rangées en damier, mais le Comité scientifique de la Marine les réduisit à deux. À la fin d’avril, des marins immergèrent cent cinq mines entre le fort Empereur Alexandre Ier et le fort Paul Ier. Soixante autres barraient le passage près du fort Pierre Ier et du fort Kronschlot.

Napier effectua une reconnaissance, vit les forts prêts au combat et reçut des informations sur les « machines infernales » sous l’eau. Il n’osa pas forcer les chenaux navigables. Pourtant, après la fin de la navigation, les marins relevèrent le barrage et découvrirent une vérité désagréable : de toutes les mines de Jacobi, seules deux conservaient leur poudre sèche ; cinquante-trois autres avaient été arrachées à leurs ancres et emportées. La menace se révéla plus convaincante que les dispositifs eux-mêmes.

Jacobi ne chercha pas à cacher l’échec. Il exigea des officiers qui travaillaient avec lui qu’ils signalent chaque erreur, même s’il en était lui-même la cause. Les chambres de fer furent remplacées par des chambres de cuivre, l’enveloppe extérieure en bois par une enveloppe métallique, et chaque détail fut soumis à la pression de l’eau. Durant la saison de navigation suivante, trois cent une mines de Jacobi remaniées furent installées en mer ; à l’automne, la charge d’une seule avait pris l’humidité. Sur le chenal navigable du nord, des vapeurs britanniques de reconnaissance heurtèrent des mines à percussion d’un autre type et furent endommagés. Une nouvelle escadre combinée ne se décida pas non plus à entrer entre les forts. Durant toute la guerre, Kronstadt ne fut pas attaquée depuis la mer.

Les rangées sous-marines devant le débarcadère Petrovsky ont disparu depuis longtemps. Au-dessus de l’eau demeurent le fort Pierre Ier, le fort Kronschlot et le fort Empereur Alexandre Ier : ces mêmes points immobiles entre lesquels les marins tendaient des fils et descendaient les charges. Et, derrière le Pierre de bronze, on lit toujours les mots sur la défense de « ce lieu ».

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantpont Makarov
Entréeà l’extérieur, accès libre

Le parc et le front de mer sont accessibles librement ; l’opérateur signale que le débarcadère d'Hiver est temporairement hors service pour le transport par voie d’eau.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les forts sont éloignés : ne comptez donc pas distinguer leur agencement sans optique. Le débarcadère est exposé au vent ; par mauvais temps, attardez-vous près du mémorial et raccourcissez l’observation depuis le rivage.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Depuis l’eau, montez vers le ravin et le pont métallique.

Étape 4 sur 8Ensuite : pont Makarov

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Kronstadt : forteresse maritime et ville de la flotte » — 8 étapes, 3,3 km, 4–5 h.

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