Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La chambre de travail en pierre
- L’inscription « dock Petrovsky »
- La date d’ouverture sur le mur
L’histoire du lieu
Sur le côté sud de Kronstadt s’étend une longue chambre de pierre reliée au port par un canal. On y faisait entrer des navires de guerre, on fermait les portes derrière eux et on évacuait l’eau vers un bassin de réception plus bas. Le navire restait sur des supports, tandis que les ouvriers accédaient à sa partie sous-marine. Après la fin des réparations navales, le passage le long de la chambre est devenu un parcours de musée ; le nom du dock et la date de son ouverture sont conservés sur le mur.
À l’été mille sept cent vingt, Pierre Ier vint ici inspecter le canal creusé. Il longea la fouille, examina les machines de pompage, loua le travail accompli et ordonna de renforcer les murs avec de la pierre. Le créateur de la flotte de la Baltique avait besoin d’un lieu où les navires de guerre pourraient être réparés dans leur intégralité, y compris la partie de leur coque habituellement dissimulée sous l’eau.
Kotline convenait mieux à cela que les chantiers navals de Saint-Pétersbourg. La flotte y était stationnée à la sortie du golfe de Finlande ; il était difficile de ramener les navires endommagés par l’embouchure peu profonde de la Neva. Restait un autre problème : comment évacuer rapidement du dock une énorme masse d’eau. Tant que les pompes asséchaient une chambre de dock ordinaire, les charpentiers et les calfats ne pouvaient pas atteindre le fond de la coque.
Pierre ordonna de creuser derrière les docks un bassin séparé, situé plus bas qu’eux. Le navire entrait depuis le port par le canal, puis les portes d’écluse étaient fermées derrière lui. L’eau était ensuite évacuée par gravité vers le bassin inférieur. La coque descendait sur des supports installés à l’avance, et les ouvriers accédaient à la quille et au bordé sous la ligne de flottaison. Il ne restait aux pompes qu’à vider le bassin de réception ; cela ne gênait pas la réparation.
Les travaux commencèrent en mille sept cent dix-neuf, mais Pierre ne vit que le chantier. À l’automne mille sept cent vingt-quatre, il remit le canal et les docks au Collège de l’Amirauté, qui administrait la flotte, puis mourut quatre mois plus tard. La fouille du dock fut achevée sans lui, puis la construction s’interrompit presque.
En mille sept cent trente-deux, on envoya Johann Luberas inspecter le système inachevé : c’était un ingénieur militaire chargé de mettre le dock en état de fonctionner. Luberas ordonna d’élargir et d’approfondir le bassin inférieur, et remania le déversoir. Après cela, l’eau quittait la chambre de réparation en environ une journée. C’était précisément la différence de niveau entre le dock et le bassin qui transformait la longue tranchée de pierre en un dispositif d’entretien de la flotte.
Le trente juillet mille sept cent cinquante-deux, Élisabeth Petrovna, fille de Pierre, leva elle-même les vantaux de l’écluse et ordonna de donner au canal le nom de son père. Deux jours plus tard, le plus grand navire de la flotte russe, l’« Impératrice Anna », armé de cent vingt canons, entra ici. Luberas reçut l’ordre de Saint-André et mourut la même année.
Des navires furent réparés ici jusqu’en deux mille six. Aujourd’hui, un parcours de musée longe le côté sud de l’ancienne chambre de travail, et l’inscription « dock Petrovsky » ainsi que l’année de son ouverture, mille sept cent cinquante-deux, sont conservées sur le mur. Le nom appartient à l’homme qui conçut le dispositif du dock ; la date, à ceux qui le mirent en service vingt-sept ans après la mort de Pierre Ier.
Sur place
Du 1 mai au 30 septembre — tous les jours 11:00–18:00, billetterie jusqu’à 17:30 ; du 1 octobre au 30 avril, le mercredi est fermé.
Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Observez l’ouvrage uniquement depuis les plateformes ouvertes aux visiteurs. Le parcours intérieur peut être inaccessible ; les barrières ne protègent pas ici un décor, mais un profond ouvrage technique.
