Étape 7 sur 8

Les archives à l'extrémité de l'île

Centre de Recherches et de Documentation du Sénégal

Vous découvrirez ici comment le personnel a transformé des négatifs non triés en archives photographiques de la ville.

25 min
Bâtiment du Centre de recherche et de documentation du Sénégal à la pointe sud de l'île de Saint-Louis.
HaguardDuNord · CC BY-SA 3.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le bâtiment du centre
  • L'extrémité sud de l'île
  • La rive du fleuve

L’histoire du lieu

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Les clichés rapportés de voyages de recherche étaient apportés au laboratoire photographique de l'antenne locale de l'Institut français d'Afrique noire (IFAN). En mille neuf cent cinquante-quatre, un bâtiment distinct fut construit pour le centre près du fleuve. Le fonds s'enrichit aussi de photographies de Saint-Louis même : visites officielles, maisons, pêcheurs, familles et mode urbaine. Aujourd'hui, musée, bibliothèque de recherche, photothèque et dossiers du tribunal colonial se côtoient ici.

En mille neuf cent quatre-vingt-treize, Fatima Fall fut affectée ici : ancienne professeure de dessin, elle était devenue conservatrice des collections du musée. Le bâtiment était en rénovation, et elle devait reprendre entièrement le classement de la photothèque. Les documents de référence faisaient état d'environ vingt mille images, mais il n'existait pas d'inventaire fiable. Les négatifs avaient besoin de nouvelles enveloppes, de mobilier et d'une protection contre les insectes. Tant qu'une image n'est pas décrite et reliée au nom de son auteur, à une date et à un lieu, elle est presque inutile dans les archives.

Les photographies s'accumulaient ici depuis mille neuf cent quarante-trois. Cette année-là, une antenne de l'Institut français d'Afrique noire (IFAN), commune au Sénégal et à la Mauritanie, ouvrit à Saint-Louis. Son directeur, Georges Duchemin, y installa un laboratoire avant que des services semblables n'apparaissent dans beaucoup d'autres antennes de l'institut. Les chercheurs y déposaient les clichés rapportés de leurs voyages, et Duchemin ajoutait ses propres négatifs. En mille neuf cent cinquante-quatre, ce bâtiment fut construit pour le centre à l'extrémité sud de l'île.

Après Duchemin, Adama Sylla enrichit la photothèque. Conservateur du musée, il voulait laisser un témoignage documentaire du Saint-Louis en transformation. Grâce à une bourse de l'UNESCO, il se forma au Musée de l'Homme à Paris, puis revint ici. Sylla photographiait les visites de présidents et les bâtiments de la ville, accompagnait les ethnographes dans leurs déplacements et développait les films dans le laboratoire d'ici.

Le musée était son travail principal. Le soir et les jours fériés, Sylla ouvrait son propre studio à Guet Ndar. On y venait se faire photographier dans une tenue neuve, garder le souvenir d'un événement familial ou d'une rencontre entre amis. Les commanditaires le payaient pour ces portraits ; pour l'institut, il photographiait ce dont les chercheurs avaient besoin. Ainsi se côtoyaient cérémonies officielles, monuments, pêcheurs, familles et mode urbaine des années soixante et soixante-dix. Parmi les vingt-cinq auteurs de l'actuelle photothèque, les plus grandes collections appartiennent à Duchemin et à Sylla.

Fatima Fall ne reçut de l'aide que deux ans après son affectation. Le conseiller du centre, Guy Thilmans, trouva un financement à New York ; des enveloppes et du mobilier furent achetés pour les négatifs, et la salle fut traitée avec une peinture spéciale contre les insectes. Fall suivit une formation à la conservation des photographies de musée et consacra son mémoire de fin d'études à cette collection. Elle obtint ensuite une nouvelle subvention du programme muséal ouest-africain et de la Fondation Getty. En mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf et deux mille, employés et stagiaires dénombrèrent le fonds : au lieu des vingt mille documents supposés, ils en découvrirent environ trente-cinq mille. Fall se mit à demander aux familles et à ses connaissances d'apporter de vieux originaux avant qu'ils ne disparaissent lors de déménagements ou après la mort de leurs propriétaires.

Aujourd'hui, le bâtiment abrite un musée, une bibliothèque de recherche et la photothèque ; les dossiers du tribunal colonial y sont également conservés. En mille neuf cent quatre-vingt-douze, Sylla prit sa retraite, et ses photographies commencèrent plus tard à être montrées dans des expositions internationales. En deux mille vingt-trois, Fall apporta encore près de quinze mille images numériques données, et la collection du centre atteignit environ quatre-vingt-quinze mille documents.

Le nom officiel du centre comprend celui de Yoro Boly Dyao. Il s'agit d'une seule personne : un chroniqueur sénégalais du Waalo, qui consignait les récits de son père et des griots sur le passé des peuples wolof. En mille huit cent soixante-quatre, il remit pour publication une histoire des damels, nom donné aux souverains du Cayor. Une partie des originaux de ses cahiers ultérieurs a disparu, et les textes nous sont parvenus dans des publications remaniées. Depuis deux mille onze, l'institution porte son nom ; ses employés continuent de recevoir des photographies familiales et de les classer par auteur, lieu et date.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantLe passage vers une terre mouvante
Entréesur billet

le réseau social du Centre de recherche et de documentation du Sénégal (CRDS) annonçait en mai 2026 9:00–13:00 et 14:00–20:00 ; à confirmer avant la visite

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Renseignez-vous à l'avance sur l'accès aux collections ; si les portes sont closes, l'arrêt reste instructif depuis l'extérieur.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Tournez vers le côté ouest de l'île et suivez la rive jusqu'à la traversée en béton.

Étape 7 sur 8Ensuite : Le passage vers une terre mouvante

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Île de Saint-Louis : ponts, places et quais » — 8 étapes, environ 4,5 km, 2 h 20 min.

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