Étape 6 sur 8

Gros-Horloge

Le Gros-Horloge et rue du Gros-Horloge

L’horloge de la ville montrera comment les Rouennais récupérèrent leur tour après la suppression de leur autonomie municipale.

12 min
Cadran doré du Gros-Horloge au-dessus de l’arche de la rue à Rouen.
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Tour gothique abritant les cloches
  • Pavillon Renaissance
  • Cadrans au-dessus de l’arche
  • Arche du Gros-Horloge

L’histoire du lieu

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Gros-Horloge signifie littéralement « Grandes Horloges ». En français, le mot « horloge » était alors masculin ; l’ancien genre grammatical a été conservé par le nom du monument et de la rue qui en a reçu le nom. Ici, un même nom réunit une tour gothique abritant les cloches, le mécanisme d’horlogerie à l’intérieur et un pavillon plus tardif, avec ses cadrans au-dessus de l’arche.

L’horloge apparut après que les Rouennais eurent perdu leur ancienne tour. Le vingt-quatre février mille trois cent quatre-vingt-deux, les collecteurs royaux commencèrent à prélever un nouvel impôt sur le vin, le sel et d’autres marchandises. Les ouvriers et les petits artisans, qui vivaient de leur travail salarié et de leur propre production, se soulevèrent. On appela ce soulèvement la Harelle, d’après le cri normand « haro ! », par lequel on appelait à l’aide.

Les participants au soulèvement firent sonner la cloche d’alarme municipale. La cloche Rouvelle rassemblait les gens précisément ici. La foule mit à sac les maisons de riches marchands ; plusieurs personnes furent tuées. À la fin de mars, le roi de France Charles VI entra dans Rouen avec une armée afin de soumettre la ville. Plusieurs participants furent exécutés, et l’impôt contesté fut malgré tout perçu. Le roi supprima la commune, l’autonomie municipale élue, priva Rouen de ses privilèges commerciaux, ordonna d’enlever les cloches et de démolir la tour d’où avait retenti le signal.

Sept ans plus tard, les conseillers municipaux trouvèrent une formulation acceptable pour rendre la tour à la ville. Ils ne demandaient pas un nouveau beffroi, mais un édifice destiné à des horloges publiques. L’autorisation fut accordée. Le cinq août mille trois cent quatre-vingt-neuf, le registre municipal consigna la décision de construire une « tour pour les horloges ». Dès le premier septembre, dans l’inscription suivante, les conseillers l’appelèrent un beffroi.

L’horloger Jean de Felin, chargé de mettre en marche le mécanisme municipal, acheva son travail cette même année. Il fallait sans cesse remonter les poids, graisser les roues dentées et surveiller les cordes. Felin fut nommé premier gardien de l’horloge ; lui et sa femme reçurent un logement près de la tour, et son atelier donnait sur la rue. L’entretien d’un seul mécanisme devint ainsi une affaire de famille et demeura une fonction particulière durant près de six siècles.

À l’époque de Jeanne d'Arc, l’arche actuelle n’existait pas encore. Depuis mille quatre cent dix, les premiers cadrans se trouvaient au-dessus de la porte Massacre qui se dressait ici ; le pavillon Renaissance en pierre et les cadrans visibles aujourd’hui ne furent construits qu’entre mille cinq cent vingt-sept et mille cinq cent vingt-neuf. L’itinéraire exact par lequel Jeanne fut conduite du château à la place du Vieux-Marché est inconnu ; on ne peut donc pas affirmer qu’elle passa sous l’horloge.

Derrière les cadrans actuels fonctionne un entraînement électrique installé en mille neuf cent vingt-huit. Le mécanisme de Jean de Felin ne fait plus avancer l’aiguille, mais il se trouve toujours dans la tour élevée sur les vestiges du beffroi détruit.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantPlace du Vieux-Marché
Entréede l’extérieur ; entrée à l’intérieur sur présentation d’un billet

Accessible librement depuis l’extérieur. Parcours intérieur : haute saison 1 avril–30 septembre, mardi–dimanche 10:00–13:00 et 14:00–19:00 ; basse saison 1 octobre–31 mars, mardi–dimanche 14:00–18:00. Billet plein tarif 7,85 euros, tarif réduit 4 euros.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Placez-vous à l’écart du principal flux de passants : tous les détails essentiels sont visibles depuis la rue, il n’est pas nécessaire d’entrer dans le bâtiment pour ce récit.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez l’horloge derrière vous et suivez la même rue jusqu’au Vieux-Marché.

Étape 6 sur 8Ensuite : Place du Vieux-Marché

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le procès de Jeanne d'Arc et le vieux Rouen » — 8 étapes, environ 2,8 km, 2 h 45 min sans l'Historial Jeanne d'Arc complet ; environ 4 h avec le parcours multimédia.

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