Étape 7 sur 8

Basilique Saint-Pierre

Le maître-autel établira une chaîne verticale entre l’édifice actuel, le sanctuaire ancien et la nécropole romaine.

15 min
Façade de la basilique Saint-Pierre avec son dôme et l’obélisque au premier plan.
Kai Pilger · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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À remarquer

  • Le baldaquin de bronze
  • Le maître-autel
  • Les colonnes du baldaquin

L’histoire du lieu

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Sous le baldaquin de bronze, au maître-autel, les fidèles se rassemblent pour les plus importantes célébrations papales. L’édifice actuel a remplacé l’église qui se trouvait ici durant de nombreux siècles, mais l’autel en a conservé le point principal. Le temple ne sert donc pas seulement aux grandes cérémonies : des pèlerins y venaient depuis des siècles et souhaitaient être enterrés près du sanctuaire vénéré.

Au début du quatrième siècle, l’empereur Constantin, qui envisageait un immense temple pour la communauté chrétienne de Rome récemment légalisée, choisit un terrain extrêmement incommode. Un cimetière romain était encore en usage ici, sur le versant de la colline du Vatican. Pour obtenir une surface plane, il fallait enlever les parties supérieures des mausolées et déplacer plus de quarante mille mètres cubes de terre. Il aurait été plus simple de trouver un terrain libre. Constantin avait besoin d’une tombe bien précise.

La basilique porte le nom de Pierre — Simon, pêcheur galiléen qui abandonna son métier, devint disciple de Jésus et prêcha le christianisme à Rome. La tradition catholique le considère comme le premier évêque de la ville, c’est-à-dire le chef de la communauté romaine, et comme le prédécesseur des papes. Selon la tradition de l’Église, Pierre fut exécuté dans les années soixante du premier siècle, sous l’empereur Néron, dans un cirque voisin, puis enterré dans le cimetière d’ici. Le récit de sa crucifixion la tête en bas relève lui aussi de la tradition, et non d’un événement moderne consigné dans un témoignage détaillé.

Les chrétiens retinrent le lieu de la sépulture. Environ un siècle plus tard, un petit monument apparut au-dessus de la tombe vénérée : une plaque de marbre posée sur deux petites colonnes, près d’un mur recouvert d’un enduit rouge. Les pèlerins gravaient tout près des invocations au Christ et à Pierre. Au début du quatrième siècle, c’était déjà un sanctuaire connu, bien que l’on continuât à enterrer autour des Romains ordinaires.

Constantin ordonna d’enfermer le monument dans le marbre et de placer un autel au-dessus. Les parties supérieures des tombes voisines furent démontées ; les autres furent comblées et transformées en fondations de l’église. Pour la nécropole, cela signifia la fin : les nouvelles inhumations cessèrent ici. Mais les constructions ensevelies sous l’église furent scellées et se conservèrent là où un site à ciel ouvert aurait depuis longtemps été démonté et reconstruit.

Le sol de la première basilique fut élevé jusqu’au niveau du monument de Pierre. Des pèlerins venaient à l’autel, des chrétiens souhaitaient être enterrés à proximité, et l’église elle-même subsista environ douze siècles. Lorsque les papes du seizième siècle la démolirent pour construire l’édifice actuel, ils en modifièrent les dimensions et le plan, mais ne déplacèrent pas son point principal. Le nouvel autel fut de nouveau placé au-dessus du lieu que les générations précédentes considéraient comme la tombe de l’apôtre.

Les fouilles du vingtième siècle mirent au jour, en contrebas, une voie romaine, des mausolées et le monument du deuxième siècle. Elles confirmèrent que les chrétiens vénéraient très tôt ici une sépulture précise. Il est impossible de prouver avec la même certitude que les restes humains retrouvés appartiennent à Pierre lui-même : l’Église les considère comme ses reliques, tandis que les chercheurs parlent de cette attribution avec plus de prudence.

Aujourd’hui, les plus importantes célébrations papales ont lieu au maître-autel, sous le baldaquin de bronze. Au-dessous se trouvent, superposés, les autels antérieurs, l’enveloppe de marbre de l’époque de Constantin, le monument ancien et la tombe dans la terre du cimetière romain. C’est cette sépulture vénérée qui a donné à la basilique le nom de Saint-Pierre.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantmusées du Vatican
Entréede l’extérieur

La basilique est ouverte tous les jours de 07:00 à 20:00 ; l’entrée est gratuite, mais passe par un contrôle de sécurité ; des restrictions sont possibles pendant les offices.

Vérifié : 25 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Respectez les exigences vestimentaires et le silence près des lieux de prière. L’ascension du dôme et les visites souterraines spéciales se planifient séparément et ne sont pas nécessaires pour le récit principal.

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Où aller ensuite ?

Après la basilique, contournez le côté nord du Vatican jusqu’à l’entrée des musées.

Étape 7 sur 8Ensuite : musées du Vatican

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Borgo et Vatican : le pouvoir papal dans la ville » — 8 étapes, 4 km, 3-5 heures.

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