Étape 8 sur 8

Cinelândia et Theatro Municipal do Rio de Janeiro

Cinelândia / Theatro Municipal do Rio de Janeiro

La fin mettra en regard le quartier du cinéma de masse et le théâtre qui n’a pas tenu sa promesse initiale.

25 min
Cinelândia et Theatro Municipal do Rio de Janeiro
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade du Theatro Municipal do Rio de Janeiro
  • Cine Odeon
  • Place Cinelândia
  • Avenida Rio Branco

L’histoire du lieu

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Vers la façade d’apparat du Theatro Municipal do Rio de Janeiro convergent la place et l’Avenida Rio Branco, percée comme une nouvelle artère urbaine. Avant elles, ce site était occupé par le Convento da Ajuda ; on y construisit ensuite une grande salle destinée aux saisons en tournée et aux productions coûteuses. Aujourd’hui, son propre orchestre, son chœur et son ballet y travaillent, et l’on continue de venir sur la place pour assister à des opéras, des concerts et des spectacles de danse.

À une extrémité de la place se dresse le Theatro Municipal do Rio de Janeiro, à l’autre subsiste le Cine Odeon. Entre ces bâtiments se trouve l’origine du mot « Cinelândia » : « terre du cinéma ».

Au début des années mille neuf cent vingt, l’émigrant espagnol Francisco Serrador dirigeait déjà un immense réseau de salles de cinéma et tirait ses revenus de la distribution de films. Après un long voyage en Europe et aux États-Unis, il conçut le projet de réunir dans un même quartier des cinémas, des scènes, un hôtel, des cafés et des magasins, sur le modèle de Broadway à New York.

Serrador choisit le site où se trouvait autrefois le Convento da Ajuda. En mille neuf cent vingt-cinq, les cinémas Cine Capitólio, Cine Glória et Cine Império y ouvrirent, puis, un an plus tard, le Cine Odeon. D’autres salles suivirent. Le nom « Cinelândia » naquit de leur nombre : les gens venaient ici, choisissaient un film sur place et passaient d’une affiche à l’autre. La plupart de ces cinémas fermèrent ensuite ou changèrent d’usage. Le Cine Odeon, qui a eu cent ans en deux mille vingt-six, est resté le seul cinéma encore en activité de l’ancienne Cinelândia.

Le Theatro Municipal do Rio de Janeiro apparut avant le quartier de Serrador. Artur Azevedo, dramaturge et chroniqueur théâtral dans les journaux, en défendait la création : il voulait fonder une troupe brésilienne permanente financée par la ville. Il écrivait des comédies pour des acteurs locaux et constatait que les entrepreneurs privés préféraient payer des tournées étrangères rentables : les auteurs et interprètes brésiliens n’avaient ni leur propre scène ni salaire stable.

À partir de mille huit cent quatre-vingt-quatorze, Azevedo mena chaque semaine une campagne dans les journaux. Il proposait de prendre pour modèle la Comédie-Française, théâtre d’État français doté d’artistes permanents et d’un répertoire. Les conseillers municipaux adoptèrent une loi : dix pour cent des recettes des troupes dramatiques étrangères devaient être prélevés pour payer le bâtiment et l’entretien d’une compagnie brésilienne. Les recettes entraient, mais les travaux ne commençaient pas. Azevedo exigeait publiquement des comptes sur cet argent et continuait d’écrire.

Seul le maire Pereira Passos reprit le projet. Il voulut d’abord aménager l’ancien Teatro São Pedro de Alcântara, mais aucun accord ne put être trouvé avec le propriétaire du bâtiment. Le nouveau théâtre fut alors construit ici, le long de l’Avenida Central tout juste percée, l’actuelle Avenida Rio Branco.

Cependant, Passos refusa d’entretenir une troupe dramatique permanente. L’immense salle devait être louée à l’entrepreneur qui paierait le loyer. Azevedo en comprit aussitôt la conséquence : une telle scène convenait mieux aux opéras coûteux et aux grandes productions étrangères qu’au travail quotidien des acteurs brésiliens. Il suivit néanmoins les travaux, inspecta le bâtiment presque achevé et le jugea magnifique. Le dramaturge mourut neuf mois avant l’ouverture.

Le quatorze juillet mille neuf cent neuf, le programme inaugural comprenait des œuvres de compositeurs brésiliens, et une troupe nationale portant le nom d’Artur Azevedo joua la pièce Bonança de Coelho Neto. La presse l’avait obtenu en exigeant que la soirée soit confiée à des artistes locaux. Deux mois plus tard, la ville loua le théâtre à un entrepreneur pour des saisons commerciales.

Plus tard, le théâtre se dota de son propre orchestre, de son chœur et de son ballet. Ils constituent encore aujourd’hui ses ensembles permanents : on y donne des opéras, des concerts et des spectacles de ballet. Parmi eux, il n’y a pas de troupe dramatique, celle pour laquelle Azevedo avait lancé toute sa campagne.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantFin de l’itinéraire
Entréede l’extérieur

La place est accessible en tant qu’espace public toute la journée ; l’accès au Theatro Municipal do Rio de Janeiro dépend des spectacles, des visites guidées et de la programmation en cours.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La fin se fait entièrement dehors ; prévoyez une visite guidée ou un spectacle à l’intérieur du théâtre comme une visite séparée.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Terminez la promenade entre le théâtre et le Cine Odeon, où deux projets différents de spectacle urbain se rencontreront sur une même place.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le vieux centre de Rio : empire, commerce et république » — 8 étapes, environ 3,1 km, 3–4 heures.

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