Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Pelouse ouverte
- Allées de parc rectilignes
- Cathédrale au milieu du parc
L’histoire du lieu
Le nom « Esplanade » vient de l’ancien terrain militaire. C’est ainsi qu’on appelait une bande dégagée près des fortifications : il était interdit d’y construire, afin que la garnison dispose de suffisamment d’espace pour les exercices et que l’approche de l’ennemi puisse être repérée de loin. Lorsque les remparts de Riga furent démolis au milieu du dix-neuvième siècle, des boulevards, des maisons et des jardins apparurent autour, mais cette étendue sableuse resta aux mains des militaires. Les exercices soulevaient de la poussière et bloquaient les rues voisines. Les habitants de Riga se plaignaient, mais une commission d’officiers supérieurs insistait encore en mille neuf cent : la garnison ne disposait pas d’un autre terrain d’exercice aussi commode dans le centre.
La solution fut trouvée par les organisateurs du septième centenaire de Riga. Un an avant la commission, cent cinquante industriels, propriétaires d’ateliers et artisans soutinrent la proposition de l’ingénieur Florian von Viganovsky d’y organiser une grande exposition industrielle. Ces personnes vivaient des commandes de poêles, de meubles, de machines, de tissus et de vaisselle ; l’anniversaire offrait l’occasion de montrer leurs produits aux acheteurs et de les comparer au travail des concurrents. Les organisateurs examinèrent plusieurs terrains en périphérie, mais les mauvaises liaisons et l’exiguïté y faisaient obstacle. Le terrain d’exercice militaire était plat, vide et accessible depuis différents quartiers de la ville.
L’architecte et directeur de l’école des métiers Max Scherwinsky remporta le concours pour le plan de l’exposition. Autour de la cathédrale, on construisit vingt et un bâtiments d’exposition communs et vingt-six pavillons privés. Le jardinier en chef de la ville, Georg Kuphaldt, aménagea des allées, des pelouses et des plantations. Durant l’été de mille neuf cent un, pendant trois mois, une ville de bois, dans le style alors nouveau de l’Art nouveau, se dressa sur l’ancien terrain d’exercice. Sept cent soixante-quinze participants y apportèrent de la dentelle, des cigares, des poêles en faïence, des meubles, des machines à vapeur, des voitures de tramway et une automobile.
Avant l’ouverture, le ministre de la Guerre Alexis Kouropatkine visita l’exposition. Son ministère cherchait à conserver le terrain pour l’armée, mais le ministre vit alors un espace public déjà achevé, organisé autour de pavillons temporaires et du jardin de Kuphaldt. Après l’exposition, le dix janvier mille neuf cent deux, le ministère de la Guerre autorisa la ville à végétaliser les abords de l’Esplanade et à y construire des bâtiments publics. Les pavillons furent démontés, et les jardiniers municipaux poursuivirent l’aménagement d’un parc régulier.
Sur l’Esplanade elle-même, il ne reste rien des quarante-sept constructions de l’exposition. L’étendue dégagée, pour laquelle les militaires avaient autrefois interdit toute construction ici, a subsisté. Aujourd’hui, des foires et des fêtes urbaines se tiennent sur l’ancien terrain d’exercice, et sa fonction militaire ne demeure que dans le nom du parc.
Sur place
Espace urbain ouvert ; vérifiez les événements et les clôtures temporaires sur l’agenda municipal.
Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.C’est un vaste espace ouvert sans point d’observation unique. Écoutez le récit pendant une marche lente, sans vous attarder sur les pistes cyclables et les allées très fréquentées.
