Étape 1 sur 6

basilique du Vœu national

Basílica del Voto Nacional

Ici, une promesse religieuse de l’État se transformera en débat sur le droit de parler au nom du pays et en un long chantier financé par des dons privés.

20 min
Façade de la basilique du Vœu national à Quito
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Figures sur la façade
  • Noms des donateurs sur les pierres de l’abside
  • Peinture originale du Sacré-Cœur dans la chapelle de la Congrégation des Missionnaires oblats

L’histoire du lieu

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Sur la colline de San Juan se dresse une basilique dont la façade rassemble, en statues de pierre, des saints, des dignitaires de l’Église et des responsables de l’État. Le temple ne fut officiellement inauguré qu’en mille neuf cent quatre-vingt-huit ; près de l’abside, les noms des familles ayant participé à sa construction restent encore lisibles dans la pierre. Dans une chapelle privée de la Congrégation des Missionnaires oblats est conservée la peinture originale du Sacré-Cœur de Jésus.

Le nom de ce temple se traduit par « basilique du Vœu national ». Ici, le vœu désignait l’engagement que l’État et l’Église catholique avaient pris au nom du pays.

Le vingt-cinq mars mille huit cent soixante-quatorze, le président Gabriel García Moreno, qui cherchait à obtenir une alliance officielle de la république avec l’Église catholique, et l’archevêque de Quito José Ignacio Checa y Barba consacrèrent l’Équateur au Sacré-Cœur de Jésus. Une telle consécration signifiait que le pays reconnaissait solennellement une protection religieuse particulière. Personne n’avait fait ce vœu personnellement pour chaque Équatorien.

Cette cérémonie n’avait pas encore de monument de pierre. Il fallut attendre neuf ans, après une guerre civile, pour que le prêtre et professeur de droit Julio María Matovelle en réclame un. Les adversaires du général Ignacio de Veintemilla, qui s’était proclamé chef suprême, renversèrent son régime. Matovelle fut élu député de la province d’Azuay et expliquait cette victoire par l’aide de Dieu. Il convainquit le gouvernement provisoire d’ordonner la construction d’une grande basilique : le trésor public devait fournir le terrain et l’argent, les fidèles devaient ajouter leurs dons.

À l’assemblée constituante, Eloy Alfaro, général libéral qui avait lui-même combattu Veintemilla, lui répondit. Alfaro voulait rétablir la république, mais refusait de transformer la victoire d’une coalition en remerciement religieux au nom du pays tout entier. Il rappela que le trésor public n’avait pas de fonds et que les guerres fratricides devaient être vouées à l’oubli, non commémorées par des basiliques.

Matovelle l’emporta d’abord. La construction fut approuvée et, le dix juillet mille huit cent quatre-vingt-douze, la première pierre fut posée sur l’actuelle colline de San Juan. Les fonds furent recueillis dans les paroisses de tout l’Équateur. Les familles qui versaient une contribution obtenaient le droit de faire graver leur nom sur les pierres de l’abside.

Le débat se poursuivit toutefois hors de l’assemblée. Quand Alfaro prit la tête du pays après la Révolution libérale, le financement public des consécrations religieuses et des temples fut supprimé. Matovelle risquait alors l’arrestation : il se cacha, partit pour Lima muni d’un sauf-conduit et y gagna sa vie comme aumônier dans une école de jeunes filles. En mille neuf cent deux, le nouveau président proclama une amnistie. Matovelle revint et se rendit aussitôt à Quito, car le gouvernement s’apprêtait à reprendre le terrain où se trouvait le temple inachevé.

Le prêtre confia le chantier à la Congrégation des Missionnaires oblats qu’il avait fondée. Les membres de la Congrégation des Missionnaires oblats recueillaient désormais eux-mêmes les dons, engageaient les artisans et conservaient le terrain. Matovelle mourut en mille neuf cent vingt-neuf ; la basilique ne fut officiellement inaugurée qu’en mille neuf cent quatre-vingt-huit.

Sur la façade, parmi les figures de saints, de dignitaires de l’Église et de responsables de l’État, se trouvent Matovelle et García Moreno. Les noms des donateurs sont restés sur les pierres de l’abside. Et, dans une chapelle privée de la Congrégation des Missionnaires oblats, est conservée la peinture originale du Sacré-Cœur de Jésus, devant laquelle l’Équateur fut consacré au Sacré-Cœur de Jésus en mille huit cent soixante-quatorze.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantplace de l’Indépendance
Entréeextérieur / billet requis pour les tours

La façade se lit comme un repère urbain à ciel ouvert. La source touristique de Pichincha indique que la basilique se visite du lundi au vendredi de 09:00 à 17:00 et le week-end de 06:00 à 18:30, avec un tarif distinct pour les visiteurs étrangers ; les événements religieux et le contrôle local des accès peuvent modifier les horaires.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Les principaux détails locaux se lisent bien depuis l’extérieur. La montée et certaines zones intérieures peuvent avoir leurs propres règles d’accès ; ne vous précipitez pas en hauteur.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez la rue Venezuela jusqu’à la place avec la colonne.

Étape 1 sur 6Ensuite : place de l’Indépendance

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Quito historique : temples, places et La Ronda » — 6 étapes, 2,2 km, 2 h 45 min.

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