Étape 5 sur 8

Côte de la Montagne

Côte de la Montagne

La descente expliquera pourquoi la principale liaison entre les deux niveaux de la ville est devenue un conflit entre la défense et la circulation.

12 min
Côte de la Montagne
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Arche de pierre
  • Passerelle piétonne
  • Pierre portant la date de la mort de Prescott
  • Mur de soutènement

L’histoire du lieu

Taille du texte

La Côte de la Montagne est une descente raide et sinueuse entre la Haute-Ville et la Basse-Ville. Dans le nom français, « côte » désigne une route en pente et « montagne », une montagne. C’est une description du relief, non le nom de famille de quelqu’un.

Samuel de Champlain, fondateur de Québec et chef du comptoir commercial, fut le premier à se heurter ici à un problème simple. En bas, à l’emplacement de l’actuelle place Royale, se trouvait un comptoir fortifié avec des logements et un entrepôt. C’est là que l’on entreposait les provisions et les marchandises, et que des représentants des peuples autochtones échangeaient des fourrures contre des produits européens. En mille six cent vingt, Champlain construisit le fort Saint-Louis en haut : depuis cette hauteur, on pouvait surveiller le fleuve et défendre le comptoir. Entre l’entrepôt et le fort, il restait une falaise.

Champlain y aménagea une route. Au début, un sentier droit ne descendait que pour les piétons. En mille six cent vingt-trois, les constructeurs ajoutèrent un virage inférieur et firent aboutir le chemin dans la Basse-Ville. C’est ainsi que naquit la première liaison permanente entre la partie portuaire de Québec et le sommet fortifié. Plus tard, un quartier commerçant se développa autour du comptoir inférieur, tandis qu’en haut s’installèrent la résidence du gouverneur et les institutions. Les personnes, les marchandises et les véhicules devaient tous passer par cette montée.

Robert Prescott, gouverneur général britannique et commandant des troupes en Amérique du Nord, responsable de la défense de Québec, en tira parti. En mille sept cent quatre-vingt-dix-sept, il ordonna de barrer la montée par des portes de pierre. Au-dessus de la basse arche fut aménagé un poste de garde, où des soldats montaient la garde jour et nuit. Les véhicules passaient tout juste par l’ouverture, les piétons disposaient d’un passage séparé avec des marches, et les battants étaient fermés la nuit.

Pour les voituriers qui gagnaient leur vie en transportant des marchandises du port vers le haut, les portes devinrent un retard constant. Au milieu du dix-neuvième siècle, les maisons et la circulation s’étaient multipliées sur la pente ; la route étroite et boueuse exigeait déjà beaucoup d’efforts, et tout le flux devait en plus se faufiler sous une seule arche.

Prescott quitta le Canada et mourut en Angleterre en mille huit cent quinze. Après sa mort, les portes reçurent son nom, et une pierre portant l’année de sa mort fut placée au-dessus d’une embrasure de canon. En mille huit cent cinquante-quatre, le passage fut élargi, mais cela ne suffit pas. Dix-sept ans plus tard, les portes furent démolies, et les voituriers obtinrent une montée libre.

L’arche actuelle apparut en mille neuf cent quatre-vingt-trois, plus bas que l’emplacement précédent. Elle est en béton à l’intérieur et revêtue de pierre à l’extérieur ; elle n’a ni battants verrouillables ni poste de garde. C’est une passerelle piétonne, construite d’après un projet proposé par lord Dufferin un siècle plus tôt. L’ancien emplacement des portes est signalé par une pierre, encastrée dans le mur de soutènement, portant la date de la mort de Prescott ; sous elle, la route qui fut menée vers la Basse-Ville en mille six cent vingt-trois serpente toujours.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantPlace Royale
Entréeaccès libre

Rue urbaine ouverte et liaison par escaliers. En hiver, après la pluie et pendant les travaux municipaux, le passage peut être glissant ou partiellement restreint.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Marchez sans vous presser, restez à l’écart de la circulation et avancez prudemment sur le revêtement mouillé ou verglacé.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez jusqu’au buste en bronze au centre de la place.

Étape 5 sur 8Ensuite : Place Royale

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vieux-Québec : du promontoire au fleuve » — 8 étapes, environ 1,3 km, 2–3 heures.

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