Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Large arche routière
- Armoiries du Canada
- Allée au-dessus de la porte
L’histoire du lieu
Le nom Saint-Jean apparut ici avant la porte. Au milieu du dix-septième siècle, l’arpenteur et ingénieur Jean Bourdon traça une route de Québec à son domaine — le fief Saint-Jean. La route conserva son nom. Lorsque la ligne occidentale des fortifications fut repoussée jusqu’à son emplacement actuel, on laissa dans le mur un passage pour cette route et on lui donna le même nom.
En mille huit cent soixante-sept, la porte comportait deux passages pour les voitures et deux passages pour les piétons. Les grandes arcades laissaient passer le tramway hippomobile — une voiture sur rails tirée par des chevaux. Les propriétaires de boutiques de part et d’autre du mur dépendaient de cet itinéraire : la rue Saint-Jean reliait la vieille ville au faubourg qui s’étendait.
Dans les années mille huit cent quatre-vingt-dix, l’entrepreneur ferroviaire Horace Jansen Beemer vit dans le tramway électrique urbain une nouvelle source de revenus. Il obtint du conseil municipal une concession exclusive pour créer un réseau et tenta d’attirer des investisseurs américains. L’instabilité boursière effraya les investisseurs et, en mille huit cent quatre-vingt-seize, Beemer dut céder la concession à la Quebec District Railway Company, tout en conservant le droit de racheter l’entreprise.
La compagnie réunit les anciennes lignes et commença l’électrification. Les voitures nécessitaient des fils au-dessus des rails, mais les voûtes de pierre de Saint-Jean ne leur laissaient pas de place. En mille huit cent quatre-vingt-dix-sept, la ville ordonna le démantèlement de la porte. Durant l’été, les voitures électriques se mirent à circuler dans la rue et, un an plus tard, la compagnie de Beemer reprit le réseau déjà en service. L’entrepreneur survécut à la perte des investisseurs ; l’arche, non.
Pendant quarante-deux ans, le passage entre les sections du mur resta ouvert. L’actuelle porte fut construite en mille neuf cent trente-neuf, lorsqu’un programme fédéral de travaux publics procurait un emploi aux personnes restées sans travail pendant la Grande Dépression. Les constructeurs reprirent l’aspect médiéval de la porte, proposé autrefois par lord Dufferin, le gouverneur général qui s’employait à préserver les fortifications de Québec. Pour la chaussée, ils aménagèrent une large arche : les transports, qui avaient autrefois détruit la porte précédente, déterminèrent les dimensions de la nouvelle.
Au-dessus de l’arche sont placées les armoiries du Canada. Sous elle se prolonge la rue que Jean Bourdon traça vers son fief ; des voûtes de la porte démantelée pour les fils du tramway, il ne subsiste pas une seule à cet endroit.
Sur place
La circulation et l’observation extérieure sont accessibles en permanence. Les promenades et les points de musée des services des parcs fonctionnent selon la saison et la météo ; les horaires des guichets et des visites guidées ont été vérifiés séparément pour 2026.
Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Observez d’abord la porte depuis l’extérieur, puis passez sous l’arche et comparez les deux façades. Ne vous tenez pas sur la chaussée : la meilleure vue s’ouvre depuis les zones piétonnes de part et d’autre.
