Étape 1 sur 8

place D'Youville

Place d’Youville

Ici, la bande militaire devant le mur devint successivement un faubourg résidentiel, un marché et une place publique.

12 min
place D'Youville avec un théâtre et des maisons anciennes
Wilfredor · CC0; cropped/resized for app
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Façade du Palais Montcalm
  • Rempart
  • Arche de la porte Saint-Jean

L’histoire du lieu

Taille du texte

Devant la façade du Palais Montcalm s’étend une place ouverte qui fut autrefois le cœur commerçant du quartier près de la porte Saint-Jean. Dans le pavillon couvert, on vendait de la viande et des provisions ; des charrettes se tenaient le long des trottoirs en bois, et les habitants de la ville et des faubourgs se réunissaient à l’étage. Lorsque le marché fut transféré dans la Basse-Ville, sa base devint l’appui du bâtiment de concert, tandis que le terrain libre devant lui se transforma avec le temps en patinoire et en lieu de spectacles de rue. Sous le bâtiment, les archéologues trouvent des traces d’une couche encore plus ancienne : des pierres du parement extérieur du fossé de la fortification furent probablement intégrées aux fondations du marché.

À l’emplacement de l’actuelle patinoire, au milieu du dix-huitième siècle, vivaient des charpentiers, des maçons, un forgeron, un tanneur, un cabaretier, des charretiers et des journaliers. Les uns gagnaient leur vie par leur métier, les autres étaient embauchés à la journée et dépendaient de chaque nouvelle commande. Ils s’installaient hors du mur de la ville : à l’intérieur, l’espace était exigu et des règles strictes s’appliquaient ; de plus, la porte Saint-Jean fermait à la tombée de la nuit, laissant le faubourg sans services municipaux ni protection.

En mille sept cent soixante-quinze, les troupes américaines approchèrent de Québec. Le conseil militaire britannique ordonna de démolir les maisons devant les fortifications afin que les assaillants ne puissent pas les utiliser comme abris. Les habitants perdirent leurs logements et leurs dépendances. Après le siège, ils revinrent et, le plus souvent, reconstruisirent sur les anciennes fondations.

Vers mille huit cent quinze, les militaires dégagèrent de nouveau la bande devant le mur. Ils y aménagèrent un glacis, une pente ouverte et douce qu’il était interdit de bâtir, afin que les défenseurs voient les approches des fortifications. Pourtant, dès les années mille huit cent trente, une maison en bois apparut sur la pente. Elle brûla lors du grand incendie de mille huit cent quarante-cinq, et ses habitants élevèrent à sa place une maison de brique. Les archéologues ont trouvé une assiette d’enfant, une tasse miniature et des billes : ces objets permettent de conclure que, sur le terrain que les militaires tentaient de garder vide, une famille vivait de nouveau.

Après le départ de la garnison britannique, la ville démantela le glacis. L’ancien marché près de la cathédrale ne suffisait déjà plus à Québec, qui grandissait ; le terrain libéré près de la porte fut donc confié aux commerçants. Le cinq mai mille huit cent soixante-dix-sept, le marché Montcalm ouvrit. Le pavillon abritait des boucheries et des épiceries, tandis qu’à l’extérieur les vendeurs plaçaient leurs charrettes le long de trottoirs en bois ; au deuxième étage se réunissaient les habitants de la ville et du faubourg. Des chutes d’ébauches de boutons trouvées lors de fouilles montrent à quoi certains commerçants occupaient leurs mains entre deux clients.

Au début des années mille neuf cent trente, pendant la crise économique, les responsables municipaux déplacèrent le marché dans la Basse-Ville et décidèrent d’occuper l’ancien emplacement par une construction qui donnerait du travail aux chômeurs. À la place du pavillon commercial, ils élevèrent le Palais Montcalm, avec une salle de concert, une bibliothèque et une piscine publique. Devant la façade, ils laissèrent un espace ouvert : l’actuelle place. Plus tard, on y installa une patinoire ; de nouvelles salles de théâtre ouvrirent autour, et l’espace où se tenaient autrefois les charrettes du marché commença à servir aux spectacles de rue.

Sous le Palais Montcalm subsiste le lien matériel entre toutes ces transformations. Selon la conclusion des archéologues, des pierres du parement extérieur de l’ancien fossé de la fortification furent probablement intégrées aux fondations du marché, puis la base du pavillon du marché fut utilisée comme appui du bâtiment de concert.

La place reçut officiellement le nom de D’Youville en mille neuf cent soixante-cinq. Ce nom y arriva par la rue d'Youville, nommée dès mille huit cent soixante-seize : la rue conduisait à la chapelle des Sœurs de la Charité de Québec.

Marguerite D’Youville fonda la communauté d’origine à Montréal. Après la mort de son mari, elle ne reçut que des dettes ; elle dut renoncer à l’héritage, subvenait aux besoins de ses deux fils et, avec trois assistantes, commença à accueillir des pauvres chez elle. Plus tard, on leur confia l’Hôpital général de Montréal, ruiné et délabré. D’Youville en rétablit le fonctionnement : les pensionnaires aisées payaient leur séjour, les religieuses vendaient leurs propres produits, et les fermes, un moulin et une boulangerie procuraient des revenus.

En mille huit cent quarante-neuf, la communauté montréalaise qu’elle avait créée envoya à Québec Marcelle Mallet et cinq autres sœurs pour prendre en charge l’orphelinat local. Mallet fonda une communauté québécoise indépendante ; les sœurs construisirent un monastère, un orphelinat et une chapelle. La chapelle subsiste, bien qu’elle soit désormais cachée derrière des bâtiments modernes. La plaque portant le nom de la place prolonge l’axe de la rue tracée vers elle depuis l’ancien marché près de la porte.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantPorte Saint-Jean
Entréede l’extérieur

La place est toujours ouverte. En hiver, une patinoire municipale saisonnière y est installée ; à la date de vérification, la page de la ville indiquait que la patinoire était fermée pour la saison.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Éloignez-vous de la porte vers le milieu de la partie accessible de la place : la distance aide à ressentir l’échelle de l’ancien glacis. La place vit au rythme ordinaire de la ville ; ne vous attardez donc pas sur les trajets des piétons et des événements.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez le Palais Montcalm derrière vous et dirigez-vous vers le passage dans le mur.

Étape 1 sur 8Ensuite : Porte Saint-Jean

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Les remparts de Québec : portes et Citadelle de Québec » — 8 étapes, environ 2,1 km, 2–3 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade