Étape 6 sur 8

Galerie académique

Академическая галерея

L’arcade aide à retracer le chemin qui mène d’une petite source chaude au principal lieu de rencontre de la « société des eaux ».

20 min
La blanche Galerie académique et sa longue arcade entre des versants verdoyants.
Артём Белевич · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La longue arcade couverte
  • Les travées en arc
  • Les pavillons latéraux
  • Le large escalier

L’histoire du lieu

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Une chaîne allongée de travées en arc, sous un toit, traverse une dépression sur le versant du mont Machouk, et des pavillons la jouxtent de chaque côté. Un bâtiment permanent devint nécessaire lorsque tant de curistes se rassemblaient déjà autour de l’eau locale que les auvents de bois et les bancs ne suffisaient plus à les accueillir. Ici, on ne se soignait pas à la hâte : sous le toit, on marchait entre les prises d’eau, on attendait, on utilisait les bains et on puisait l’eau aux buvettes. La source pour laquelle tout cela fut aménagé avait déjà disparu à la fin du dix-neuvième siècle ; plus tard, la buvette ferma elle aussi.

En mille huit cent neuf, il n’y avait ici ni arcade de pierre ni large escalier. Fiodor Gaaz, médecin-chef de l’hôpital Pavlov de Moscou, âgé de vingt-neuf ans, prit un congé après s’être remis de deux fièvres contractées à l’hôpital et vint au mont Machouk étudier les eaux minérales. Il vivait pour son service à l’hôpital et sa pratique médicale privée ; il lui fallait désormais déterminer lesquelles des sources locales pouvaient réellement être recommandées à ses patients.

Sur ce versant, Gaaz remarqua des chevaux qui buvaient avidement une eau chaude et acidulée. Les habitants assuraient qu’après l’avoir bue, les chevaux étaient en meilleure santé. Pour le médecin, c’était une observation qu’il restait à vérifier. Gaaz analysa l’eau et fut le premier à proposer d’utiliser la source pour la boisson. Sa prescription commençait par deux verres par jour et allait jusqu’à dix à douze, entre lesquels il fallait marcher lentement. Il s’agit d’un schéma thérapeutique historique du début du dix-neuvième siècle, et non d’un conseil destiné au visiteur d’aujourd’hui.

Gaaz donna à la source le nom de source Elizavetinskaïa, en l’honneur d’Elizaveta Alekseïevna, épouse de l’empereur Aleksandr Ier. Après son deuxième voyage, il publia un livre présentant les résultats de ses observations. La source devint rapidement la principale source d’eau potable de Piatigorsk : on puisait d’abord l’eau dans un puits creusé plus profondément, puis on aménagea autour une esplanade et des galeries de bois avec des bancs. On venait ici boire la portion prescrite, attendre l’heure du verre suivant et rencontrer d’autres curistes. C’est ainsi qu’apparut la « société des eaux » de Piatigorsk.

Mikhaïl Iourievitch Lermontov décrivit précisément ce puits et cette galerie de bois dans La Princesse Mary. Il n’a pas vu le bâtiment actuel. Au milieu du dix-neuvième siècle, les constructions provisoires ne pouvaient déjà plus accueillir les visiteurs. Mikhaïl Vorontsov, vice-roi du Caucase, ordonna de les remplacer par une galerie permanente, et l’architecte de la station Samouïl Upton l’érigea en mille huit cent cinquante et un. La longue arcade couverte servait de salle de promenade ; les pavillons abritaient des bains, des salles d’attente et des buvettes, où l’on puisait l’eau minérale. La galerie traverse la dépression précisément parce que la source de Gaaz jaillissait à côté.

Le nom actuel apparut en mille neuf cent vingt-cinq, pour le deux-centième anniversaire de l’Académie des sciences. La galerie fut appelée Académique en mémoire des scientifiques qui étudiaient la composition des eaux du Caucase et transformaient les soins thermaux en traitement médical.

La source Elizavetinskaïa elle-même avait disparu dès la fin du dix-neuvième siècle. Plus tard, on amena dans la galerie de l’eau provenant d’autres forages, mais cette buvette ferma elle aussi avec le temps. Sur l’esplanade où Gaaz vit les chevaux boire, il est désormais impossible de puiser son eau. Il reste l’arcade au-dessus de la dépression et le bâtiment né d’une recommandation médicale auprès d’une petite source chaude.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantLac Proval
Entréeaccès libre à l’extérieur ; à l’intérieur, selon les modalités sur place

La visite extérieure est libre. Un complexe de restauration est ouvert dans le bâtiment tous les jours de 11:00 à 22:00 ; des événements peuvent limiter l’accès à l’intérieur.

Vérifié : 12 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Il est pratique d’écouter cette histoire devant la façade : il n’est pas nécessaire, pour cet arrêt, de visiter le complexe de restauration situé à l’intérieur.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez la galerie de part en part et poursuivez le chemin le long du mont Machouk jusqu’au tunnel.

Étape 6 sur 8Ensuite : Lac Proval

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Piatigorsk : les eaux, le mont Machouk et Mikhaïl Iourievitch Lermontov » — 8 étapes, environ 6,4 km + trajet, 4–4,5 h.

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