Étape 1 sur 9

synagogue Vieille-Nouvelle

Staronová synagoga / Old-New Synagogue

Ici, la communauté a transformé une catastrophe récente en office annuel.

15 min
La synagogue Vieille-Nouvelle à Prague, avec sa façade gothique et son toit de tuiles rouges.
Richard Mortel from Riyadh, Saudi Arabia · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’estrade centrale
  • La grille gothique
  • Les murs de pierre de la salle de prière

L’histoire du lieu

Taille du texte

Les murs de pierre de cette salle furent bâtis par les artisans de l’atelier royal de construction dans la seconde moitié du treizième siècle. Pendant plus d’un siècle, elle fut le principal lieu de prière du quartier juif et, lorsque d’autres synagogues apparurent dans la ville, l’ancienne Nouvelle fut appelée Vieille-Nouvelle. Au centre de la salle s’élève une estrade destinée à la lecture de la Torah et à l’office, entourée d’une grille gothique. Une communauté en activité s’y réunit encore aujourd’hui.

Une fois par an, dans la seconde moitié de Yom Kippour — jour de jeûne et de repentir —, on lit dans cette salle de prière Et kol ha-tela'ah, « Toutes les calamités ». Le texte est apparu après le pogrom de Pessa'h de mille trois cent quatre-vingt-neuf. Il fut écrit par Avigdor ben Yitzhak Kara, maître d’enfants juifs et poète religieux, qui allait transformer la récente disparition de la Communauté juive de Prague en prière.

Cette année-là, le Pessa'h juif coïncida avec Pâques chrétienne. Le prétexte de l’attaque fut une accusation d’outrage à l’hostie, le pain consacré porté dans une procession chrétienne. Les témoignages médiévaux se contredisent sur les détails, mais les conséquences ne font aucun doute : une foule fit irruption dans le quartier juif, tua des hommes, des femmes et des enfants, pilla les maisons et incendia les lieux de prière. Le roi Venceslas IV n’était pas à Prague, et la protection royale promise aux Juifs ne les sauva pas. Le nombre des morts est inconnu : différents documents avancent de plusieurs centaines à trois mille personnes.

Plus tard naquit la tradition selon laquelle des personnes avaient été tuées précisément dans la synagogue Vieille-Nouvelle et que le sang était resté sur ses murs. Cette partie du récit ne repose sur aucune confirmation fiable. Une autre chose est certaine : les Juifs de Prague associèrent le souvenir du pogrom à un office dans leur principal lieu de prière.

Kara est souvent présenté comme témoin du massacre, bien que les documents ne permettent pas de l’affirmer sans réserve. Une demande d’aide financière en vers, que les chercheurs datent d’après l’attaque, a été conservée. Kara y indique son métier : il gagnait sa vie en instruisant des enfants. Après le ravage, cet homme qui vivait des paiements des parents de ses élèves demanda à une autre communauté de le soutenir. Il entra plus tard au tribunal rabbinique de Prague, mais la principale trace laissée par le pogrom fut la prière pénitentielle qu’il écrivit.

On la lisait d’abord lors d’un petit jeûne d’été, puis elle fut intégrée à l’office de jour de Yom Kippour. Ce furent les Juifs de Prague eux-mêmes qui procédèrent ainsi : le récit des morts cessa de dépendre d’une seule liste ou d’un seul lecteur. Chaque année, un nouveau responsable de l’office le prononçait devant l’assemblée.

À l’époque de Kara, le bâtiment s’appelait la synagogue Nouvelle ou Grande. Des maçons de l’atelier royal la construisirent dans le dernier tiers du treizième siècle, et elle servait déjà depuis plus de cent ans de principal lieu de prière du quartier. À la fin du seizième siècle, les Juifs de Prague construisirent d’autres synagogues ; l’ancienne Nouvelle reçut alors son nom actuel, Vieille-Nouvelle.

Elle demeure aujourd’hui une synagogue en activité. Au centre de la salle se trouve une estrade entourée d’une grille gothique, d’où l’on lit la Torah et dirige l’office. En mille trois cent quatre-vingt-neuf, pour Avigdor ben Yitzhak Kara, c’était la synagogue Nouvelle. Aujourd’hui, sa prière est prononcée dans la synagogue Vieille-Nouvelle, dans cette même salle de prière.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantL’Hôtel de ville juif et ses horloges
Entréede l’extérieur

Horaires saisonniers ; fermé le sam et les fêtes juives, le ven ferme habituellement plus tôt avant le shabbat.

Vérifié : 26 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un lieu religieux en activité : à l’entrée, suivez les règles en vigueur. Le grenier lié à la légende du Golem ne fait pas partie de la visite habituelle.

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Où aller ensuite ?

Contournez la synagogue et approchez-vous du bâtiment aux deux cadrans.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Josefov et Vieille Ville : communautés et mémoire » — 9 étapes, 1,6 km, 2–3 h.

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