Étape 7 sur 8

Dôme des Invalides

Dôme des Invalides / Hôtel national des Invalides

Sous le dôme, vous vérifierez si un rituel d’État peut survivre au pouvoir qui l’a conçu.

15 min
Première vue du Dôme des Invalides doré depuis la perspective verte.
Frank Kovalchek · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le dôme doré
  • Le sarcophage de quartzite rouge
  • La crypte circulaire
  • Les abeilles dorées

L’histoire du lieu

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Le nom « Dôme des Invalides » désigne toute l’ancienne église royale sous son toit doré. Au dix-septième siècle, on appelait invalides les soldats qui, à cause de blessures, de maladie ou de l’âge, ne pouvaient plus servir. En mille six cent soixante-dix, Louis XIV, roi qui recrutait une grande armée permanente, ordonna qu’ils soient soignés et entretenus aux frais de l’État. Il voulait que le service militaire ne se termine pas dans la misère et que les nouveaux volontaires sachent qu’après une blessure, ils ne seraient pas abandonnés.

Deux parties d’une même église, avec un autel commun, furent aménagées pour le roi et les vétérans. Louis XIV et ses courtisans entraient sous le dôme, les soldats par le côté de la cour principale. Ils assistaient à la même messe tout en restant de part et d’autre du sanctuaire : l’ordre de la cour se maintenait même devant l’autel. L’actuelle cloison de verre fut installée plus tard ; derrière elle se trouve l’ancienne église des soldats, aujourd’hui l’église Saint-Louis-des-Invalides.

En mille huit cents, Napoléon Ier, alors Premier consul et futur empereur, ordonna de transférer sous le dôme les restes du commandant Turenne, puis plus tard le cœur de l’ingénieur militaire Vauban. L’église royale reçut ainsi une autre fonction : on commença à y enterrer des militaires illustres. Quarante ans plus tard, cette décision détermina le destin de Napoléon lui-même.

L’empereur déchu mourut en mille huit cent vingt et un en exil britannique, sur l’île de Sainte-Hélène. Dans son testament, il demandait à être enterré sur les rives de la Seine, parmi le peuple français. Le gouvernement britannique refusa longtemps de rendre le corps. Louis-Philippe obtint son accord : ce roi de France était monté sur le trône après la révolution de mille huit cent trente et tentait de réconcilier les partisans de sa maison d’Orléans avec les nombreux admirateurs de Napoléon. Le retour de l’empereur devait renforcer son régime fragile.

Le roi confia l’expédition à son fils cadet, l’officier de marine François d’Orléans, prince de Joinville. À Sainte-Hélène, les participants ouvrirent la tombe et quatre cercueils emboîtés les uns dans les autres afin de vérifier l’identité du défunt. Le corps fut placé dans un nouveau cercueil de plomb et un sarcophage d’ébène. La cérémonie fut appelée « retour des cendres », bien que Napoléon n’eût pas été incinéré.

Le quinze décembre mille huit cent quarante, le cortège funèbre arriva aux Invalides. Le prince de Joinville remit le cercueil à son père ; on y déposa l’épée et le chapeau de Napoléon, puis on le porta sous ce même dôme où, sur ordre du défunt, reposaient déjà Turenne et le cœur de Vauban. Le tombeau n’était pas encore prêt ; le corps fut donc laissé dans la chapelle Saint-Jérôme.

Louis-Philippe voulait un monument remarquable, mais redoutait une glorification trop solennelle de l’empereur. L’architecte Louis Visconti, vainqueur du concours pour le projet du tombeau, proposa une statue extérieure de Napoléon ; les fonctionnaires royaux la rejetèrent. Visconti dut abaisser la sépulture à l’intérieur de l’ancienne église. Les travaux s’éternisèrent. Le retour du corps n’ajouta rien à la popularité de Louis-Philippe : huit ans plus tard, une révolution le renversa et le roi partit en exil. Visconti mourut sans avoir vu le tombeau achevé. Le cercueil de Napoléon resta dans la chapelle provisoire pendant presque vingt et un ans.

Le deux avril mille huit cent soixante et un, déjà sous le règne du neveu du défunt, Napoléon III, le corps fut transféré dans la crypte achevée. Pour l’aménager, on creusa le sol sous le dôme de six mètres et on le laissa ouvert en cercle. Le sarcophage de quartzite rouge contient cinq cercueils emboîtés, et la porte de bronze porte les mots du testament sur les rives de la Seine. Les abeilles dorées de la chapelle Saint-Jérôme marquent l’endroit où ce cercueil attendit la fin des travaux.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantpont Alexandre-III
Entréede l’extérieur

Les vues extérieures sont accessibles en tant qu’espace urbain ouvert. Musée de l'Armée / Dôme : tous les jours 10:00–18:00, fermé le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre ; le premier vendredi du mois, ouverture tardive jusqu’à 22:00, les caisses ferment 30 minutes avant. L’accès peut changer en raison de cérémonies ou de fermetures techniques temporaires.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le dôme et l’ensemble se lisent bien depuis l’extérieur. Le tombeau de Napoléon et les salles du musée se trouvent à l’intérieur et nécessitent du temps supplémentaire ainsi qu’un billet.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Sortez sur l’esplanade nord et marchez entre les pelouses vers les quatre figures dorées.

Étape 7 sur 8Ensuite : pont Alexandre-III

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le Paris monumental : du Trocadéro au pont Alexandre-III » — 8 étapes, environ 6,2 km, 3,5–4,5 heures.

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