Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La pelouse centrale
- Les allées rectilignes
- La tour Eiffel
- La façade de l’École militaire
L’histoire du lieu
Le Champ-de-Mars fut aménagé près de l’École militaire comme terrain d’exercice pour les manœuvres et les exercices de marche. Son nom rend hommage à Mars, le dieu romain de la guerre. Lorsqu’en mille sept cent quatre-vingt-dix le Paris révolutionnaire eut besoin de réunir en un seul lieu des représentants de tout le pays, le terrain militaire se révéla assez vaste. Des citadins munis de brouettes élevèrent tout autour des tribunes de terre, et l’on installa au centre un Autel de la Patrie en bois. Le quatorze juillet, le roi, les députés et les gardes nationaux y jurèrent fidélité à la nation, à la loi et au roi.
Un an plus tard, Louis XVI, roi de France, tenta de fuir vers la frontière. Il fut arrêté et ramené à Paris. L’Assemblée nationale, qui cherchait à préserver la monarchie constitutionnelle, lui laissa la couronne. Les républicains, qui réclamaient le jugement du roi et un changement dans la direction exécutive du pays, déposèrent leur pétition sur cet Autel de la Patrie. Le dix-sept juillet mille sept cent quatre-vingt-onze, des milliers de personnes vinrent ici y apposer leur signature.
Le matin, on trouva sur le Champ-de-Mars deux hommes cachés sous l’autel. La foule les prit pour des espions et les tua. En l’apprenant, les autorités municipales envoyèrent ici la Garde nationale. Jean-Sylvain Bailly, premier maire de Paris et partisan de la dispersion du rassemblement, ordonna de proclamer la loi martiale. Un drapeau rouge était porté devant la colonne : il servait alors de signal officiel, après lequel les personnes rassemblées devaient se disperser. Le marquis de La Fayette, commandant de la Garde nationale, amena les soldats pour évacuer le Champ-de-Mars.
Les gens restèrent près de l’autel. Des pierres furent lancées en direction des gardes, puis les soldats ouvrirent le feu. Une partie des personnes rassemblées tenta de se réfugier sur les marches de l’Autel de la Patrie, où l’on continuait encore à signer la pétition. La municipalité reconnut la mort de vingt-quatre personnes ; d’autres estimations allaient jusqu’à cinquante. Après la fusillade, les rassemblements républicains furent dispersés, et leurs dirigeants furent arrêtés ou contraints de se cacher. Le roi conserva le trône encore environ un an.
Bailly perdit son soutien et quitta son poste de maire quelques mois plus tard. En mille sept cent quatre-vingt-treize, le Tribunal révolutionnaire le condamna, notamment pour l’ordre donné au Champ-de-Mars. À la demande de la foule, la guillotine fut transportée ici, et Bailly fut exécuté là où les signataires de la pétition avaient péri. La Fayette ne fut pas traduit en justice pour sa participation à la fusillade.
L’Autel de la Patrie en bois et les tribunes de terre ont disparu. La partie centrale du parc actuel passe à leur emplacement.
Sur place
Paris.fr présente le Champ-de-Mars comme un parc accessible en permanence durant la période en cours, mais avec des réserves liées à la sécurité ; les allées et les pelouses peuvent être fermées en raison de travaux, d’événements ou de la chaleur.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Choisissez un endroit à l’écart des activités sportives et des allées fréquentées. Le Champ-de-Mars est exposé aux intempéries, et certaines zones peuvent être occupées par des clôtures temporaires.
