Étape 3 sur 8

tour Eiffel

Tour Eiffel - Parvis / Esplanade

Le symbole principal de l’itinéraire montrera comment une construction provisoire d’exposition est devenue indispensable à la ville.

15 min
Base de la tour Eiffel, avec ses supports métalliques vue d’en bas.
Bobo Boom · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Treillis métalliques
  • Pilier nord
  • Buste doré d’Eiffel
  • Antennes au sommet

L’histoire du lieu

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Le nom d’Eiffel s’est attaché à la tour métallique qui domine le Champ-de-Mars, bien que le projet du concours ait été préparé par les employés de son entreprise d’ingénierie. L’entreprise construisit l’édifice et obtint le droit de l’exploiter. Lors de l’Exposition universelle, la tour servait d’arche d’entrée ; la subvention de l’État ne couvrait qu’une partie du coût estimé, aussi prévoyait-on de récupérer les dépenses par les billets pendant vingt ans. Près du pilier nord se trouve un buste en bronze doré d’Eiffel ; les fonds du monument furent réunis après la mort de l’ingénieur.

En mille neuf cent trois, le capitaine du génie Gustave Ferrié installa son poste de travail dans une baraque en bois près du pilier sud de la tour. L’administration militaire lui avait confié l’essai de la télégraphie sans fil, c’est-à-dire la transmission de messages par signal radio. Ferrié avait besoin d’une antenne haute et immobile. Les fils élevés par des ballons dépendaient de la météo, tandis qu’une structure métallique de trois cents mètres se dressait déjà au-dessus de la baraque.

La durée qui lui avait été accordée touchait alors à son terme. La tour avait été installée au bord du Champ-de-Mars, côté Seine, comme une gigantesque arche d’entrée de l’Exposition universelle de mille huit cent quatre-vingt-neuf. Le nom qu’elle porte est celui de Gustave Eiffel, à la tête de l’entreprise d’ingénierie qui transforma le projet de ses employés en candidature au concours, construisit la tour et obtint le droit de l’exploiter. La subvention de l’État s’élevait à un million et demi de francs, pour un coût estimé à six millions et demi ; Eiffel devait financer lui-même la plus grande part. En échange, il conservait pendant vingt ans les recettes des billets.

Le premier janvier mille neuf cent dix, la tour devait revenir à la ville. Personne n’était tenu de la conserver après cette date. La fréquentation diminuait et les responsables municipaux voulaient réaménager le Champ-de-Mars. En mille neuf cent trois, le démontage était sérieusement envisagé. Eiffel devait prouver que la hauteur de la tour restait utile après la fin des expositions.

Il proposa à Ferrié d’utiliser toute la structure et finança la fixation de l’antenne au sommet. Un fil fut tendu depuis le sommet jusqu’au Champ-de-Mars, et les appareils furent installés près du pilier sud. Ferrié établit d’abord une liaison avec des fortifications de l’est de la France, à environ quatre cents kilomètres. Le signal atteignit ensuite la base navale de Bizerte, en Tunisie. En mille neuf cent huit, la portée avait déjà atteint six mille kilomètres.

Les expériences cessèrent d’être une initiative temporaire de deux ingénieurs. Les militaires installèrent une station permanente de radiotélégraphie sous le Champ-de-Mars, et la ville prolongea le premier janvier mille neuf cent dix la concession d’Eiffel de soixante-dix années supplémentaires. Ferrié continua à développer le réseau de communication et devint plus tard général. À partir de mille neuf cent vingt et un, des programmes radiophoniques civils furent également diffusés d’ici.

La baraque en bois près du pilier sud a disparu depuis longtemps. Près du pilier nord se trouve un buste en bronze doré d’Eiffel : après la mort de l’ingénieur, c’est Ferrié qui créa le comité ayant réuni les fonds pour ce monument. Le buste fut installé en mille neuf cent vingt-neuf. Des émetteurs se trouvent toujours au sommet et, en deux mille vingt-deux, des ingénieurs y ont installé une nouvelle antenne de radio numérique de six mètres.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantChamp-de-Mars
Entréede l’extérieur

Les jardins et l’esplanade sont gratuits, mais fonctionnent à l’intérieur d’un périmètre contrôlé. Les horaires de montée dans la tour varient selon les dates ; le calendrier officiel prévient que les espaces publics peuvent fermer et que le niveau supérieur peut être limité en raison de la météo ou des pics d’affluence.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Pour accéder à l’esplanade, tenez compte du contrôle de sécurité. La montée au sommet est une visite distincte, qu’il vaut mieux prévoir et réserver indépendamment de l’itinéraire.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Laissez les piliers derrière vous et entrez dans le parc en direction de l’École militaire.

Étape 3 sur 8Ensuite : Champ-de-Mars

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Le Paris monumental : du Trocadéro au pont Alexandre-III » — 8 étapes, environ 6,2 km, 3,5–4,5 heures.

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