Étape 1 sur 8

Marché Kuromon

黒門市場

Vous verrez ici comment les vendeurs ont modifié la manière de servir les aliments et, avec elle, la composition de leur clientèle.

25 min
Marché Kuromon : rangées couvertes et personnes devant les étals
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0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Poissons entiers
  • Portions préparées aux étals alimentaires
  • Figures géantes d’animaux marins
  • Arcade couverte

L’histoire du lieu

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Le nom du marché a conservé deux mots évoquant des portes qui ne sont plus ici. Le commerce dans cette rue a commencé près du temple Enmyoji, et les portes noires devinrent un lieu de rendez-vous convenu pour les colporteurs, les vendeurs et les acheteurs. Après l’incendie, le temple et les portes disparurent ; les moines s’installèrent plus tard dans un autre quartier d’Osaka, tandis que les rangées commerciales ne changèrent pas de nom. De grandes figures de crevette et de poulpe sont maintenant suspendues sous le toit de l’arcade, mais des portes noires, seul le nom a survécu.

Aux étals de poisson du marché Kuromon, la marchandise se vend de deux façons : en poisson entier pour la cuisine et en petite portion préparée sur place. La seconde façon semble être une vieille habitude de marché, bien qu’elle ne se soit répandue que tout récemment, après une décision des commerçants eux-mêmes.

À la fin des années deux mille, les propriétaires d’étals perdaient leurs anciens clients. Beaucoup gagnaient leur vie en fournissant des restaurants et de petits établissements familiaux, et les habitants des quartiers voisins venaient aussi ici. Lorsque le nombre de ces clients diminua, après la crise financière de deux mille huit, la fréquentation tomba à un niveau record. Yoshinori Yamamoto, président de l’association des propriétaires d’étals, cherchait à faire revenir les clients et soutint le choix de miser sur les visiteurs étrangers, de plus en plus nombreux à Osaka.

Les commerçants décidèrent de transformer toute la rue couverte en un vaste espace de restauration. Ils accrochèrent des panneaux multilingues, imprimèrent des cartes, installèrent le Wi-Fi, aménagèrent un espace de repos gratuit et organisèrent des cours d’anglais hebdomadaires pour les vendeurs. Les propriétaires de plusieurs étals commencèrent à couper le poisson et la viande en petites portions, à les préparer devant le client et à les remettre de sorte que la nourriture n’ait pas à être rapportée chez soi. Les autres constatèrent le résultat et reprirent cette méthode. Bientôt, des portions préparées apparurent à presque tous les étals alimentaires.

En deux mille dix-sept, entre vingt-six mille et trente mille personnes venaient ici chaque jour ; sept ou huit sur dix étaient des étrangers. Les recettes et le flux de clients se rétablirent, mais une partie des clients habituels partit : il devint plus difficile pour les habitants du quartier d’acheter des produits au milieu de personnes venues manger et photographier les étals. Les commerçants sauvèrent ainsi leurs étals au prix de transformer l’usage même de la rue. Le poisson entier resta une marchandise, tandis qu’un morceau du même poisson devint un plat pour touristes.

Le poisson explique aussi pourquoi le marché apparut précisément ici. Selon une ancienne description de la ville, vers les années mille huit cent vingt-deux à mille huit cent vingt-trois, des colporteurs commencèrent à se rassembler près du temple Enmyoji. Le matin, ils vendaient du poisson frais, et après midi, ils apportaient ici ce qu’ils n’avaient pas réussi à écouler ailleurs. Leurs revenus dépendaient de la vente rapide de marchandises périssables. Ils achetaient le poisson à Sakai et dans la province de Kii, qui englobait le sud de l’actuelle préfecture d’Osaka et la préfecture de Wakayama voisine.

Le lieu de rendez-vous était indiqué par les portes d’Enmyoji, peintes en noir. Ainsi, dans la conversation, aucune adresse n’était nécessaire : vendeurs et acheteurs allaient aux portes noires. Au début, les rangées commerciales étaient appelées marché Enmyoji, d’après le nom du temple. En mille neuf cent deux, elles furent officiellement reconnues comme le marché Osaka Kuromon — « Portes noires ».

Dix ans plus tard, un grand incendie à Namba détruisit le temple avec les portes. Les moines transférèrent ensuite Enmyoji dans un autre quartier d’Osaka, mais les commerçants conservèrent le nom. Sous l’arcade actuelle sont suspendues d’énormes figures de crevette, de poulpe et d’autres animaux marins, installées pour le nouveau public touristique. Les portes noires elles-mêmes ne sont plus ici : il n’en reste que deux mots au-dessus des rangées de poisson.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantThéâtre national de bunraku
Entréeaccès libre

Les horaires et les jours de fermeture dépendent de chaque étal ; le registre touristique officiel indique des horaires variables. Prévoyez une visite en journée, surtout si les étals de produits frais vous importent.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne vous arrêtez pas au milieu du passage et n’essayez pas de tout goûter. Pour découvrir le marché, il suffit de choisir un étal et d’observer tranquillement sa spécialité.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez l’arcade par le côté nord et dirigez-vous vers la grande façade sombre du théâtre.

Étape 1 sur 8Ensuite : Théâtre national de bunraku

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Namba et Dotonbori : marchés, scènes et restaurants » — 8 étapes, environ 2,9 km, 2,5–3,5 h.

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