Étape 6 sur 7

bâtiment J

Edificio J / El Observatorio

Ici, une dalle déchiffrée entraînera les archéologues à vérifier une hypothèse loin au-delà de la ville.

15 min
bâtiment J
Rob Young from United Kingdom · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Base pentagonale
  • Escalier de pierre
  • Dalles sculptées portant des signes de collines
  • Angle aigu du bâtiment

L’histoire du lieu

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Les archéologues ont donné à cette construction la lettre J parce que son nom ancien n’a pas été conservé. Un escalier de pierre mène à la base pentagonale, qui se trouve sur la place selon un angle aigu par rapport aux constructions voisines. C’est précisément cette implantation oblique qui lui a valu le surnom de bâtiment J. Des mesures ultérieures n’ont confirmé une direction précise ni vers Capella ni vers une autre étoile remarquable ; le lien avec le calendrier est considéré comme probable, bien que la manière dont les prêtres l’utilisaient soit restée inconnue.

Dans les années mille neuf cent trente, l’archéologue Alfonso Caso dégageait les murs de cette construction pentagonale et tentait de déchiffrer les signes gravés sur les dalles de pierre. Sur beaucoup d’entre elles se répétait le même motif : le signe d’une colline, un symbole distinct au-dessus, et, en bas, une tête humaine renversée à l’œil fermé. Caso décida qu’il avait devant lui les noms de régions conquises et les souverains tués de ces terres. Les dalles reçurent ainsi leur nom actuel : les « dalles des conquêtes ».

L’une d’elles poussa les archéologues à aller à quatre-vingts kilomètres au nord d’ici. En mille neuf cent soixante-seize, Joyce Marcus, spécialiste de l’écriture zapotèque, lut le signe de la dalle comme le nom de la Cañada de Cuicatlán, une gorge chaude qui reliait les vallées d’Oaxaca et de Tehuacán. Si cette lecture était juste, les souverains de Monte Albán y avaient envoyé des guerriers vers trois cents avant notre ère pour occuper la route et percevoir un tribut auprès des agriculteurs locaux.

Les archéologues Charles Spencer et Elsa Redmond se rendirent dans la gorge précisément pour vérifier cette hypothèse. Ils trouvèrent le village de Llano Perdido, brûlé approximativement à l’époque supposée de l’expédition. Les habitants, qui vivaient des récoltes de fertiles terres alluviales, abandonnèrent leurs maisons et se réinstallèrent sur une crête voisine. Des fortifications apparurent à l’unique passage venant du nord. Dans les vestiges des établissements plus tardifs, les fruits et les graines de la zone chaude devinrent nettement plus nombreux : les habitants avaient probablement accru la production de ce qui ne pouvait pas pousser dans la fraîche vallée d’Oaxaca et pouvait servir de tribut. Sur le nouveau site, les archéologues découvrirent aussi la base d’un support destiné à exposer des crânes humains.

La chaîne était complète : les souverains de Monte Albán obtinrent le contrôle du passage, les agriculteurs perdirent leurs anciennes maisons et modifièrent leur économie, et les vainqueurs ordonnèrent de fixer sur les murs d’un bâtiment au centre de leur capitale le message relatif aux terres incorporées. Les visiteurs de la place voyaient ici non pas une scène de bataille, mais la liste de ses résultats.

Mais les pierres n’ont pas livré aux archéologues une traduction incontestable. D’autres chercheurs estiment que les signes de collines pouvaient désigner des noms de personnes ou l’intégration de diverses régions dans un État unique, et non une liste littérale de conquêtes. Les fouilles de la Cañada de Cuicatlán confirment un bouleversement violent dans la vie de la gorge, mais elles ne prouvent pas que toutes les dalles se lisent comme Caso l’a proposé.

La forte obliquité du bâtiment par rapport aux autres constructions lui valut son second nom : un observatoire. En mille neuf cent soixante-douze, des archéoastronomes calculèrent que la ligne partant de l’escalier pouvait indiquer le lever de Capella le jour où le soleil passait exactement à la verticale de Monte Albán. Plus tard, la construction fut mesurée de nouveau : son angle ne pointe précisément ni vers Capella ni vers une autre étoile remarquable. Les chercheurs jugent néanmoins probable son lien avec le calendrier et qualifient plus prudemment la construction de temple calendaire ; on ignore comment les prêtres l’utilisaient.

La lettre J est une désignation administrative donnée par les archéologues ; le nom ancien est perdu. Il reste sur place la base pentagonale, l’orientation décalée par rapport à la place et les dalles à cause desquelles on a commencé à rechercher dans le sol un lointain établissement incendié.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantplateforme sud
Entréede l’extérieur

La zone archéologique est généralement ouverte tous les jours de 8:00 à 17:00, dernière entrée à 16:00.

Horaires par jour
Lu08:00–17:00
Ma08:00–17:00
Me08:00–17:00
Je08:00–17:00
Ve08:00–17:00
Sa08:00–17:00
Di08:00–17:00
Vérifié : 25 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Comparez d’abord la direction des murs avec les constructions voisines, puis approchez-vous des pierres sculptées.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Continuez vers la construction qui ferme la place au sud et approchez-vous de son large escalier.

Étape 6 sur 7Ensuite : plateforme sud

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Monte Albán : la ville au sommet » — 7 étapes, 1.4 km, 3 heures.

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