Étape 2 sur 8

Le marché de Pignasecca

Mercato della Pignasecca

Ce point montrera comment un raccourci quotidien s’est révélé plus fort qu’une interdiction urbaine.

20 min
Fruits, légumes et passants au marché de Pignasecca, à Naples
Argo Navis · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Les étals de poisson
  • Les caisses de légumes
  • L’inscription de marbre sur la Porta Medina

L’histoire du lieu

Taille du texte

Les étals de poisson, les caisses de légumes, les boutiques de charcuterie et de fromage, les rôtissoires et les articles ménagers s’étirent le long des rues de Pignasecca et de Portamedina. Ce marché est organisé comme un long passage entre la Piazza Carità et Montesanto. Le commerce repose sur le flux de personnes qui passait ici bien avant l’arrivée des chemins de fer.

Le nom lui-même renvoie à un paysage disparu. Au seizième siècle, les jardins de la famille Pignatelli se trouvaient ici. Lors du percement de la Via Toledo, en mille cinq cent trente-six, on commença à défricher les parcelles verdoyantes. Selon une version, un unique pin survécut, avant de se dessécher plus tard. En napolitain, le pin était appelé « pigna » ; Pignasecca signifie donc « pin desséché ». Aucune source fiable ne fait état de cet arbre : l’origine du nom relève d’une tradition locale.

La raison de l’apparition du marché s’explique mieux par le rempart urbain. Dès le quinzième siècle, des personnes et des marchandises descendaient de Vomero vers la Piazza Carità. Près de l’actuel Montesanto, des fortifications leur barraient le chemin. Pour entrer dans la ville, il fallait se rendre à la Porta dello Spirito Santo, une autre entrée de la ville. Pour ceux qui portaient des marchandises à vendre, ce détour signifiait du temps supplémentaire sur la route.

En mille cinq cent quatre-vingt-dix-sept, les habitants des pentes percèrent sans autorisation dans le rempart une ouverture d’environ la hauteur d’un homme. Les documents n’ont pas conservé leurs noms. Ils risquaient une sanction pour avoir endommagé les fortifications, mais ils obtinrent un accès direct aux rues de la ville. En napolitain, le trou était appelé « pertuzo », et le passage entra dans l’usage sous le nom de Porta Pertuso — la porte-trou.

Quarante-trois ans plus tard, Ramiro Núñez de Guzmán, duc de Medina de las Torres et vice-roi espagnol chargé de l’ordre aux entrées de la ville, légalisa le passage. À la place de la brèche, on construisit une porte de pierre et on l’appela Porta Medina, d’après le titre ducal du commanditaire. Les habitants continuèrent à employer l’ancien nom de Porta Pertuso. La brèche pratiquée sans autorisation devint une entrée officielle, et les marchandises des collines obtinrent un chemin court vers la Piazza Carità, où, au dix-septième siècle, un marché alimentaire très fréquenté était déjà en activité.

En mille huit cent soixante-treize, la municipalité de Naples conclut un accord avec une compagnie française qui envisageait d’aménager des marchés ici, puis ordonna la démolition de la Porta Medina. Le commerce occupait depuis longtemps cet axe ; désormais, le dernier rétrécissement sur son parcours avait lui aussi disparu.

Onze ans plus tard, la journaliste et écrivaine Matilde Serao en constata le résultat. Elle décrivit un marché ininterrompu, de la Piazza Carità, à travers Pignasecca et Montesanto, jusqu’à Ventaglieri. Les boutiques se trouvaient dans les maisons, mais les commerçants avaient sorti dans la rue des pâtes, des légumes, des fruits, de la charcuterie, des fromages et du poisson. Le matin, le vendeur de thon fixait le prix fort, puis le baissait le soir : la journée s’achevait en même temps que le stock de marchandises. La rue procurait au vendeur des clients précisément au moment où tarder se transformait en perte.

Plus tard, des passagers des gares et du funiculaire de Montesanto s’ajoutèrent à l’ancien flux venu des pentes. Sur l’immeuble en face de la gare subsiste une inscription de marbre : la Porta Medina se trouvait ici, construite en mille six cent quarante et détruite pour l’utilité publique en mille huit cent soixante-treize. La porte elle-même n’existe plus ; son titre officiel demeure dans le nom de la Via Portamedina, et le marché occupe le chemin que les habitants avaient autrefois percé dans le rempart.

Sur place

Temps sur place20 min
Point suivantVia Toledo
Entréeaccès libre

La liste municipale des marchés indique pour le Largo et la Via Pignasecca des horaires quotidiens de 07:00–15:00, un commerce mixte et 32 emplacements. La densité réelle des étals et des boutiques varie ; il est plus sûr de venir le matin.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne bloquez pas les étals ni les entrées, surveillez vos affaires et demandez l’autorisation si vous souhaitez photographier un vendeur ou une marchandise de très près.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez à travers le marché jusqu’à la Piazza Carità et revenez sur la Via Toledo.

Étape 2 sur 8Ensuite : Via Toledo

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Via Toledo et les Quartiers espagnols » — 8 étapes, environ 2,6 km, 2,5 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade