Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Façades blanches
- Courbe du vieux port
- Ligne de la Corniche
- Entrée du port
L’histoire du lieu
Les façades blanches suivent la courbe du vieux port de Mutrah. Il y a encore quelques décennies, un grand navire en bois aux hauts mâts se tenait à son entrée : l’« Atiyyat al-Rahman », l’« Atiyyat al-Rahman ». Il n’en reste plus rien ici aujourd’hui.
Le navire fut construit dans la ville de Sour en mille neuf cent vingt-quatre pour la famille Al-Bilal, qui vivait du commerce maritime. C’était une gandja, un grand voilier omanais d’une capacité d’environ deux cent vingt tonnes. Environ vingt marins y naviguaient, ainsi que des garçons emmenés en voyage pour apprendre le métier. Ils rapportaient d’Afrique de l’Est des perches de mangrove, chargeaient des dattes irakiennes dans les ports du golfe Persique, puis les vendaient au Yémen et en Inde.
Le voilier fit vivre la famille pendant près d’un demi-siècle. Il entra en collision avec un vapeur, brisa son étrave et parvint jusqu’à Bahreïn, où des artisans de Sour installèrent de nouvelles pièces. Après un autre accident près d’Aden, il fallut remplacer une partie de son bordé. Le navire reprit la mer, même lorsque d’autres propriétaires vendaient leurs grands voiliers et cherchaient à gagner leur vie à terre.
En mille neuf cent soixante-treize, la Direction générale du développement commença à acquérir d’anciens navires omanais pour en faire des monuments au commerce maritime. Cheikh Hamad bin Khalfan Al-Bilal, l’aîné de la famille propriétaire, accepta de céder l’« Atiyyat al-Rahman » : il voulait que les maîtres charpentiers de marine de Sour soient commémorés dans la capitale. Le transport du navire fut confié à son parent, Nasser bin Hamad Al-Bilal, un capitaine expérimenté qui avait conduit cette gandja pendant de longues années.
Nasser vérifia les vieilles planches, réunit un équipage et amena le navire à Mascate. À l’entrée du port, on comptait le tirer à terre et le laisser comme monument. Le capitaine proposa que le levage soit effectué par ses propres marins. Il avertit les fonctionnaires : la coque en bois avait survécu à un demi-siècle de voyages et à plusieurs réparations importantes ; le dispositif de levage en fer pouvait donc la briser.
Le levage fut pourtant confié à une entreprise qui ne travaillait pas sur les vieux navires. Les ouvriers entourèrent le milieu de la coque d’un câble d’acier et commencèrent à tirer. La gandja se fendit en deux.
Le navire que Nasser avait amené intact à Mascate resta endommagé, couché près de la Corniche de Mutrah. Les habitants de la ville en virent longtemps les débris, puis ils furent enlevés. Désormais, à l’entrée du vieux port, il n’y a ni coque ni mâts ; les façades blanches se dressent à l’endroit où le monument maritime a péri durant son installation.
Sur place
La promenade publique est accessible depuis l’extérieur. Les zones portuaires et de service ne font pas partie de l’itinéraire.
Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Regardez depuis la partie publique de la corniche, ne vous attardez pas près des portes privées et surveillez attentivement la circulation près de la route.
