Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Luminaires anciens
- Lampes médicales
- Ventilateurs
- Mobilier en bois
L’histoire du lieu
Chor Bazaar occupe une partie de Bhendi Bazaar autour de Mutton Street, où, dans des boutiques étroites, se trouvent de vieux luminaires, ventilateurs, horloges, meubles et équipements. Les objets arrivent ici de différents États indiens, puis trouvent des acheteurs parmi les décorateurs, les hôteliers et les collectionneurs. Autrefois, la rue était liée à un marché de la viande et du poisson derrière une clôture de bois ; son successeur fonctionne toujours en face des rangées d’antiquaires. Le mot chor se traduit par voleur, mais il n’existe pas d’explication certaine du nom : l’une des versions urbaines le relie à la rumeur de rue concernant des objets volés.
Dans la boutique Dadabhai and Sons, un objet est rarement vendu dans l’état où il est arrivé à Mutton Street. On démonte une lampe jusqu’à la dernière vis, on remplace le câblage, on polit les pièces et on la remonte. Sur le mobilier en bois, on retire l’ancienne finition de façon à faire apparaître le veinage du bois. Une restauration complexe peut prendre un mois.
Cela explique ce qu’on fait réellement au Chor Bazaar. Bhendi Bazaar est le nom d’un grand quartier commerçant et résidentiel, et Chor Bazaar en est une partie : des boutiques d’objets d’occasion, de meubles, de luminaires, d’horloges, de vieil équipement et d’accessoires de cinéma autour de Mutton Street. Les marchandises y arrivent de différents États indiens par une chaîne de revendeurs. Les propriétaires des boutiques évaluent une trouvaille, la restaurent, la louent parfois, la vendent parfois comme objet d’ameublement.
En mille neuf cent quatre, le marchand Mohammedali Dadabhai a ouvert ici une boutique de mobilier en bois. Il gagnait sa vie avec des objets déjà utilisés par d’autres. Dans les années mille neuf cent soixante, la génération suivante de la famille a trouvé un autre client : le cinéma de Bombay. Les studios avaient besoin d’ensembles complets pour des chambres d’hôpital, des bars et des casinos, et il ne suffisait pas d’apporter quelques chaises : le personnel de la boutique montait lui-même les décors à partir de meubles et d’équipements de l’entrepôt.
Les commandes d’accessoires de cinéma ont fait vivre la famille pendant plusieurs décennies. Puis les studios de cinéma se sont mis de plus en plus souvent à construire eux-mêmes leurs décors, et la demande de location de vieux meubles a diminué. Vers deux mille quatre, l’un des artisans a reçu une commande de finition inhabituelle : l’objet a dû être démonté, nettoyé, recouvert d’un nouveau revêtement et remonté. Husain Fernicherwala, arrière-petit-fils du fondateur et actuel copropriétaire de la boutique, a vu dans ce travail un nouveau métier pour l’entreprise familiale. Avec ses frères, il a fait de la restauration de mobilier industriel, de luminaires et d’objets Art déco la principale source de revenus.
Parfois, la décision de préserver une ancienne structure coûte plus cher qu’une transformation rapide. La famille a restauré pendant trois mois une table médicale d’accouchement fabriquée vers mille neuf cent dix. Elle en a conservé le dossier réglable et les supports pour les jambes. Après son entretien, un vieux poste de radio s’est remis à fonctionner. Ces objets sont achetés par des décorateurs, des propriétaires d’hôtels et des collectionneurs privés ; certains sont toujours loués pour des tournages.
Le mot « chor » signifie « voleur », mais l’origine du nom du marché n’est pas établie avec certitude. Les propriétaires des boutiques racontent qu’il s’appelait autrefois Shor Bazaar, le Marché bruyant, et que les habitants de l’époque coloniale ont mal entendu le mot. Un guide urbain du début du vingtième siècle consignait déjà une autre version : Mutton Street aurait été surnommée Chor Bazaar parce que des objets volés y auraient prétendument été apportés. L’auteur du guide a employé avec prudence le mot « prétendument » : la rumeur de rue n’a laissé aucune preuve.
Il existe aussi une légende selon laquelle le violon de Victoria aurait disparu lors du déchargement de son navire et aurait été retrouvé dans l’une des boutiques d’ici. Elle est manifestement fausse : Victoria n’est jamais venue à Bombay. En revanche, le nom de Mutton Street est documenté comme étant lié à un véritable marché de la viande et du poisson qui se trouvait ici derrière une clôture de bois. Son successeur fonctionne toujours en face des rangées d’antiquaires.
Dans le Jamnadas Building, sur Mutton Street, se trouve encore la boutique ouverte par Mohammedali Dadabhai. Elle est gérée par la quatrième génération de la famille. À l’intérieur se trouvent des lampes médicales, des ventilateurs, des fauteuils et des meubles restaurés des années mille neuf cent vingt aux années mille neuf cent soixante-dix ; derrière la vitrine reposent des objets qu’il reste encore à démonter jusqu’à la dernière vis.
Sur place
Les horaires du marché varient selon les boutiques ; le vendredi, les travaux de reconstruction et les travaux municipaux peuvent modifier l’accès.
Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Bhendi Bazaar et Chor Bazaar n’occupent pas un seul point ; ne cherchez donc pas une unique entrée principale. Tenez compte des travaux et des barrières, n’entrez pas dans les cours résidentielles sans invitation et renseignez-vous à l’avance sur le prix avant d’acheter un objet ancien.
