Étape 3 sur 9

Plateforme basse près de la Neretva

Obala ispod Starog mosta

C’est ici que commencera l’histoire technique du relevage des débris, et que l’on comprendra pourquoi les pierres retrouvées n’ont pas suffi à reconstituer l’ancienne arche.

11 min
Vu d’en bas, le voûtain de pierre du Vieux Pont et ses culées au-dessus de la Neretva sont visibles.
Berthold Werner · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Plateforme basse
  • Culées en pierre
  • Arche du Vieux Pont
  • Rives rocheuses de la Neretva

L’histoire du lieu

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En contrebas, entre la rive rocheuse et les culées en pierre du Vieux Pont, s’étend une plateforme plane tout près de la Neretva. Elle a été protégée de la montée habituelle de la rivière et aménagée pour que les lourdes pierres puissent être reçues directement depuis l’eau, mesurées et rangées par morceaux. L’arche passe très haut au-dessus d’elle, et la plateforme arrive presque au contact de la base du pont. Autrefois, des fragments de l’arche authentique y étaient disposés en rangées.

À la fin de septembre mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept, des milliers d’habitants de Mostar se rassemblèrent sur les rives de la Neretva. Ils attendaient de voir émerger de l’eau le premier fragment du Vieux Pont, détruit sous les tirs d’artillerie quatre ans plus tôt. Les responsables de la ville espéraient remonter les pierres du fond et reconstituer avec elles l’ancienne arche.

La mission de vérifier si cela était possible fut confiée à Robert Vereš, ingénieur en chef du contingent hongrois de sapeurs des forces de maintien de la paix. Vereš avait servi vingt ans dans un régiment de pontonniers, puis enseigné aux ingénieurs militaires. Ses hommes devaient désormais travailler dans un lit étroit au courant rapide, parmi des débris pesant plusieurs tonnes.

Une grue flottante ordinaire n’aurait pas pu manœuvrer ici. Des plongeurs reportèrent sur un plan la position des pierres, et les ingénieurs assemblèrent un catamaran à partir de sections d’un pont de pontons, sur lequel ils installèrent un élévateur en acier. Ils testèrent d’abord la structure sur la Save avec des charges en béton. Puis ils la démontèrent et l’acheminèrent vers Mostar : les longs véhicules parcoururent trois cents kilomètres sur des routes de montagne, le long desquelles subsistaient encore des champs de mines.

Le vingt-neuf septembre, les plongeurs fixèrent un câble au premier grand fragment, et les sapeurs le tirèrent vers la surface. Des grues militaires hongroise et française transportèrent la pierre sur la rive. Les habitants de Mostar la décorèrent de lys jaunes. Jusqu’à la fin novembre, l’équipe travailla huit à dix heures par jour et remonta environ cent quarante mètres cubes de pierre.

Une plateforme fut aménagée au bord de l’eau pour ces débris, à l’abri de la montée habituelle de la rivière. C’est pourquoi elle se trouve ici, au pied des culées du pont : la pierre trouvée par les plongeurs pouvait être reçue directement depuis l’élévateur flottant, triée et mesurée.

Mais il fut impossible de reconstituer le pont. Parmi toutes les pierres de l’arche, seules environ neuf pour cent étaient à la fois conservées intactes et susceptibles d’être rattachées avec précision à leur emplacement antérieur. Les ingénieurs étudièrent sur les blocs remontés les rainures destinées aux agrafes de fer, les tiges et les canaux par lesquels les bâtisseurs du seizième siècle coulaient du plomb fondu. Pour la nouvelle arche, les tailleurs de pierre retaillèrent la majeure partie des blocs dans le calcaire de la même carrière locale, selon des dimensions reconstituées.

Quelques années plus tard, Vereš revint à Mostar en officier retraité. Dans la rue, un habitant l’arrêta : il se trouvait près de la Neretva le jour du premier relevage et avait reconnu l’ingénieur.

Aujourd’hui, il n’y a plus de rangées de pierres extraites sur la plateforme basse. Des fragments de l’arche véritable reposaient ici, tandis que le pont au-dessus de la rivière est principalement assemblé de pierres taillées après la destruction de cette arche.

Sur place

Temps sur place11 min
Point suivantTour Halebija
Entréelibre lorsque le passage est ouvert

L’accès dépend du niveau de l’eau, de l’état des escaliers et des barrières temporaires ; il n’y a pas d’horaires fixes.

Vérifié : 24 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne descendez pas lorsque des barrières sont en place, que l’eau est haute ou que l’accès est glissant. N’entrez pas dans la rivière et ne reproduisez pas les sauts des sportifs locaux.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Remontez depuis la Neretva jusqu’à la tour Halebija, à l’entrée ouest du pont.

Étape 3 sur 9Ensuite : Tour Halebija

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Mostar : ponts, métiers et ville reconstruite » — 9 étapes, environ 1,5 km, 2 h 45 min.

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