Étape 5 sur 8

place Jacques-Cartier

Place Jacques-Cartier

Le dernier étal de marchandises rappelle la condition que deux marchands ont intégrée à une transaction foncière.

10 min
Place Jacques-Cartier dans le Vieux-Montréal
Ken Lund from Reno, Nevada, USA · CC BY-SA 2.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Le kiosque de marché
  • Les terrasses de restaurants
  • La bande dégagée de la place

L’histoire du lieu

Taille du texte

La bande libre entre la rue Notre-Dame et la rue Saint-Paul a été laissée à la ville pour y établir un marché public à jamais. L’argent manquait alors pour une halle en pierre ; les premiers à s’y dresser furent donc des rangées d’étals en bois, où furent transférés les vendeurs de légumes, de viande et d’autres provisions de l’étroite place Royale. Plus tard, les commerçants s’installèrent sous le toit du marché Bonsecours, les constructions furent démontées, mais le commerce en plein air se maintint jusqu’au milieu du vingtième siècle. Le kiosque actuel, en haut de la place, maintient cette fonction en activité.

Aujourd’hui, la place est occupée par des terrasses de restaurants, des boutiques et des artistes de rue. Dans sa partie haute fonctionne un petit kiosque de marché. Son assortiment peut changer ; la raison de son existence est inscrite dans un document rédigé il y a plus de deux cents ans.

Le six juin mille huit cent trois, un incendie détruisit le collège qui se trouvait ici, installé dans l’ancien château de Vaudreuil. Six mois plus tard, Joseph Périnault et Jean-Baptiste-Amable Durocher achetèrent le terrain incendié avec ses jardins et ses ruines. Tous deux étaient des marchands montréalais : ils investissaient dans le commerce des fourrures et dans les terres. Ils risquaient désormais leur capital sur un champ de cendres.

Les affaires municipales étaient alors gérées par des juges de paix. Ils avaient besoin d’un emplacement pour un nouveau marché, en remplacement de l’étroite place Royale. Périnault et Durocher proposèrent de leur céder gratuitement une bande de terrain allant de la rue Notre-Dame à la rue Saint-Paul, à peu près celle qu’occupe aujourd’hui la place. Il n’y avait qu’une condition : un marché public devait y être établi et cette fonction devait être conservée à jamais.

La générosité des marchands avait été calculée d’avance. Ils divisèrent le reste du terrain en lots donnant sur le futur marché. Le quatorze décembre, ils achetèrent l’ensemble de la propriété ; les vingt-six et vingt-sept, ils vendirent les lots à bâtir, et le vingt-neuf, ils signèrent l’acte de donation à la ville. L’achat, le partage, la vente et la cession de la bande destinée au marché prirent quinze jours. Il n’existait encore aucun étal, mais la proximité du marché était déjà entrée dans le prix des terrains.

Les magistrats avaient l’intention de construire une halle en pierre, mais l’argent manqua. En mille huit cent huit, ils ouvrirent ici des rangées d’étals en bois et les appelèrent le Nouveau Marché. Les marchands y transférèrent légumes, viande et autres provisions de l’ancienne place Royale. Lorsque les vendeurs furent installés sous le toit du marché Bonsecours en mille huit cent quarante-sept, les constructions en bois furent démontées. Le commerce en plein air continua néanmoins jusqu’au milieu du vingtième siècle : la condition de la donation n’avait pas disparu.

Cette même année mille huit cent quarante-sept, l’ancien Nouveau Marché reçut le nom de Jacques Cartier. C’est le navigateur français qui, en mille cinq cent trente-cinq, fut le premier Européen à remonter le fleuve Saint-Laurent jusqu’au village iroquoien d’Hochelaga, sur l’île de Montréal. Cartier n’avait aucun lien avec cette parcelle ; son nom marquait ce premier itinéraire européen vers Montréal.

Le petit kiosque de marché permet encore aujourd’hui à l’administration municipale de remplir la condition de Périnault et Durocher. Il demeure le dernier étal de marchandises dans une transaction que les deux marchands menèrent en quinze journées de décembre mille huit cent trois.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantHôtel de ville de Montréal
Entréede l’extérieur

La place peut être bruyante et très fréquentée ; éloignez-vous vers le bord pour la voir dans son ensemble et comprendre le lien entre sa partie haute et le port.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Remontez entre les terrasses jusqu’à la façade de l’hôtel de ville de Montréal.

Étape 5 sur 8Ensuite : Hôtel de ville de Montréal

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Vieux-Montréal : ville, marché et port » — 8 étapes, 2.7 km, 2 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade