Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Ficus à grandes feuilles
- Terrain surélevé
- Muret de pierre
- Plaque commémorative
L’histoire du lieu
Carlton Gardens vit le jour comme jardin urbain destiné aux loisirs de tous au milieu du dix-neuvième siècle. Plus tard, les allées et les pelouses devinrent l’écrin d’apparat du Bâtiment des expositions, reliant un parc de promenade à un grand ensemble d’exposition. À la lisière est, entre les allées, s’élève un petit terrain bordé de pierre ; il porte un ficus à grandes feuilles. La plaque sur son enceinte conserve les noms de personnes liées à ce coin du jardin.
Près de la limite est de Carlton Gardens, du côté de Nicholson Street, en face de Gertrude Street, pousse un immense ficus à grandes feuilles. Son tronc se dresse sur un terrain surélevé, entouré d’un muret de pierre. L’arbre est protégé en raison des rencontres qui se tenaient sous sa couronne.
Carlton Gardens fut aménagé pour les loisirs publics au milieu du dix-neuvième siècle, puis transformé en écrin d’apparat pour le Bâtiment des expositions. Son statut de jardin urbain se révéla, de façon inattendue, utile à des personnes qui avaient du mal à se réunir à l’intérieur.
Des années mille neuf cent vingt aux années mille neuf cent quarante, des familles autochtones s’installèrent dans le Fitzroy voisin. Les lois coloniales séparaient les familles, les autorités fermaient des réserves, et, durant la dépression économique, des personnes venaient à Melbourne chercher du travail. Beaucoup louaient des chambres dans des pensions près de Gertrude Street. Les propriétaires interdisaient à leurs locataires d’y tenir des réunions publiques et politiques. Le samedi et le dimanche, les familles traversaient Nicholson Street et se retrouvaient sous le ficus : elles pouvaient y retrouver des proches, échanger des nouvelles et organiser l’aide.
L’un des orateurs était Doug Nicholls, pasteur du peuple Yorta Yorta, qui défendait les droits civiques des Autochtones australiens et le soutien aux personnes arrivant en ville sans argent ni logement. Son ministère reposait sur des dons, une petite rémunération de l’Église et ses revenus d’entraîneur de football et de gardien de terrain. Après l’office dans la chapelle de Gore Street voisine, les fidèles se rassemblaient de nouveau ici. La fille de Nicholls se souvenait des adultes qui parlaient sous l’arbre, des enfants qui jouaient à côté, et des personnes qui partageaient leur dernier bien lorsqu’une famille n’avait plus d’argent.
Nicholls et d’autres dirigeants parlaient sous le ficus du droit de décider eux-mêmes des affaires de leur communauté. Ces rassemblements relièrent les nouveaux arrivants aux familles de Fitzroy et contribuèrent au développement d’un réseau dont émergèrent plus tard des organisations d’aide juridique, médicale et sociale. Dans les années mille neuf cent soixante-dix, des aînés de toute la Victoria venaient ici : sous les mêmes branches, ils transmettaient aux jeunes les traditions et les règles de la vie communautaire.
Le ficus subsiste entre deux allées. Une plaque portant les noms des personnes qui ont pris la parole ici est installée sur le muret de pierre, et les familles autochtones continuent d’utiliser l’arbre comme lieu de rencontre.
Sur place
Parc urbain ouvert ; l’accès peut varier lors de grands événements.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Choisissez un endroit à l’écart de la circulation des vélos et des événements. Après la pluie, les pelouses et les racines apparentes peuvent être glissantes.
