Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Murs de briques couverts de dessins
- Portes de service
- Façade arrière du Forum Theatre
- Plaque portant le nom de la ruelle
L’histoire du lieu
La voie de service du quartier du vêtement longeait longtemps des entrepôts et des ateliers. L’étroit espace entre la façade arrière du Forum Theatre et les bâtiments portant les numéros trois et cinq se reconnaît encore aux briques et aux portes de service. Les dessins sur ces murs ne forment pas une collection permanente : une œuvre peut disparaître sous une nouvelle couche de peinture, et la notoriété de la ruelle n’annule pas le droit du propriétaire du mur. La plaque conserve le nom de famille d’un entrepreneur local, bien que les documents n’expliquent pas son lien avec ce lieu.
En mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit, l’artiste et commissaire Andrew Macdonald, qui travaillait sous le nom d’Andy Mac, fixa des caissons lumineux sur le mur arrière du Forum Theatre. Ces caissons servaient habituellement à afficher de la publicité ; Mac y exposa des œuvres d’artistes. Les expositions changeaient, et on pouvait les voir à toute heure, sans billet ni porte de galerie.
Mac choisit cette adresse parce qu’il y travaillait déjà. Il était l’un des fondateurs du bar Misty, de l’autre côté de la ruelle, en avait conçu l’intérieur et y organisait des soirées artistiques. De l’autre côté de Flinders Street, on préparait justement Federation Square : Mac comptait sur l’arrivée d’un public dans ce passage désert. Toute son entreprise tenait entre le bar et le mur aveugle du théâtre — un lieu dont dépendaient à la fois ses revenus et sa position parmi les artistes locaux.
À cette époque, il n’y avait presque pas de dessins ici. C’était une voie de service près des entrepôts et des ateliers du quartier du vêtement. Le nom est encore plus ancien : les annuaires l’associent à l’entrepreneur local Robert Hosier, mais ils n’ont conservé ni son activité à cette adresse ni la raison de cet honneur. La version populaire selon laquelle le nom viendrait de la fabrication de bas n’est pas confirmée par les documents : les anciennes cartes portent bien le nom de famille Hosier.
En deux mille deux, Mac ouvrit des ateliers partagés au-dessus de Misty, dans le bâtiment portant les numéros trois et cinq. Des peintres, des designers et des auteurs de bandes dessinées y travaillaient. Lors des vernissages, ils sortaient des locaux dans la ruelle, tiraient des câbles électriques depuis les ateliers et occupaient l’espace entre les deux bâtiments. Mac invitait lui-même certains artistes, les propriétaires des murs autorisaient d’autres à peindre, et d’autres encore venaient sans invitation. Les dessins dépassèrent peu à peu les caissons lumineux et couvrirent les briques, les portes et les surfaces de service.
Jusqu’au début des années deux mille, les équipes municipales recouvraient régulièrement toute la ruelle de peinture : sans l’accord du propriétaire, une image restait illégale. Mac négociait de nouveau avec les propriétaires des bâtiments, les artistes revenaient et réalisaient de nouvelles œuvres. De là vient l’ordre actuel de Hosier Lane : personne ne promet la conservation d’une œuvre particulière, et la notoriété de la ruelle ne remplace pas, à elle seule, l’autorisation pour un mur précis.
Mac photographiait les œuvres qui disparaissaient et demandait aux artistes de reproduire leurs pochoirs sur papier. En deux mille sept, la National Gallery of Australia acheta une partie de la collection qu’il avait réunie. Trois ans plus tard, le musée organisa une grande exposition d’art urbain tirée de sa collection. Les auteurs dont les images étaient effacées ici comme des graffitis se retrouvèrent dans la collection du premier musée d’État australien à avoir commencé à acheter de telles œuvres.
Les premières images des caissons lumineux ont été retirées depuis longtemps. Leur emplacement peut être déterminé précisément : le mur arrière du Forum Theatre, en face du bâtiment portant les numéros trois et cinq. C’est entre ces deux façades que les dessins ont commencé à se répandre dans toute la ruelle. La plaque a conservé le nom de famille de Robert Hosier ; sur les murs, de l’époque d’Andy Mac, il ne reste que la couche de peinture suivante.
Sur place
Passage public sans billet ; mieux vaut y aller de jour ou en début de soirée. Les images sur les murs changent constamment.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Ne restez pas au milieu du passage et ne gênez ni les artistes, ni les habitants, ni la circulation de service. Photographiez l’état actuel des murs, sans compter retrouver une œuvre connue grâce à une ancienne photographie.
