Étape 7 sur 8

Rahba Kedima

رحبة القديمة

Une boutique familiale montrera comment le commerce local a été réorganisé pour l’acheteur touristique.

12 min
Rahba Kedima avec des étals et l’espace ouvert de la place.
Jakub Hałun · CC BY 4.0; cropped/resized for app
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La place triangulaire
  • Les boutiques d’herboristes
  • Les paniers
  • Les chapeaux de paille

L’histoire du lieu

Taille du texte

Dans le parler marocain, une « rahba » est un marché ouvert aux céréales, et « Kedima » signifie ancienne. Dès l’époque des Almoravides, des marchands venus des régions montagneuses et désertiques y arrivaient. Ils apportaient du blé, de l’orge, des vivres et du fourrage pour les animaux. Le marché avait besoin d’un espace libre pour les sacs et les bêtes de somme. Il se trouvait alors à l’est de Ksar el-Hajjar, le Palais de pierre des premiers souverains de Marrakech, qui n’existe plus aujourd’hui. C’était la première rahba aux céréales de la ville ; son ancienneté est restée dans son nom.

Le triangle ouvert aujourd’hui occupé par des étals prit forme comme place publique à la suite d’une décision très précise. En mille neuf cent trente-six, une commission municipale proposa d’exproprier une parcelle qui, dans les documents, portait précisément le nom de Rahba Kedima. La parcelle appartenait à un habous : c’est ainsi qu’on appelait un bien dont les revenus étaient destinés à des besoins religieux ou caritatifs. Une simple décision de fonctionnaire ne suffisait pas à la transférer à la ville.

Le dix-neuf mars, la commission approuva le projet. En juin, l’administration mena une enquête d’une durée d’un mois. Puis le grand vizir Mohammed el Mokri, le plus haut dignitaire auprès du sultan, conféra à la décision force de décret : la parcelle devait être expropriée pour créer une place. Le vingt-huit octobre, le résident général français Charles Noguès valida le décret pour son exécution, et les travaux furent confiés aux services municipaux. Ainsi, cet ancien toponyme commercial fut transféré à un espace public officiellement créé. Le décret lui-même ne donne ni les noms des anciens usagers de la parcelle ni d’indications sur la manière dont ils accueillirent l’expropriation.

Neuf ans plus tard, une boutique d’herboriste appartenant à la famille de Jamal se trouvait déjà au bord de la place. Il y travaillait depuis son enfance. Une jambe atrophiée lui interdisait de nombreux métiers, et le commerce familial devint le revenu qu’il pouvait conserver. Après la mort de son grand-père, Jamal hérita de la boutique avec son père.

À la charnière des millénaires, Jamal décida de miser sur les visiteurs : un touriste laissait plus d’argent qu’un acheteur local. Il posta à l’entrée deux assistants qui parlaient plusieurs langues. Ils proposaient du safran, de la menthe, de l’huile d’argan, du musc et des mélanges d’épices préparés. Son père restait assis plus loin dans la boutique et continuait à servir les habitants de Marrakech venus chercher leurs remèdes habituels.

Le père refusait de dépenser de l’argent pour rénover le local. Les bocaux se couvraient de poussière et une partie des produits n’était presque jamais ouverte. C’était précisément cet aspect qui convainquait de nombreux visiteurs d’avoir trouvé un « véritable » herboriste. Au milieu des années deux mille, les touristes représentaient environ les trois quarts des clients de Jamal ; les vieilles étagères aidaient à vendre une nouvelle version de l’entreprise familiale.

Le numéro de la boutique n’est pas indiqué dans la note de terrain, et on ne peut pas affirmer que la famille de Jamal y fasse encore commerce aujourd’hui. Le long de la place actuelle se tiennent toujours des herboristes proposant du safran, de la menthe, des huiles et des mélanges, tandis que le centre est occupé par des vendeurs de paniers et de chapeaux de paille. Sous leurs étals demeure la parcelle que les marchands remplissaient de céréales et que Mohammed el Mokri réserva à la ville par son décret.

Sur place

Temps sur place12 min
Point suivantFontaine Mouassine
Entréeaccès libre

La place et les passages sont accessibles comme partie intégrante du tissu urbain ; l’activité commerciale varie selon l’heure de la journée et le calendrier. N’intégrez pas les horaires fixes des boutiques sans vérification récente.

Vérifié : 30 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne goûtez pas et n’appliquez pas de mélanges inconnus sans en comprendre la composition. Les promesses médicales d’un vendeur ne remplacent pas une consultation professionnelle, et convenez à l’avance du motif au henné avec son prix.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Quittez la place en direction de Mouassine et cherchez les arcs sobres de la fontaine de rue.

Étape 7 sur 8Ensuite : Fontaine Mouassine

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La Koutoubia, Jemaa el-Fna et les souks de Marrakech » — 8 étapes, environ 1,9 km, 2 h 15 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade