Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- La façade du théâtre
- Le nom du théâtre au-dessus de l’entrée
- Les rangées de loges de la grande salle
- La petite scène « La Célestine »
L’histoire du lieu
Le théâtre doit son nom aux moines célestins. Leur communauté fut fondée en Italie par l’ermite Pietro da Morrone, qui rassembla des disciples pour vivre selon une stricte règle monastique. Lorsqu’il fut élu pape et prit le nom de Célestin V, ses disciples furent appelés célestins. En mille quatre cent sept, le comte de Savoie Amédée VIII de Savoie leur attribua à Lyon d’anciennes terres des Templiers. Un monastère, une église et un grand jardin y furent établis.
Trois siècles et demi plus tard, on commença en France à fermer les petites communautés monastiques. Seize célestins lyonnais acceptèrent de quitter l’ordre en échange d’une pension à vie. En mille sept cent soixante-dix-huit, le pape Pie VI supprima le monastère. Après une longue procédure, le roi de Sardaigne reçut le domaine en tant qu’héritier du donateur médiéval, puis le vendit au promoteur André Devouge.
Devouge acheta le monastère pour le revendre. Une partie des locaux rapportait déjà des loyers : une teinturerie et des ateliers y fonctionnaient. Le calcul principal consistait à diviser l’immense domaine en parcelles et à les vendre plus cher. Devouge et ses associés étaient pressés, mais ils se heurtèrent à un piège simple. Sans nouvelles rues, il était impossible d’accéder aux parcelles en voiture, et les acheteurs étaient donc peu nombreux ; sans acheteurs, l’argent manquait pour aménager les rues. L’un des acquéreurs les assigna en justice.
En mai mille sept cent quatre-vingt-neuf, les associés modifièrent tout le projet. L’architecte Jean-Antoine Morand devait transformer le monastère fermé en quartier résidentiel : aménager des voies d’accès, conserver un jardin au milieu, construire autour de lui dix-sept maisons avec des appartements et des boutiques, et diviser les bâtiments monastiques en sept autres propriétés privées. Une salle de spectacle fut également intégrée à ce calcul commercial. L’ancienne église lui fut attribuée ; l’architecte Jean-François Colson y installa une scène et des places pour le public.
En avril mille sept cent quatre-vingt-douze, le Théâtre des Variétés ouvrit ici. Il donnait sur l’ancien jardin monastique, déjà transformé en place. Devouge et ses partenaires continuèrent à vendre les parcelles, mais ne purent conserver l’ensemble du projet. En mille huit cent seize, le tribunal plaça sous séquestre les biens restants de la société et, un an plus tard, le théâtre fut vendu aux enchères. Les propriétaires privés connurent eux aussi des difficultés financières et, en mille huit cent trente-huit, cédèrent la salle à la ville.
Le premier bâtiment fut détruit par un incendie. Le théâtre actuel fut construit plus tard, et le public y fut admis en mille huit cent quatre-vingt-un. On y monte aujourd’hui ses propres spectacles et on y accueille des compagnies de passage ; les scènes présentent du théâtre, de la danse et des spectacles de cirque. La grande salle est aménagée à l’italienne, avec des rangées de loges, et, en dessous, se trouve la petite scène La Célestine.
La façade du monastère devant la place a disparu depuis longtemps. La place elle-même occupe l’emplacement du jardin, et la scène du théâtre se trouve là où était le chœur de l’église — l’espace près de l’autel où les célestins chantaient l’office. Les moines partirent d’ici au dix-huitième siècle ; leur nom pontifical est resté au-dessus de l’entrée.
Sur place
La billetterie est ouverte mardi—vendredi 13:00—18:30, samedi 12:00—18:30. Ne prévoyez pas le dimanche et le lundi comme jours de billetterie.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.La façade peut constituer à elle seule une étape extérieure complète. N’observez la salle que lors d’une visite, d’une visite guidée ou d’un spectacle distinct.
