Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Les quatre tours de la basilique
- La basse chapelle
- Les noms des paroisses sur les murs
- Le panorama de la Saône et de la Presqu'île
L’histoire du lieu
Les noms des paroisses restent lisibles sur les murs de la basilique : elle est administrée par la Fondation Fourvière, organisme privé qui recueille encore des dons pour l’entretien du complexe. À côté, la chapelle fut fondée dès le douzième siècle, détruite pendant les guerres de Religion puis reconstruite ; sur son maître-autel subsiste une statue de Notre-Dame du milieu du dix-huitième siècle. Depuis l’esplanade qui surplombe ces églises, on voit le Vieux Lyon, la Saône et la Presqu'île entre les deux fleuves.
Deux églises différentes se dressent ici côte à côte. La basse chapelle est l’ancien sanctuaire de Notre-Dame de Fourvière. L’immense église aux quatre tours fut construite bien plus tard. À l’automne mille huit cent soixante-dix, il n’y avait encore à son emplacement qu’un terrain libre.
La France perdait la guerre contre la Prusse. Napoléon III avait été fait prisonnier, l’armée française battait en retraite, et les troupes prussiennes étaient entrées en Bourgogne. Environ cent Lyonnaises vinrent à la chapelle trouver Jacques Ginoulhiac, le nouvel archevêque de Lyon. Elles voulaient lier le salut de la ville à un engagement qui ne pourrait être oublié après la guerre.
Le huit octobre, devant la statue de Notre-Dame sur l’autel, l’archevêque prononça un vœu : si l’ennemi n’occupait ni Lyon ni son diocèse, les catholiques recueilleraient de l’argent pour une nouvelle église à Fourvière. Il s’agissait de dons personnels. Le texte de la promesse fut imprimé sur des feuilles séparées ; elles revinrent avec des milliers de signatures.
Les troupes prussiennes n’entrèrent pas dans Lyon, puis la guerre prit fin. Les croyants estimèrent que la condition était remplie. C’est une interprétation religieuse de l’issue militaire, non la preuve que la prière a arrêté une armée. La conséquence vérifiable commença après la guerre : les signataires se mirent à payer.
Le projet existait déjà. L’architecte lyonnais Pierre Bossan avait proposé de construire ici une grande église dès mille huit cent cinquante-six, mais il rencontra de l’opposition pendant quatorze ans. Le vœu donna à ses plans une commande et de l’argent. En mille huit cent soixante-douze, on posa la première pierre.
Bossan conçut l’édifice comme une église de remerciement à Notre-Dame ; d’où son nom complet : Notre-Dame de Fourvière, Notre-Dame de Fourvière. L’architecte ne vécut pas jusqu’à l’achèvement de la construction. Après sa mort, son assistant Louis Sainte-Marie Perrin poursuivit le travail. L’église fut consacrée vingt-quatre ans après la pose de la première pierre et, un an plus tard, le pape Léon XIII lui conféra le titre honorifique de basilique. La cathédrale de Lyon resta la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Lyon, en contrebas.
La souscription détermina aussi le destin de l’édifice. La basilique n’appartient ni au diocèse de Lyon ni à l’État : elle est la propriété de la Fondation Fourvière, organisme privé qui continue à recueillir des dons pour l’entretien du complexe. Les noms des paroisses ayant participé à la construction sont toujours conservés sur les murs.
La chapelle, elle, ne fut pas remplacée par la nouvelle église. Le sanctuaire marial fut fondé ici dès le douzième siècle ; après avoir été détruit pendant les guerres de Religion, il fut reconstruit. La statue de Notre-Dame, installée au milieu du dix-huitième siècle, demeure sur le maître-autel. C’est devant elle que Ginoulhiac prononça le vœu.
Depuis l’esplanade, on voit le Vieux Lyon, la Saône, la Presqu'île entre les deux fleuves et les quartiers au-delà du Rhône. En contrebas se trouve la ville nommée dans la promesse de mille huit cent soixante-dix. À côté du panorama se dresse la basilique construite grâce aux dons, tandis que la petite chapelle conserve l’endroit exact où ces dons furent promis.
Sur place
Espace urbain ouvert ; choisissez un point de vue qui ne gêne pas le passage des piétons.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.À l’intérieur, gardez le silence et ne gênez pas les offices ; si l’accès est limité, concentrez-vous sur l’ensemble extérieur et la vue depuis l’esplanade.
