Étape 4 sur 8

Cour des Voraces

Cour des Voraces

Ici, la rénovation d’un immeuble d’habitation devient un débat sur la question de savoir si les habitants doivent céder leur place à la rénovation.

15 min
Haut escalier de pierre de la Cour des Voraces à ciel ouvert, menant aux étages supérieurs de l’immeuble, sans personne.
Fred Romero · CC BY 2.0; cropped/resized for app
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0 sur 8 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Volées d’escalier en pierre à ciel ouvert
  • Galeries d’habitation
  • Passage inférieur traversant
  • Haut mur de la cour

L’histoire du lieu

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Derrière les hauts murs de cette cour, la vie ordinaire se poursuit : les galeries mènent aux appartements, et les volées de pierre à ciel ouvert soutiennent toute la montée sur le versant. À la fin du vingtième siècle, environ deux cent cinquante personnes vivaient ici, surtout des familles aux revenus modestes ; les immeubles manquaient même de salles de bain et de toilettes, et l’escalier comme les planchers devaient être renforcés. Pendant la rénovation, les habitants n’ont pas été relogés ailleurs : l’immeuble a été rénové alors qu’ils restaient chez eux, et les appartements ont été préservés pour des personnes aux revenus modestes.

L’escalier de pierre occupe presque tout le mur de la cour. Par ses volées à ciel ouvert, les habitants montent vers les galeries et les appartements, tandis que les passages inférieurs relient la place Colbert à la montée Saint-Sébastien et à la rue Imbert-Colomès. C’est un ensemble d’habitation et une traboule : un passage traversant des immeubles sur un versant escarpé.

Le nom est associé aux Voraces, un groupe de canuts républicains armés apparu à la Croix-Rousse en mille huit cent quarante-six. Après la chute de la monarchie en février mille huit cent quarante-huit, ils occupèrent les fortifications de la ville au-dessus des pentes et commencèrent à démonter le mur qui séparait la Croix-Rousse de Lyon. Emmanuel Arago, représentant du nouveau gouvernement, les convainquit de se retirer en promettant de poursuivre officiellement la démolition. L’année suivante, un nouveau soulèvement fut réprimé par l’armée, et la société des Voraces disparut.

La tradition lyonnaise associe cette cour à ce groupe. Les Voraces s’y réunissaient probablement, mais les récits de combats dans l’escalier et du sauvetage de rebelles par la traboule ne sont pas confirmés par les documents. Certaines scènes apparurent bien plus tard dans la littérature lyonnaise. Un autre conflit s’est réellement déroulé ici : il concernait déjà le sort des habitants.

À la fin des années mille neuf cent quatre-vingt, environ deux cent cinquante personnes vivaient dans soixante-trois appartements, principalement des familles pauvres. Les appartements manquaient de salles de bain et de toilettes, il n’y avait pas de chauffage collectif, et les planchers comme l’escalier devaient être renforcés. Une vaste rénovation menaçait de chasser les habitants : un logement temporaire au centre-ville coûtait cher, et les charges pouvaient aussi augmenter ici après les travaux.

Le projet fut dirigé par Bernard Devert, un prêtre qui dirigeait en même temps une entreprise de promotion immobilière et l’association Habitat et Humanisme. Il s’efforçait de préserver des logements sociaux dans l’immeuble après les travaux. Pour les propriétaires, on créa un groupement tenu de ne pas changer cette destination pendant de longues années, et les loyers furent calculés en tenant compte de la situation des familles. Après des négociations avec les habitants, Devert prit la décision principale : ne déplacer aucune famille pendant les travaux et mener la rénovation avec elles.

De mille neuf cent quatre-vingt-dix à mille neuf cent quatre-vingt-douze, les ouvriers renforcèrent l’escalier, retirèrent les étais métalliques, remplacèrent les réseaux et les planchers, installèrent des cuisines, des salles de bain et le chauffage central. Les habitants restèrent. Aujourd’hui encore, des appartements se trouvent derrière les galeries restaurées : l’association en utilise cinquante-six pour des familles, de jeunes travailleurs, des personnes âgées et d’autres habitants aux revenus modestes.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantPassage Thiaffait
Entréede l’extérieur

Traboule et cour d’habitation ; l’accès peut changer. Si le passage est fermé, n’essayez pas d’ouvrir la porte, consultez l’arrêt depuis l’extérieur, près de la place Colbert.

Vérifié : 28 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

C’est un espace d’habitation : parlez doucement, ne photographiez pas les personnes et ne restez pas devant les portes des appartements. Si l’entrée est fermée, limitez-vous à la vue depuis la rue publique.

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Où aller ensuite ?

Rejoignez les rues hautes du versant et descendez vers le porche du Passage Thiaffait.

Étape 4 sur 8Ensuite : Passage Thiaffait

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Croix-Rousse : canuts, traboules et descente vers la place des Terreaux » — 8 étapes, environ 3 km, 3–3,5 heures.

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