Étape 7 sur 9

Le pylône et l’obélisque du temple de Louxor

صرح معبد الأقصر والمسلة

L’entrée double montrera l’écart entre le projet du temple antique et l’aspect actuel de la place.

15 min
Le pylône du temple de Louxor et une mosquée au-dessus de la cour antique.
Marc Ryckaert · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
123456789

0 sur 9 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • L’obélisque oriental
  • Les deux tours du pylône
  • Les statues colossales
  • Les cartouches de Ramsès II

L’histoire du lieu

Taille du texte

Devant le pylône de Ramsès II se dresse une aiguille de granit, alors que l’entrée avait été conçue comme une paire. Au treizième siècle avant notre ère, le pharaon ajouta à un temple plus ancien une cour et un pylône — une porte entre deux tours massives. Devant celles-ci, il fit placer deux obélisques portant des dédicaces à Amon et ses propres noms royaux. La procession venant de Karnak arrivait ici et entrait dans le temple entre les aiguilles de pierre.

La paire fut séparée à cause du choix de Jean-François Champollion. En mille huit cent vingt-neuf, Méhémet Ali, gouverneur d’Égypte, décida d’offrir à la France deux obélisques d’Alexandrie. Champollion, égyptologue français, s’efforçait d’obtenir l’envoi à Paris du monument le mieux conservé. Il proposa de remplacer les obélisques d’Alexandrie par cette paire de Louxor, bien qu’elle se trouvât à environ sept cents kilomètres en amont sur le Nil. Méhémet Ali accepta et, l’année suivante, céda officiellement les deux obélisques à la France.

On décida de transporter d’abord l’obélisque occidental, qui pesait de deux cent vingt à deux cent trente tonnes. Le travail fut confié à Apollinaire Lebas, ingénieur du corps du génie maritime français. Il recevait un salaire pour calculer des structures et des mécanismes de navires ; désormais, ses calculs détermineraient si le monolithe, resté ici pendant environ trois mille ans, se briserait.

Sur place, on découvrit que le socle était enfoui sous près de quatre mètres de sable et qu’une fissure d’environ huit mètres de long remontait depuis lui. Lebas dut refaire le dispositif de descente. Au même moment, une épidémie de choléra éclata à Louxor.

Le trente et un octobre mille huit cent trente et un, l’obélisque fut enfermé dans un caisson protecteur en bois. Deux cents hommes faisaient tourner les mécanismes pour le coucher lentement sur le côté. Lorsque le centre de gravité se déplaça, les ancres de retenue commencèrent à sortir du sol, les supports cédèrent et la pierre partit dans une direction qui n’était pas prévue. Elle heurta le sable, mais la fissure ne s’ouvrit pas.

Ensuite, pendant plusieurs semaines, on fit pivoter l’obélisque et on le tira sur quatre cents mètres jusqu’au Nil, sur des patins de bois déplacés au fur et à mesure. La proue du navire spécialement construit Louxor fut démontée. Quarante-huit hommes, travaillant sur quatre cabestans, firent entrer le monolithe à l’intérieur en deux heures ; après cela, les charpentiers de marine refermèrent la coque. Il ne fut pas possible d’appareiller aussitôt : les participants à l’expédition attendirent pendant sept mois la crue du Nil.

L’obélisque fut descendu jusqu’à la mer, remorqué à travers la mer Méditerranée et l’océan Atlantique, puis remonté sur la Seine. Le vingt-cinq octobre mille huit cent trente-six, on l’érigeait place de la Concorde. Lebas dirigeait le levage au porte-voix et se plaça juste sous la structure : en cas d’effondrement, il n’avait pas l’intention de survivre à son échec. La pierre fut élevée sans se briser. Après cela, l’ingénieur fut nommé conservateur du Musée de la Marine, qu’il dirigea pendant seize ans.

L’obélisque oriental de Ramsès II resta près du pylône. L’obélisque occidental, couché ici dans le sable le trente et un octobre mille huit cent trente et un, se dresse maintenant à Paris sur un nouveau piédestal de granit : le socle antique était trop endommagé pour être envoyé à sa suite.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantGrande colonnade du temple de Louxor
Entréesur billet

Le temple de Louxor est habituellement ouvert chaque jour de 06:00 à 20:00 ; la page de billetterie indique que la dernière entrée est possible jusqu’à 19:00.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le projet d’ensemble de la façade se lit bien depuis l’extérieur. Pour voir les reliefs, approchez-vous là où cela est déjà autorisé, et gardez à l’esprit que les scènes effacées sont plus visibles sous un éclairage rasant.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Entrez par le pylône et passez derrière la cour jusqu’à la Grande colonnade du temple de Louxor.

Étape 7 sur 9Ensuite : Grande colonnade du temple de Louxor

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Voie d’Opet : de Karnak au temple de Louxor » — 9 étapes, environ 4,2 km, 4–4,5 heures.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade