Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Murs rouges du sim
- Motifs dorés réalisés au pochoir
- Toiture de tuiles rouges et jaunes
- Urne funéraire rouge et or
L’histoire du lieu
Le Vat Sene Soukharam s’appelait d’abord Vat Sene ; plus tard, on ajouta à l’ancien nom un mot que l’on traduit par « demeure de la grande paix ». Au milieu du siècle dernier, la salle principale du monastère fut agrandie : le faîtage du toit fut relevé et des ailes latérales furent ajoutées. Les murs rouges sont couverts de motifs dorés réalisés au pochoir, et le toit est couvert de tuiles rouges et jaunes. Cette transformation fut plus tard prise pour modèle par les abbés d’autres monastères de Luang Prabang.
Le bâtiment rouge et or devant vous est le sim, la salle d’ordination du monastère. C’est ici que les moines se réunissent pour les lectures du matin et du soir, et que de nouveaux membres sont admis dans la communauté. Son aspect actuel fut choisi par un homme qui ne comptait passer qu’un an dans la vie monastique.
Khamchan Virachitta grandit dans une famille qui vivait du commerce. Alors qu’il était encore écolier, il passait ses vacances dans ce monastère : il faisait bouillir l’eau pour l’abbé, nettoyait sa cellule et apprenait à lire l’ancienne écriture lao, dans laquelle étaient consignés les textes bouddhiques. Puis Khamchan quitta l’habit monastique et revint dans l’entreprise familiale. Le commerce prospérait ; c’était de lui qu’il comptait vivre.
En mille neuf cent quarante et un, à vingt et un ans, Khamchan revint ici pour être ordonné. Il avait l’intention de suivre la coutume, de passer un an comme moine, puis de reprendre le commerce. Mais durant cette année, Khamchan commença à étudier la discipline monastique et accompagna son maître, le patriarche suprême du Laos, dans des ermitages forestiers pour méditer. Il renonça à revenir à son ancienne vie. Lorsque mourut l’abbé auprès duquel Khamchan avait servi étant garçon, il revint au Vat Sene et, en mille neuf cent quarante-neuf, prit lui-même la tête du monastère.
Le nom complet de « Vat Sene Soukharam » apparut sous son autorité vers mille neuf cent cinquante-trois. Auparavant, le monastère portait un nom plus court : Vat Sene. Khamchan y ajouta « Soukharam », que l’on traduit par « demeure de la grande paix ». La traduction courante, « temple des cent mille trésors », se rapporte avant tout à l’ancien mot « Sene » et n’explique pas la partie du nom ajoutée par l’abbé.
Quelques années plus tard, Khamchan dirigea la transformation du sim. En mille neuf cent cinquante-huit, des artisans relevèrent le faîtage du toit et ajoutèrent des ailes latérales. C’est ainsi que prit forme la vaste salle aux murs rouges, aux motifs dorés réalisés au pochoir et aux tuiles rouges et jaunes, qui se dresse ici aujourd’hui. D’autres abbés de Luang Prabang prirent cette transformation pour modèle dans leurs monastères.
Le roi Sisavang Vong nomma Khamchan chef de la communauté monastique de la province. Lorsque l’ancienne organisation de la sangha lao fut supprimée en mille neuf cent soixante-quinze, les moines de Luang Prabang le choisirent de nouveau comme dirigeant, cette fois dans la nouvelle organisation bouddhique. Il conserva cette fonction jusqu’à sa mort en mille neuf cent sept, tout en restant abbé du Vat Sene Soukharam.
Dans un pavillon séparé, sur le terrain du monastère, est conservée une urne funéraire rouge et or utilisée lors de la cérémonie d’adieu à Khamchan. À côté se trouve le sim qu’il transforma. L’année promise à l’entreprise familiale se transforma ici en soixante-six années de vie monastique.
Sur place
La page touristique officielle indique 09:00–21:00 et l’entrée libre ; certains bâtiments peuvent fermer plus tôt
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Des bateaux peuvent se trouver derrière la clôture ou être inaccessibles à une observation rapprochée. Ne montez pas dedans et ne touchez pas aux ornements rituels : ce ne sont pas des accessoires d’exposition.
