Étape 4 sur 8

Le mont Phousi et le That Chomsi

ພູສີ ແລະ ທາດຈອມສີ

Ici, le droit royal sur la ville rencontre une légende où une punition devient une fonction.

45 min
La stupa dorée That Chomsi au sommet du mont Phousi.
Allie Caulfield · CC BY 2.0; cropped/resized for app
12345678

0 sur 8 terminé

Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La stupa dorée That Chomsi
  • Le pavillon du tambour
  • La base à trois niveaux
  • Les ombrelles de bronze

L’histoire du lieu

Taille du texte

Au nord de la stupa dorée That Chomsi se dresse un pavillon du tambour séparé ; seul le tambourinaire désigné peut y entrer. Il marque les heures et donne des signaux lors des jours de fêtes bouddhiques, pour les annonces et en cas d’urgence. Cette stupa conserve des reliques du Bouddha, et une autre, haute de vingt et un mètres, s’élève à côté : sa base compte trois niveaux, des lotus sont placés aux angles et quatre ombrelles de bronze à sept niveaux se trouvent au sommet.

Le roi de Luang Prabang Anourouth ordonna de construire sur ce sommet après avoir été fait prisonnier deux fois. Sa couronne dépendait du Siam — nom de la Thaïlande jusqu’en mille neuf cent trente-neuf. En mille sept cent quatre-vingt-huit, les Siamois emmenèrent Anourouth et d’autres membres de la dynastie comme otages à Bangkok. Quatre ans plus tard, il fut autorisé à revenir et à reprendre le trône. Presque aussitôt, le souverain de la Vientiane voisine l’accusa de liens secrets avec la Birmanie, s’empara de Luang Prabang et renvoya le roi avec sa famille à Bangkok. Seule une intervention diplomatique de la Chine aida Anourouth à revenir en mille sept cent quatre-vingt-seize.

Huit ans plus tard, il ordonna d’ériger ici le That Chomsi et d’aménager le premier escalier vers le sommet. Un « that » est une stupa-reliquaire bouddhique ; celle-ci conserve des reliques du Bouddha. Pour un souverain qui avait récupéré deux fois son propre royaume avec l’autorisation d’une puissance étrangère, le choix du lieu était juste. Depuis longtemps, les habitants considéraient Phousi comme la demeure de l’esprit gardien de la ville et appelaient la montagne une sorte de lak mueang, le pilier sacré qui fixe la ville à la terre. Aucune explication écrite d’Anourouth n’a été conservée, mais les chercheurs relient la construction de reliquaires bouddhiques sur de tels sommets à l’affirmation du droit du roi sur ce territoire.

Anourouth conserva le trône, transmit le gouvernement à son fils aîné dans sa vieillesse et mourut en mille huit cent dix-neuf. Sa stupa devint le principal sanctuaire du sommet, mais les habitants continuèrent aussi de s’adresser aux anciens gardiens de la montagne.

C’est à cela que se rattache un récit local sur une profonde fosse qui, dit-on, s’enfonçait d’ici jusqu’au centre de la Terre. C’est bien une légende. Des villageois aidèrent un moine à descendre dans la fosse, où il trouva un trésor. Ils prirent la trouvaille, fermèrent la sortie et laissèrent le moine mourir sous terre. Celui-ci s’échappa grâce à des amulettes magiques, après avoir vaincu les sept gardiens du trésor. Ayant appris la tentative de meurtre, un roi non nommé obligea les coupables à frapper à tour de rôle un tambour, un gong et des cymbales toutes les trois heures : on pensait ainsi que les dragons sous la montagne ne pourraient pas tourmenter les gens. La punition se transforma en fonction municipale.

Au nord du That Chomsi se dresse encore un pavillon du tambour séparé. Seul le tambourinaire désigné est autorisé à y entrer ; les coups sont donnés aux heures fixées, lors des jours de fêtes bouddhiques, pour les annonces et en cas d’urgence. À côté s’élève la stupa d’Anourouth, haute de vingt et un mètres : trois niveaux de base, quatre signes d’angle en forme de lotus et quatre ombrelles de bronze à sept niveaux. Le reliquaire doré date de mille huit cent quatre, et les habitants font remonter la fonction du pavillon voisin au temps où l’on cherchait encore dans le sommet une entrée vers le sous-sol.

Sur place

Temps sur place45 min
Point suivantrue Sakkarine
Entréesur billet

Tous les jours 06:00–18:00 ; la source officielle avertit de variations saisonnières

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

La montée comprend 328 marches. Portez des chaussures confortables, faites des pauses et soyez particulièrement prudent après la pluie ; près de la stupa, laissez un espace libre pour le culte.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Descendez du sommet vers les rangées de façades de brique et de bois.

Étape 4 sur 8Ensuite : rue Sakkarine

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« La péninsule sacrée de Luang Prabang » — 8 étapes, environ 2,5 km et 328 marches, 4 h 15 min.

Sans App Store ni Google Play

Installer Guide On Map comme application

Une icône apparaîtra sur l’écran d’accueil et le site s’ouvrira sans l’interface du navigateur.

Android · Chrome
  1. Si « Installer maintenant » apparaît, touchez-le puis confirmez.
  2. Sinon : menu ⋮ → « Installer l’application ».
iPhone · Safari
  1. Touchez le bouton « Partager » en bas de Safari.
  2. Choisissez « Sur l’écran d’accueil », puis « Ajouter ».
Icône sur l’écranMode plein écranItinéraires hors ligneProgression de la promenade