Étape 4 sur 7

Centre culturel de Belém (CCB)

Centro Cultural de Belém

Cette étape remplacera la scénographie impériale par une construction controversée du Portugal au sein de la nouvelle Europe.

30 min
Extérieur du Centre culturel de Belém avec des blocs de calcaire et une cour intérieure
Andrea Pravettoni · Creative Commons Attribution 2.0 Generic; cropped/resized for app
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0 sur 7 terminé

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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Trois bâtiments de pierre
  • Rue piétonne entre les bâtiments
  • Cours intérieures
  • Place du centre culturel

L’histoire du lieu

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Une rue piétonne passe entre les trois bâtiments de pierre ; les cours intérieures et la place se trouvent à côté. Dans le projet initial du centre culturel, il y avait cinq parties indépendantes, mais seules trois furent construites. Dans un bâtiment se réunissent les participants aux congrès et aux réunions de travail ; dans les bâtiments voisins ont lieu des spectacles, des représentations d’opéra et des soirées symphoniques. Les salles d’exposition sont occupées par le Musée d’Art contemporain et le Centre d’architecture.

En décembre mille neuf cent quatre-vingt-sept, le gouvernement du Premier ministre Aníbal Cavaco Silva décida de construire un nouveau centre à Belém. Quatre ans plus tard, le Portugal devait présider pour la première fois la Communauté économique européenne — une union de douze pays dont est née l’actuelle Union européenne. Pour ces six mois de réunions internationales, il fallait un siège propre. Cavaco Silva voulait qu’après le départ des délégations, il reste au pays comme complexe de concerts, d’expositions et de congrès.

Belém fut choisi délibérément. Le long de la place de l’Empire, le Portugal avait déjà présenté son histoire lors de l’exposition de mille neuf cent quarante. Désormais, le gouvernement plaçait à côté du monastère des Hiéronymites un édifice d’un pays qui n’était entré dans la Communauté européenne qu’en mille neuf cent quatre-vingt-six et devait bientôt en diriger les réunions.

Cinquante-sept projets furent soumis au concours international d’architecture. L’architecte italien Vittorio Gregotti et le Portugais Manuel Salgado l’emportèrent. Ils conçurent cinq grands modules séparés par des rues intérieures : un centre de réunions, des salles de concert, des espaces d’exposition, un hôtel et un bâtiment de service. La condition était stricte : le premier module devait être livré en janvier mille neuf cent quatre-vingt-douze, avant même l’ouverture de la partie culturelle au public.

On qualifia le chantier d’éléphant blanc, de bunker et d’absorbeur de fonds publics. Le budget initial fut presque multiplié par six ; les dépenses et la proximité de l’immense complexe neuf avec le monastère suscitèrent particulièrement la controverse. Les critiques visaient personnellement Cavaco Silva, mais le Premier ministre n’arrêta pas le projet. Si le premier bâtiment n’avait pas ouvert à temps, son gouvernement aurait dû chercher un autre lieu pour la présidence, à l’origine de toute l’entreprise.

À partir du premier janvier mille neuf cent quatre-vingt-douze, les services de la présidence s’installèrent dans le centre encore inachevé. Les vingt-six et vingt-sept juin, Cavaco Silva y présida une réunion des dirigeants des douze pays. Ils chargèrent de commencer la préparation des négociations d’admission de l’Autriche, de la Suède, de la Finlande et de la Suisse. Les trois premiers pays entrèrent dans l’Union européenne en mille neuf cent quatre-vingt-quinze. Le gouvernement suisse suspendit sa candidature après que les électeurs eurent rejeté un rapprochement accru lors d’un référendum.

Après la fin de la présidence, le centre ferma : les espaces nécessitaient encore des transformations. Le vingt et un mars mille neuf cent quatre-vingt-treize, le public ordinaire y entra pour la première fois, pour l’exposition « Le Triomphe du baroque ». Le complexe, pour lequel Cavaco Silva avait risqué sa réputation politique, passa à la mission pour laquelle il devait être conservé après les réunions européennes.

Sur les cinq modules de Gregotti et Salgado, trois furent d’abord construits. Le premier accueille toujours des congrès et des réunions ; dans les salles voisines, on présente des opéras, des concerts symphoniques et des spectacles, tandis que le bâtiment d’exposition est occupé par le Musée d’Art contemporain et le Centre d’architecture. Les rues intérieures entre les trois bâtiments ont conservé le plan initial. Le Centre culturel de Belém (CCB) reçut son nom dès l’époque où des délégations européennes y siégeaient encore et où la première exposition publique n’était qu’en préparation.

Sur place

Temps sur place30 min
Point suivantMonument des Découvertes
Entréesur place

Les expositions et le musée MAC/CCB sont ouverts du mardi au dimanche de 10:00 à 18:30 (dernière entrée à 18:00) ; fermé le lundi.

Vérifié : 17 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Pour comprendre l’architecture, il suffit de passer entre les bâtiments ; aucun billet d’exposition ou de concert n’est nécessaire pour cette étape. Vérifiez séparément l’accès aux différents espaces et événements.

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Où aller ensuite ?

Descendez vers le fleuve en gardant la caravelle de pierre devant vous.

Étape 4 sur 7Ensuite : Monument des Découvertes

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Belém au Tage : monastère, monuments et forteresse fluviale » — 7 étapes, environ 3,1 km, 2–3 heures.

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