Étape 2 sur 7

Miradouro de Santa Luzia

Miradouro de Santa Luzia

Ici, la frontière militaire laissera place à l’histoire d’un lieu d’église que l’on peut perdre pendant un siècle avant de le récupérer.

10 min
Vue panoramique depuis le Miradouro de Santa Luzia, colonnade et ville en contrebas
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • La pergola au-dessus de la terrasse
  • La façade blanche de l’église
  • Le buste en bronze de Júlio de Castilho
  • Les pierres tombales à l’intérieur de l’église

L’histoire du lieu

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La pergola abrite un petit jardin près de la façade blanche de l’ancienne église ; à son extrémité se dresse un buste en bronze de Júlio de Castilho. Il rassembla des documents sur Lisbonne et publia sept volumes sur ses quartiers orientaux, c’est pourquoi le jardin reçut son nom. Derrière le mur du jardin se trouve le siège national des chevaliers portugais de l’ordre de Malte : les commandeurs servaient ici, et dix de leurs pierres tombales sont conservées dans l’église. L’ordre aidait les malades et les pèlerins, mais ses frères assumaient aussi une obligation militaire.

La terrasse à pergola occupe une ancienne cour d’église et un ancien cloître, une cour fermée bordée de galeries. L’église se dresse sur le tracé de l’ancienne muraille, près des Portes du Soleil. Avant l’aménagement du jardin, ce côté de la colline appartenait aux chevaliers hospitaliers.

Après la prise de Lisbonne déjà racontée, Afonso Henriques devait tenir l’accès oriental de la ville. La tradition ecclésiastique fait remonter l’apparition de l’église-forteresse d’ici à son règne. Il est établi qu’en mille deux cent vingt se trouvait ici le centre de la commanderie urbaine de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ultérieurement dit ordre de Malte. L’église fut d’abord dédiée à saint Blaise.

Les frères de l’ordre prononçaient des vœux religieux, aidaient les malades et les pèlerins et combattaient lorsque cela était nécessaire. Leurs ressources provenaient des revenus des maisons et des terres de la commanderie ; au début du treizième siècle, les hospitaliers possédaient un nombre particulièrement important de parcelles à Lisbonne et dans ses environs. Le choix du lieu correspondait à leur devoir militaire : l’église-forteresse dominait les faubourgs orientaux, près des portes et de la muraille. Les commandeurs servaient ici et y choisissaient aussi leur sépulture. Dix pierres tombales sont conservées à l’intérieur de l’église actuelle, bien que le bâtiment blanc ait dû être restauré après le tremblement de terre de mille sept cent cinquante-cinq.

En mille huit cent trente-quatre, le gouvernement portugais supprima les ordres religieux et nationalisa leurs biens. Les hospitaliers perdirent à la fois les revenus des commanderies et cette église. La branche portugaise se dispersa en chevaliers isolés.

António de Carvalho e Melo, 6e marquis de Pombal et bailli de l’ordre — un chevalier supérieur qui cherchait à établir une assemblée portugaise permanente — décida de lui rendre son existence légale. Il était courtisan et pair du royaume, et pouvait donc s’adresser directement à la Couronne. Le trente et un mai mille huit cent quatre-vingt-dix-neuf, le roi Carlos Ier approuva les statuts de l’assemblée. Le marquis en devint le premier président et la dirigea jusqu’à sa mort, en mille neuf cent onze. Il n’eut pas le temps de récupérer l’église. Cela ne se produisit qu’en mille neuf cent cinquante-huit, lorsque l’église fut de nouveau remise aux chevaliers portugais pour le culte et que leur siège national y fut installé.

Le nom du belvédère vient de la dédicace plus tardive de l’église à sainte Lucie. C’est une martyre chrétienne de Syracuse, en Sicile, exécutée au début du quatrième siècle. Les récits de ses yeux arrachés relèvent de la légende ; dans la tradition ecclésiastique, Lucie est devenue la patronne de la vue. Le nom complet de l’église conserve les deux saints, Lucie et Blaise.

Le vingt-cinq juillet mille neuf cent vingt-neuf, une commission municipale installa dans l’ancien cloître un buste en bronze de Júlio de Castilho. Cet historien rassembla des documents sur Lisbonne et publia sept volumes sur ses quartiers orientaux. Le buste fut réalisé par son neveu, Costa Mota, et le jardin reçut le nom de Castilho. Derrière le mur du jardin se trouve toujours l’église que l’ordre de Malte perdit pendant cent vingt-quatre ans avant de la récupérer.

Sur place

Temps sur place10 min
Point suivantSé de Lisboa (cathédrale de Lisbonne)
Entréede l’extérieur

Ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, entrée libre ; source vérifiée le 2026-06-29.

Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Considérez les panneaux comme des œuvres du XXe siècle, et non comme des reportages depuis le lieu des événements ; comparez leurs scènes ordonnées à la ville vivante et irrégulière qui vous entoure.

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Où aller ensuite ?

Laissez le jardin derrière vous et descendez vers les tours de la Sé.

Étape 2 sur 7Ensuite : Sé de Lisboa (cathédrale de Lisbonne)

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Alfama : des Portas do Sol au château Saint-Georges » — 7 étapes, 2,3 km, 3 heures.

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