Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- L’arche en béton
- Les panneaux transparents
- Les fixations en acier
- Le pont jumeau parallèle
L’histoire du lieu
Le nom sur la plaque renvoie à Eduardo Villena Rey, qui dirigeait Miraflores à l’époque du réaménagement du marché alimentaire et de la hausse des recettes municipales. Le conseil municipal donna son nom à l’ouvrage bien plus tard, puis en précisa le titre officiel. De hauts écrans transparents s’étendent le long des bords de la travée en béton, maintenus par des profilés et des fixations en acier. Dans la circulation urbaine ordinaire, ils forment un mur presque continu le long de la route.
L’arche en béton n’enjambe pas une rivière. En contrebas passe la Bajada Balta, ancienne descente reliant la terrasse supérieure de Miraflores au littoral. Le pont a permis de relier le Malecón Cisneros au Malecón de la Reserva sans couper la route des plages. Sa construction débuta en mille neuf cent soixante-sept et, un an plus tard, le président et architecte Fernando Belaúnde Terry inaugura l’ouvrage avec le maire Rafael Sánchez Aizcorbe. En deux mille seize, un pont jumeau semblable apparut à côté : deux travées parallèles acheminent désormais la circulation en sens opposés.
L’inscription « Eduardo Villena Rey » ressemble à la signature de l’auteur du projet, mais Villena n’a ni conçu ni inauguré le pont. Il dirigea Miraflores de mille neuf cent trente-quatre à mille neuf cent trente-sept, puis pendant deux autres années. Le conseil municipal lui attribuait le développement du quartier, le doublement des recettes municipales et le réaménagement des emplacements du marché alimentaire. L’ouvrage reçut son nom presque trente ans après son dernier mandat. En deux mille quatorze, le conseil précisa son nom officiel complet : « pont du maire Eduardo Villena Rey ».
Au début, de simples garde-corps bas se dressaient sur les bords. Plus tard, des personnes en état de crise commencèrent à venir ici de toute Lima. Des médecins étudièrent les registres municipaux du premier septembre mille neuf cent quatre-vingt-huit au trente et un août deux mille trois. Durant cette période, il y eut soixante-cinq tentatives : trente-deux personnes moururent et trente-trois purent être sauvées. Les deux dernières années d’observation furent particulièrement préoccupantes : elles comptèrent davantage de cas que les treize années précédentes réunies.
En deux mille trois, des agents municipaux déclarèrent le pont zone de circulation contrôlée : des gardes y étaient postés jour et nuit, et il fut interdit aux passants de s’attarder sur la travée. Au début de l’année suivante, des ouvriers fixèrent cent soixante hauts panneaux transparents le long des deux côtés. Plus tard, des psychiatres relevèrent qu’en deux mille dix-huit, aucun suicide achevé par saut depuis la hauteur du pont ne s’y était produit depuis leur installation.
La barrière gagnait du temps, mais les personnes avaient toujours besoin d’aide. Tôt le matin du treize juin deux mille vingt et un, un homme franchit les panneaux et se retrouva du côté extérieur de la travée. Des voisins appelèrent les services d’urgence. Deux membres de l’unité de sauvetage de la police s’attachèrent des harnais de sécurité et passèrent au-delà de la barrière. L’un saisit l’homme, l’autre retint les deux ; les sauveteurs lui passèrent ensuite un harnais et firent descendre les trois personnes par une échelle. L’homme fut conduit à l’hôpital Casimiro Ulloa.
Les feuilles transparentes le long de l’ancien pont ne sont plus celles qui furent installées en deux mille quatre. En juin deux mille vingt-six, des ouvriers les remplacèrent par du polycarbonate résistant aux chocs, renforcèrent les fixations et insérèrent des profilés en acier inoxydable dans les cadres. C’est derrière cette paroi, du côté extérieur de la travée en béton, que les deux policiers travaillèrent avec leurs harnais de sécurité.
Sur place
Pont ouvert ; des restrictions temporaires sont possibles en cas d’entretien ou de travaux municipaux.
Vérifié : 29 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Les panneaux sont un élément de protection, et non un équipement d’observation : ne vous appuyez pas contre eux et n’essayez pas de contourner les barrières. Sur le passage, faites attention aux piétons et aux cyclistes.
