Étape 5 sur 7

Jirón de la Unión

Jirón de la Unión

Ici, un système d’adresses unique se heurte aux appellations habituelles par quartier.

25 min
La rue Jirón de la Unión à Lima
Jonathan M. Corredor O. · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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À remarquer

  • Plaque « Jirón de la Unión »
  • Plaque « Jirón Ica »
  • Plaque « Jirón Ucayali »
  • Partie piétonne de la rue

L’histoire du lieu

Taille du texte

Les pâtés de maisons centraux du Jirón de la Unión sont occupés par les boutiques et les piétons. Ce corridor commercial relie la Plaza Mayor à la Plaza San Martín ; les voitures ont été retirées de sa partie centrale en mille neuf cent quatre-vingt-deux. Pourtant, sous un nom moderne unique se cache une rue qui, autrefois, n’existait pas du tout comme adresse unique.

Jusqu’au milieu du dix-neuvième siècle, chacune de ses onze parties par quartier était considérée comme une rue distincte. Près de la place, on commerçait sur Mercaderes, la rue des Marchands. Le pâté de maisons suivant s’appelait Espaderos, à cause des armuriers et des vendeurs d’épées. Venaient ensuite La Merced, Baquíjano, Boza et d’autres noms liés à un temple, à un métier, au propriétaire d’une maison ou à l’histoire locale. Pour trouver quelqu’un, il fallait connaître précisément le quartier : une seule ligne sur le plan ne suffisait pas.

En mille huit cent soixante, le colonel d’artillerie, compositeur et instituteur Mariano Bolognesi proposa au conseil municipal de remplacer ce système. Il voulait mettre de l’ordre dans les adresses et, en même temps, obliger les habitants à apprendre chaque jour la géographie du Pérou. Bolognesi répartit entre les rues des noms de départements, de provinces et de fleuves, approximativement dans l’ordre où ils se situaient sur la carte du pays.

Il choisit la route principale allant du nord au sud comme limite de son système. La raison était pratique : les principaux magasins et services s’y trouvaient déjà, la rue traversait le centre-ville et se prolongeait au-delà du fleuve. Aux carrefours, Bolognesi divisa une même ligne transversale en deux jirones aux noms différents : l’un vers l’ouest, l’autre vers l’est.

Le mot « Unión » est donc souvent expliqué par le fait que cette route reliait les autres jirones. Bolognesi lui-même associait ce nom à la province de La Unión, dans le département d’Arequipa dont il était originaire. En mille huit cent soixante et un, le conseil municipal adopta son système.

Puis commença la confusion que redoutaient les opposants à la réforme. Dans les lettres, il fallait indiquer les nouveaux noms et les numéros des maisons, et dans les documents immobiliers, l’ancienne et la nouvelle adresse à la fois. Des cartes certifiées furent remises aux notaires afin de résoudre les litiges. Les habitants continuaient à dire « Mercaderes » ou « Espaderos ». L’écrivain Ricardo Palma, qui défendait les histoires de la ville enfermées dans les anciens noms, refusait publiquement d’utiliser les noms géographiques.

Lorsque des fonctionnaires et des journaux exigèrent l’abolition de la réforme, Bolognesi publia une défense détaillée de son projet. En mille huit cent soixante-treize, le membre du conseil municipal Rafael Canevaro qualifia le nouveau système d’échec et proposa de rétablir les anciens noms, mais, après les objections de ses collègues, il retira sa proposition. Le système de Bolognesi resta en place, bien qu’il lui ait fallu presque un siècle, dans la langue courante, pour évincer les anciennes rues.

La trace de cette décision subsiste aux carrefours. À l’ouest du Jirón de la Unión se trouve Jirón Ica, tandis que la même ligne droite, vers l’est, s’appelle Jirón Ucayali. Entre les deux plaques se trouve la frontière que l’instituteur traça à travers Lima sur sa carte.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantSanto Domingo
Entréeaccès libre

Étape piétonne dans la rue ; le passage est possible de jour comme en soirée, mais les détails des façades se lisent mieux à la lumière du jour. Des restrictions temporaires sont possibles lors d’événements et de marches dans le centre.

Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne bloquez pas les parties étroites du trottoir lorsque vous écoutez le récit ou observez les bâtiments. Surveillez vos affaires et considérez les ateliers et cafés disparus comme l’histoire de la rue, et non comme des éléments conservés.

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Où aller ensuite ?

Quittez la rue commerçante et dirigez-vous vers la façade de Santo Domingo.

Étape 5 sur 7Ensuite : Santo Domingo

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Pouvoir et droit dans le centre historique de Lima » — 7 étapes, environ 1,7 km, 3–4 heures.

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