Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- chapelle San Martín de Porres
- Lit de Martin
- Effets personnels de Martin
- Reliquaire dans l’autel des Saints du Pérou
L’histoire du lieu
Officiellement, ce complexe s’appelle le monastère du Très-Saint-Rosaire. Santo Domingo est le nom liménien habituel, lié à saint Domingo de Guzmán. Ce prédicateur espagnol fonda l’Ordre des Prêcheurs, dont les membres furent appelés dominicains. La basilique reste une église en activité, une communauté de frères vit dans le monastère, et une partie des cloîtres est ouverte comme musée.
En mille cinq cent quatre-vingt-quatorze, Martin de Porrès, âgé de quinze ans, demanda à être admis ici. Il gagnait sa vie comme apprenti barbier-chirurgien et aidait à subvenir aux besoins de sa famille, mais souhaitait entrer dans l’ordre. Son père était un gentilhomme espagnol ; sa mère, Ana Velásquez, était une ancienne esclave affranchie, d’origine africaine, venue du Panama. Les règles alors en vigueur ne permettaient pas aux descendants d’Africains et de peuples autochtones de devenir membres à part entière des ordres religieux.
Le prieur accepta de recevoir Martin comme donado. C’est ainsi qu’on appelait une personne à qui l’on donnait un toit, de la nourriture et le droit de porter l’habit monastique en échange de travaux de service, mais qui n’était pas admise à prononcer ses vœux au même titre que les frères. Martin lavait les locaux, faisait la lessive et travaillait à la cuisine. Les compétences de barbier-chirurgien lui furent bientôt utiles à l’infirmerie du monastère, qui servait une communauté de près de trois cents personnes.
Martin ne s’en tint pas à l’infirmerie du monastère. Il recevait les pauvres à la porte, allait chercher les malades dans les rues de Lima, amenait les sans-abri au monastère et les couchait dans sa propre cellule pour les nourrir et panser leurs blessures. Les gens venaient ici précisément le voir, sans distinction d’origine ni de condition. Au bout de neuf ans, le conseil de la communauté autorisa Martin à prononcer ses vœux. En mille six cent trois, l’ancien donado devint un frère sans ordination sacerdotale : un membre à part entière de l’ordre, bien que non prêtre. On lui confia l’infirmerie du monastère.
Martin vécut ici jusqu’à sa mort, en mille six cent trente-neuf. Même le vice-roi venait demander conseil au médecin du monastère, et l’archevêque, des fonctionnaires municipaux et de nombreux habitants de Lima se réunirent pour ses funérailles. En mille neuf cent soixante-deux, l’Église catholique canonisa Martin de Porrès.
Sa cellule d’origine, près du cloître de l’infirmerie, fut détruite lors du tremblement de terre de mille sept cent quarante-six. Dans l’actuelle chapelle San Martín de Porres sont exposés son lit et ses effets personnels. Dans la basilique, à l’autel des Saints du Pérou, sous une représentation de Martin, se trouve un reliquaire contenant ses restes. Le lieu qui l’avait accueilli comme serviteur sans droit de prononcer des vœux conserve désormais son corps dans un autel d’église.
Sur place
Site officiel du musée : mar–dim 09:00–13:00 et 14:00–17:00. Le billet comprend une visite guidée et l’accès à la tour ; la tour est annoncée comme réservée aux visiteurs de plus de 18 ans.
Vérifié : 1 juillet 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.N’oubliez pas qu’il s’agit d’un lieu religieux en activité : parlez doucement et respectez les règles locales concernant la tenue et les prises de vue. Vérifiez sur place la possibilité de visiter les parties intérieures.
