Étape 1 sur 9

barbacane de Cracovie

Barbakan

Ici, vous distinguerez un assaut repoussé de l’issue de tout le siège et confronterez une légende urbaine aux documents.

15 min
barbacane de Cracovie
Jakub Hałun · CC BY-SA 4.0; cropped/resized for app; ShareAlike applies
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Audioguide · voix enregistréeÉcouter l’histoire du lieu

Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Corps circulaire en brique
  • Rangées de meurtrières
  • Plaque commémorative sur le mur est

L’histoire du lieu

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La barbacane de Cracovie actuelle semble être une forteresse ronde isolée. À la fin du quinzième siècle, il n’y avait pas de parc derrière elle. Un fossé entourait les murs de brique, et un passage couvert au-dessus de l’eau reliait l’ouvrage fortifié à la porte Saint-Florian. Quiconque entrait franchissait le pont-levis, passait par la porte extérieure, tournait, et ce n’est qu’ensuite qu’il empruntait ce passage vers la ville. On ne pouvait pas se précipiter directement à l’intérieur.

Une telle fortification s’appelait une barbacane, une antichambre de porte avancée. Elle fut installée du côté nord, où les abords de Cracovie n’étaient pas protégés par une barrière d’eau naturelle. Après l’expédition infructueuse du roi de Pologne Jan Olbracht en Bucovine, les raids de détachements moldaves, tatars et ottomans atteignirent la Petite-Pologne. Le roi tenait à ce que la capitale fût préparée à temps à une contre-attaque : en mille quatre cent quatre-vingt-dix-huit, il posa la première pierre, alloua des fonds et suivit les travaux. Dès l’année suivante, devant l’entrée principale du nord, se dressaient des murs percés de cent trente meurtrières.

L’épreuve restée dans la mémoire urbaine arriva bien plus tard. En juin mille sept cent soixante-huit, des membres de la confédération de Bar entrèrent à Cracovie : il s’agissait d’une alliance militaire de la noblesse, nommée d’après la ville podolienne de Bar et créée contre l’intervention russe dans les affaires de la République des Deux Nations. Un détachement russe commandé par le lieutenant-colonel Bok s’approcha de l’entrée nord. Il comptait franchir la porte Saint-Florian avant que les défenseurs ne réunissent assez d’hommes et d’armes.

Les sections des fortifications étaient alors réparties entre les corporations artisanales. Marcin Oracewicz dirigeait la corporation des passementiers : dans la vie ordinaire, ces artisans gagnaient leur vie en fabriquant des ceintures, des rubans, des galons et des franges. Son appartenance à la confrérie urbaine de tir explique pourquoi cet artisan se trouvait sur la muraille avec un fusil et pourquoi c’est à lui qu’on confia le tir visant le commandant de l’assaut. Sa corporation était responsable du secteur nord, entre la porte Saint-Florian et la tour des Passementiers.

D’après un récit recueilli plus tard auprès d’un témoin oculaire, Oracewicz manqua sa cible deux fois. Pour le troisième tir, il aurait arraché un bouton métallique de son żupan et en aurait chargé son fusil. Le bouton frappa le commandant ennemi, après quoi le détachement cessa l’attaque. Il faut considérer ce détail comme une légende. Les documents confirment une version plus sobre : le lieutenant-colonel Bok commandait l’assaut et il fut effectivement blessé. Dans la légende urbaine tardive, le général Panine apparut à sa place, et la blessure devint une mort.

Ce tir arrêta un assaut, mais ne décida pas du sort du siège. Quelques semaines plus tard, les troupes russes encerclèrent Cracovie. Les défenseurs manquaient de vivres, les attaques se poursuivaient près d’autres portes, et la ville dut se rendre en août. Oracewicz et ses compagnons tinrent l’entrée nord le jour du premier assaut ; ils ne purent pas gagner toute la campagne.

Une plaque commémorative est accrochée au mur est de la barbacane de Cracovie. Elle indique qu’Oracewicz tua un colonel russe et força ainsi les assaillants à se replier. Le colonel resta en vie, et Cracovie capitula plus tard. La dernière précision de l’inscription est exacte : ce jour-là, les assaillants se replièrent depuis l’entrée nord.

Sur place

Temps sur place15 min
Point suivantporte Saint-Florian
Entréesur billet

Intérieur du musée : mardi–dimanche 10:00–16:00. À l’extérieur, l’arrêt se consulte à tout moment.

Vérifié : 16 juin 2026. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Le récit s’écoute aisément depuis l’extérieur, en contournant l’ouvrage en arc de cercle. Vérifiez séparément la possibilité d’entrer.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

Traversez l’ancienne ligne du fossé et approchez-vous du côté nord de la porte Saint-Florian.

Étape 1 sur 9Ensuite : porte Saint-Florian

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Voie royale : Vieille Ville de Cracovie et Wawel » — 9 étapes, environ 2,3 km, 2,5–3,5 heures.

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