Regardez d’abord autour de vous
À remarquer
- Église de pierre
- Escalier de la forteresse
- Toits de Kotor en contrebas
- Baie au-delà de la ville
L’histoire du lieu
L’église de pierre se trouve sur la montée vers les fortifications supérieures, au-dessus des toits de Kotor et de la baie. Dans un ancien registre de la ville, elle porte le nom de Notre-Dame-du-Repos, car la chapelle offrait un répit sur la longue route montante. Après l’une des flambées de peste, les habitants en firent un lieu de vœu et commencèrent à l’appeler Notre-Dame-de-la-Santé. On y portait une promesse pendant la maladie et un don après la guérison.
Le vingt et un novembre mille huit cent cinquante-cinq, les administrateurs municipaux et le clergé montèrent dans cette église chercher une image de la Vierge. Ils la sortirent de la chapelle, la descendirent par l’escalier de la forteresse et la portèrent à travers tout Kotor jusqu’à la cathédrale Saint-Tryphon. La procession commença alors que l’épidémie de choléra était déjà reconnue comme terminée.
En quelques mois, deux cent vingt et une personnes tombèrent malades dans la ville, et soixante-six moururent. Ceux qui les soignaient devaient accepter d’entrer constamment dans les maisons infectées. Lazar Kardija gagnait sa vie comme assistant du sacristain d’une église orthodoxe : il veillait sur les objets liturgiques. Durant l’épidémie, il abandonna son travail habituel pour les mourants : il montait la garde auprès d’eux, habillait les corps après leur mort, les couchait dans des cercueils, les transportait à la morgue et aidait à les enterrer. Le curé Girolamo Forti se rendait auprès des malades dans le village montagnard de Špiljari, au-dessus de Kotor. Après l’épidémie, tous deux furent distingués parmi les personnes qui n’avaient pas abandonné les infectés.
C’est précisément ici que l’on prit l’image pour la procession d’action de grâce, en raison de la destination de cette église. Notre-Dame-de-la-Santé signifie « Vierge de la Santé ». On s’adressait à elle par un vœu pendant la maladie, puis, après la guérison, on apportait le don promis. La chapelle devint ainsi le sanctuaire de la ville où l’on allait chercher de l’aide lorsque le traitement ne donnait aucune certitude quant à l’issue.
Le bâtiment lui-même est plus ancien que son nom actuel. Dans les archives, il est mentionné pour la première fois en mille cinq cent dix-huit sous le nom de Notre-Dame-du-Repos. Ce nom convenait à une chapelle située sur le chemin escarpé menant à la forteresse supérieure. L’histoire selon laquelle elle fut aussitôt construite par des citadins ayant survécu à la peste apparut plus tard et s’accorde mal avec les documents. Le culte de Notre-Dame-de-la-Santé se répandit largement dans les possessions de Venise après la peste de mille six cent trente. Kotor connut lui aussi des retours de la peste ; après l’un d’eux, les habitants firent de l’ancienne chapelle un lieu de vœu et lui donnèrent un nouveau nom.
L’image principale de la Vierge, peinte par des maîtres de l’école vénéto-crétoise au seizième siècle, est désormais conservée dans le trésor de la cathédrale Saint-Tryphon. Mais le vingt et un novembre, les pèlerins montent toujours ici pour les offices. En mille huit cent cinquante-cinq, on portait l’image d’ici vers le bas, vers la ville qui se remettait du choléra ; désormais, le même jour, les gens parcourent ce chemin en sens inverse.
Sur place
Le point se trouve sur l’itinéraire payant des murailles. Dernier horaire officiel trouvé : 1 mars — 30 avril 08:00–18:00 ; 1 mai — 30 septembre 07:00–20:00 ; 1 octobre — 30 novembre 08:00–17:00. L’ouverture de l’intérieur de l’église n’est pas garantie séparément.
Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.Utilisez cet arrêt pour vous reposer et évaluer votre état ; n’entrez à l’intérieur que si l’accès est ouvert et sans gêner la prière.
