Étape 8 sur 8

forteresse Saint-Jean

Тврђава Свети Иван

La fin expliquera comment la hauteur de la crête voisine a décidé de l’issue d’un siège que l’on jugeait presque impossible.

25 min
Ruines de pierre de la forteresse Saint-Jean au-dessus de Kotor.
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À remarquer

  • Cours de la forteresse
  • Remparts de la forteresse
  • Crête opposée
  • Kotor et la baie en contrebas

L’histoire du lieu

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Le saint Jean du nom de la forteresse est Jean le Baptiste, le prédicateur biblique qui baptisa Jésus dans le Jourdain. Une église au sommet fut consacrée en son nom ; les sources écrites la mentionnent déjà au milieu du quinzième siècle. De l’église, le nom passa à la montagne et à la forteresse supérieure, qui fermait les remparts de la ville élevés sur les pentes.

En décembre mille huit cent treize, le général français Jean-Joseph Gauthier y amena environ six cents soldats. Il commandait la garnison de Kotor et comptait tenir le dernier point fortifié français dans la Boka. Les positions basses étaient déjà perdues, les forces britanniques et monténégrines encerclaient la ville, mais Gauthier comptait sur les pentes abruptes autour de la forteresse. Il pensait que les secours arriveraient avant que l’ennemi puisse hisser de l’artillerie lourde sur la hauteur voisine.

Le capitaine William Hoste, commandant de la frégate britannique HMS Bacchante, reçut l’ordre de chasser les troupes françaises de la baie. Après avoir inspecté les fortifications depuis la crête opposée, il choisit le mont Théodore : son sommet se trouvait à plusieurs centaines de yards au-dessus de la forteresse Saint-Jean. De là, les canons pouvaient tirer d’en haut sur la position de Gauthier.

Cinquante-quatre officiers et marins britanniques débarquèrent sur le rivage. Ils devaient hisser sur les rochers deux canons de marine de dix-huit livres et deux mortiers. Chaque canon long pesait plus de deux tonnes. Ces hommes vivaient au service de la mer et savaient travailler avec des cordages, des poulies et des ancres ; ils durent maintenant adapter leur équipement naval habituel à la montagne. Pour fixer les palans, les marins taillaient des rainures dans la pierre. Là où la roche s’effritait, ils enterraient une petite ancre de navire dans les débris et tiraient le canon depuis celle-ci. La pierre déchira les chaussures, il n’y avait nulle part où changer les vêtements mouillés, et pendant sept nuits les hommes ne se couchèrent pas dans des lits. Il resta si peu d’équipage sur le navire que la frégate se déplaçait difficilement dans la baie.

Le premier canon fut hissé jusqu’au sommet en six jours. Hoste écrivit à sa mère que Gauthier prévoyait six mois pour un tel travail. Ce sont les propres mots de Hoste, et non le compte rendu d’une conversation entre les deux commandants, mais l’estimation du général français est aussi connue par le récit du siège : il considérait effectivement qu’une batterie à cette hauteur était pratiquement impossible.

Le vingt-cinq décembre, les Britanniques ouvrirent le feu depuis quatre positions à la fois. Les marins hissèrent ensuite encore plusieurs canons, et le premier janvier, le bombardement s’intensifia. Gauthier refusa d’abord l’offre de reddition. Lorsque les Britanniques préparèrent un assaut général et qu’un détachement monténégrin les rejoignit, le général envoya une lettre à Hoste et commença les négociations.

Le cinq janvier mille huit cent quatorze, Gauthier capitula. Lui et les deux cent quatre-vingt-dix-sept soldats restants furent envoyés en Italie comme prisonniers de guerre, avec l’engagement de ne pas combattre la Grande-Bretagne ni ses alliés jusqu’à un échange officiel. Les Britanniques perdirent un marin pendant le siège.

Les batteries de montagne furent démontées immédiatement après la capitulation, et les canons, les mortiers et les provisions furent ramenés à bord de la HMS Bacchante. Une autre partie de cette histoire a survécu : les cours et les murs de la forteresse Saint-Jean, où Gauthier attendit les secours et d’où il descendit en prisonnier.

Sur place

Temps sur place25 min
Point suivantFin de l’itinéraire
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Dernier horaire officiel trouvé pour les remparts : 1 mars — 30 avril 08:00–18:00 ; 1 mai — 30 septembre 07:00–20:00 ; 1 octobre — 30 novembre 08:00–17:00. En dehors de ces dates, le régime officiel n’est pas indiqué dans la publication.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Ne vous approchez pas des bords ouverts et ne grimpez pas sur les murs ; avant la descente, gardez une réserve d’eau, de forces et de lumière du jour.

Étape suivante

Où aller ensuite ?

La promenade s’achèvera là d’où la Porte de la Mer, la Porte Nord, Kampana et les toits de la ville sont visibles comme un seul système.

Étape 8 sur 8Fin de l’itinéraire

Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Les remparts de Kotor : de la baie à la forteresse » — 8 étapes, environ 2,5 km, 3 h 45 min.

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