Étape 4 sur 8

mosquée Djouma

Жума масжиди

La salle à nombreuses colonnes montrera comment des terres privées assuraient les besoins d’un grand rassemblement urbain.

22 min
Salle semi-obscure de la mosquée Djouma, avec des rangées de colonnes en bois sculpté.
Bgag · CC0 1.0 Universal; cropped/resized for app
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Regardez d’abord autour de vous

À remarquer

  • Colonnes en bois
  • Bases en pierre des colonnes
  • Mihrab du mur sud
  • Plaque de waqf en marbre

L’histoire du lieu

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La salle de la mosquée Djouma est composée de poteaux en bois d’âges différents : une partie des colonnes sculptées y a été transportée depuis des édifices médiévaux détruits. Leur hauteur varie, mais des soubassements de pierre et des rehausses de bois au-dessus des chapiteaux maintiennent la toiture au même niveau. Dans le mur sud demeure la niche de prière et, à sa droite, une plaque de marbre rappelle le waqf : les récoltes et les loyers des terres données servaient à l’entretien de la mosquée, de ses desservants et aux aumônes. Aujourd’hui, ce sont plus souvent des visiteurs qui passent sous ce plafond, et un petit mausolée se dresse du côté est : celui de l’homme dont les revenus ont aidé ce lieu à lui survivre.

« Djouma » signifie vendredi en arabe. Une fois par semaine, les habitants de différents quartiers se réunissaient ici pour la prière commune de midi. Il fallait pour cela une grande salle unique : son toit plat est soutenu par un peu plus de deux cents colonnes en bois, et il n’y a ici ni cour ni salle sous coupole.

Une mosquée du vendredi se trouvait déjà à cet endroit au dixième siècle. À la fin du dix-huitième siècle, le bâtiment précédent était délabré. Abdurahman Mekhtar en entreprit alors la reconstruction. « Mekhtar » était le nom de sa charge : il servait à la cour de Khiva, dirigeait les affaires civiles et, avant tout, les finances. L’historien khivain Munis lui attribuait la reconstruction de la mosquée, et une inscription conservée mentionne à ses côtés son fils, Abdurahim.

Entre mille sept cent quatre-vingt-huit et mille sept cent quatre-vingt-neuf, le père et le fils donnèrent à la mosquée des terres près des villages de Kuyuktam et Bekabad. Ils les constituèrent en waqf, un bien dont les revenus étaient affectés à perpétuité à une institution religieuse. Il n’était plus possible de vendre ces terres, de les réintégrer au patrimoine familial ni de les partager entre les héritiers. Les récoltes et les paiements de loyer devaient financer les réparations, l’entretien des desservants et les aumônes. Un fonctionnaire qui vivait du service de cour et gérait les revenus d’autrui céda une partie de ses propres revenus afin qu’ils soient administrés même après sa mort.

Grâce à ces fonds, des maîtres bâtirent et agrandirent la salle actuelle selon l’ancien modèle à nombreuses colonnes. Ils placèrent les nouveaux supports à côté des anciens, transportés depuis des édifices médiévaux détruits. Il n’en résulta donc pas une colonnade uniforme : certains fûts furent sculptés pour cette reconstruction, tandis que d’autres avaient déjà plusieurs siècles. La différence de hauteur ne gênait pas la toiture : les maîtres la nivelèrent au moyen de bases en pierre et d’éléments en bois au-dessus des chapiteaux. Le grand rassemblement tenait de nouveau sous un même toit, et les terres rurales continuaient de fournir les moyens de son entretien.

Après la mort d’Abdurahman Mekhtar, il fut enterré dans un petit mausolée près du côté est de la mosquée. Le bâtiment fait désormais partie du musée-réserve d’Itchan Kala, et ce sont principalement des visiteurs qui traversent la salle. À droite du mihrab, la niche de prière du mur sud, demeure une plaque de waqf en marbre consacrée au don fait à la mosquée. Les noms du père et du fils y figurent à côté des noms des deux villages dont ils affectèrent les revenus à cette mosquée du vendredi.

Sur place

Temps sur place22 min
Point suivantEnsemble d’Islam Khoja
Entréesur billet

Objet muséal et monument d’architecture religieuse. En 2025, une aide internationale a été approuvée pour des travaux de conservation ; l’accès à certaines zones peut être temporairement restreint.

Vérifié : date non indiquée. Vérifiez la source officielle avant votre visite.

Laissez vos yeux s’habituer à la pénombre, parlez à voix basse et ne photographiez pas les personnes pendant la prière sans leur consentement.

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Où aller ensuite ?

Tournez vers le haut minaret et rejoignez la petite médersa située à son pied.

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Itinéraire terminé

Promenade terminée

« Itchan Kala : des portes occidentales au marché khanal » — 8 étapes, 1,7 km, 3 h 30 min.

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